La prophylaxie pré-exposition (PrEP) par voie orale

Sommaire

La prophylaxie pré-exposition par voie orale, ou la PrEP, est un moyen par lequel une personne séronégative qui court le risque de contracter le VIH peut réduire son risque d’infection en prenant des médicaments antirétroviraux. L’usage quotidien de la PrEP orale est approuvé par Santé Canada pour réduire le risque de transmission sexuelle du VIH chez les personnes courant un risque élevé d’infection par le VIH. L’usage de la PrEP orale nécessite des rendez-vous médicaux réguliers afin que les patients puissent faire l’objet d’un suivi et recevoir du soutien. La PrEP orale est une stratégie hautement efficace lorsqu’elle est utilisée régulièrement et correctement. Elle est généralement sans danger et bien tolérée et est disponible sur ordonnance au Canada.

Qu’est-ce que la PrEP orale?

La PrEP par voie orale est un comprimé sur ordonnance renfermant des médicaments antirétroviraux, qu’on utilise également pour traiter l’infection par le VIH. Le risque qu’une personne séronégative contracte le VIH peut être réduit si elle prend régulièrement une PrEP par voie orale.

La seule forme de PrEP approuvée pour le moment par Santé Canada est un comprimé à prise quotidienne contenant du fumarate de ténofovir disoproxil (aussi appelé TDF) et de l’emtricitabine (aussi appelée FTC). Ce médicament a été approuvé aux fins de réduction du risque de transmission sexuelle du VIH chez les personnes à risque élevé d’infection par le VIH.

Comment la PrEP orale agit-elle pour prévenir le VIH?

La PrEP bloque les voies dont le VIH se sert pour causer une infection permanente. Afin de causer l’infection, le VIH doit trouver une porte d’entrée dans le corps pour infecter ensuite certaines cellules immunitaires, faire des copies de lui-même (se répliquer) à l’intérieur de ces cellules et se propager enfin partout dans le corps.

Lorsque la PrEP orale est utilisée régulièrement et correctement, les médicaments antirétroviraux entrent dans le système sanguin et les tissus génitaux et rectaux. Ces médicaments agissent de sorte à empêcher le VIH de se répliquer dans les cellules immunitaires du corps, ce qui aide à prévenir l’infection permanente.

Pour réussir à empêcher la réplication du VIH, les concentrations des médicaments de la PrEP doivent rester élevées dans le corps. Si les comprimés ne sont pas pris régulièrement et conformément aux prescriptions, les quantités de médicaments dans le corps risquent d’être insuffisantes pour réduire le risque d’infection par le VIH.

Dans quelle mesure la PrEP orale quotidienne est-elle efficace?

Beaucoup de données probantes montrent que la PrEP est un moyen très efficace de réduire le risque de transmission du VIH lorsqu’elle est utilisée régulièrement et correctement. L’efficacité de la PrEP à prise orale quotidienne a d’abord été établie d’après les résultats d’essais randomisés et contrôlés (ECR) menés auprès d’hommes gais, bisexuels et d’hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (gbHARSAH), de femmes trans et d’hommes et de femmes hétérosexuels. De plus, les données limitées d’un ECR particulier laissent croire que la PrEP orale quotidienne (par le ténofovir seul) réduit efficacement le risque de transmission du VIH chez les personnes qui s’injectent des drogues, si elle est utilisée régulièrement et correctement.

Lors de tous les ECR, la PrEP était administrée dans le cadre d’un programme de prévention complet qui incluait des dépistages d’ITS réguliers et le traitement de celles-ci au besoin, ainsi que la distribution gratuite de condoms et un counseling continu sur les comportements.

La réduction globale du risque de transmission du VIH attribuable à la PrEP dans les ECR allait de zéro à 86 %, mais la question de savoir si les sujets prenaient effectivement la PrEP de la manière prescrite n’était pas prise en compte dans ces analyses. L’observance thérapeutique (on prend tous ses médicaments en suivant les prescriptions à la lettre) est essentielle à l’efficacité de la PrEP orale. Les données révèlent qu’une meilleure observance thérapeutique est associée à une meilleure protection contre l’infection. Pour illustrer l’importance de ce facteur, certaines de ces études ont inclus des analyses de l’observance thérapeutique ayant permis de comparer le risque d’infection par le VIH entre les participants dont le médicament de la PrEP était décelé dans le sang et ceux pour qui ce n’était pas le cas. Ces analyses ont révélé que l’utilisation de la PrEP (confirmée par le dosage du médicament dans le sang) réduisait le risque de transmission sexuelle du VIH de 85 à 92 % chez les gbHARSAH et les hommes et les femmes hétérosexuels.

Dans le cadre d’une étude menée auprès de gbHARSAH et de femmes trans, on n’a recensé aucune infection par le VIH parmi les sujets qui prenaient régulièrement la PrEP (au moins quatre fois par semaine). D’après les estimations par modélisation obtenues dans le cadre de cette étude, la PrEP à prise orale quotidienne est efficace à 99 % pour ce qui est de réduire le risque de transmission sexuelle du VIH parmi les gbHARSAH qui observent ce schéma.

En tenant compte de toutes les études réalisées, et parmi les milliers et milliers de personnes qui utilisent actuellement la PrEP dans le monde (tous genres et toutes orientations sexuelles confondus), il n’y a eu qu’une poignée de cas avérés de transmission sexuelle du VIH chez les individus qui observent ce traitement. En fait, dans tous les cas à l’exception d’un seul, la personne sous PrEP a contracté une souche rare du VIH qui était résistante aux médicaments de la PrEP. Au vu de toutes les preuves disponibles, il est désormais largement admis que le risque de contracter le VIH par voie sexuelle peut être réduit de 99 % si la PrEP est prise quotidiennement.

Bien que la PrEP ne fonctionne pas dans 100 % des cas, les cas signalés d’échec de la PrEP sont très rares au regard du vaste nombre de personnes qui utilisent la PrEP dans le monde. Dans tous les cas de transmission du VIH sous PrEP documentés, les hommes qui ont contracté le VIH ont été capables de se faire diagnostiquer rapidement et de commencer immédiatement un TAR parce qu’ils avaient des examens médicaux réguliers.

Un seul ECR avait pour objet d’évaluer l’utilisation de la PrEP par voie orale (contenant seulement du ténofovir) chez les personnes qui s’injectent des drogues. Cette étude a permis de constater une réduction globale de 49 % du risque de transmission du VIH dans cette population, mais ce risque diminuait de 84 % chez les personnes qui prenaient régulièrement le ténofovir comparativement à celles qui ne le prenaient pas. Il existe par ailleurs peu de données concernant l’utilisation de la PrEP par les personnes qui s’injectent des drogues, mais les lignes directrices canadiennes en la matière recommandent que le recours à la PrEP soit envisagé chez les personnes qui s’injectent des drogues et sont très susceptibles de contracter le VIH.

La PrEP à la demande est-elle efficace?

Des données probantes indiquent que la PrEP intermittente, ou à la demande, réduit le risque de transmission du VIH parmi les hommes gbHARSAH. Quelques études ont évalué l’usage de la PrEP à la demande par des hommes gbHARSAH, mais aucune étude n’a été menée pour en évaluer l’efficacité chez d’autres populations.

Lors de l’ECR IPERGAY, les hommes gbHARSAH devaient prendre deux comprimés entre deux et 24 heures avant une activité sexuelle, suivi par un comprimé quotidien jusqu’à 48 heures après la dernière activité sexuelle. Lors de la phase ECR d’IPERGAY, on a constaté une réduction du risque d’infection par le VIH de 86 % chez les hommes gbHARSAH du groupe qui prenait la PrEP à la demande, comparativement aux hommes du groupe placebo (deux participants du volet PrEP ont contracté le VIH, mais les médicaments de la PrEP n’ont été décelés dans le sang d’aucun d’entre eux). Les hommes de la phase ECR de cet essai avaient des relations sexuelles fréquentes et — par conséquent — prenaient quatre comprimés par semaine en moyenne. IPERGAY s’est poursuivi sous forme d’essai de prolongation ouvert, et l’on a offert la PrEP à la demande à tous les participants. Selon les résultats de la phase ouverte, une transmission du VIH de plus s’est produite chez 362 participants sur une période de suivi de 515 années-personnes (équivalent de suivre 515 personnes pendant un an). Aucun des trois participants qui ont contracté le VIH au cours de l’essai n’avait de PrEP détectable dans son sang, ce qui veut dire qu’ils ne prenaient pas fidèlement le traitement.

Depuis l’étude IPERGAY, plusieurs études-démonstration européennes ont permis aux participants de choisir entre la PrEP à la demande ou la PrEP quotidienne. Dans le cadre de ces études, aucune infection par le VIH n’a été recensée chez les gbHARSAH et les femmes transgenres qui prennent la PrEP à la demande régulièrement et correctement.

Les lignes directrices canadiennes en matière de PrEP stipulent que la PrEP à la demande peut être envisagée comme solution de rechange à la PrEP chez les gbHARSAH seulement. La PrEP à la demande n’a été évaluée que chez des hommes gbHARSAH et n’est pas recommandée pour les personnes ayant des relations sexuelles vaginales ou les personnes qui s’injectent des drogues.

La PrEP orale est-elle aussi efficace pour le sexe vaginal que pour le sexe anal?

Les données d’ECR portent à croire que la PrEP orale quotidienne est aussi efficace pour les relations sexuelles vaginales et anales lorsqu’elle est utilisée régulièrement et correctement, mais l’observance thérapeutique pourrait être un facteur plus important chez les personnes ayant des relations vaginales.

Pour que la PrEP agisse de façon optimale, les taux de médicament dans l’organisme doivent être suffisamment élevés pour prévenir l’infection par le VIH. Certaines données indiquent que les médicaments contenus dans la PrEP mettent plus de temps à atteindre ses concentrations maximales dans les tissus vaginaux que dans les tissus rectaux, et les taux de médicaments seraient moins élevés dans les tissus vaginaux. Cela porte à croire que la PrEP orale quotidienne pourrait être plus importante pour les personnes ayant des relations sexuelles vaginales, afin de maintenir des taux de médicaments suffisants pour prévenir l’infection par le VIH.

Qui devrait prendre la PrEP?

Les personnes séronégatives courant un risque élevé d’infection par le VIH peuvent utiliser la PrEP. D’après la définition des lignes directrices canadiennes, il s’agit :

  • de femmes trans ou d’hommes qui déclarent avoir eu des rapports sexuels sans condom avec des hommes et qui présentent l’une des caractéristiques suivantes :
    • syphilis infectieuse ou une infection bactérienne transmissible sexuellement (ITS) contractée durant la dernière année;
    • utilisation d’une prophylaxie post-exposition (PPE) plus d’une fois;
    • score élevé d’après un outil valide d’évaluation du risque d’infection par le VIH;
  • de toute personne ayant des relations sexuelles vaginales ou anales sans condom avec un partenaire ayant le VIH qui ne suit pas de traitement et dont le virus n’est pas supprimé;
  • des personnes qui partagent du matériel servant à la consommation de drogues.

Cela comprend les personnes susceptibles d’être les plus à risque de contracter le VIH. Ce critère peut servir à reconnaître les candidats à la PrEP, mais ne doit pas être un motif pour refuser la PrEP à quiconque. D’autres personnes sont susceptibles de contracter le VIH en ayant des rapports sexuels ou en consommant une drogue, et pourraient donc bénéficier de la PrEP. Les lignes directrices canadiennes concernant la PrEP stipulent notamment : « Lorsqu’ils envisagent de prescrire la PrEP à des adultes hétérosexuels qui ont des partenaires multiples ou dont l’état sérologique est inconnu, les praticiens doivent prendre des décisions au cas par cas, en se fondant sur les données épidémiologiques locales et sur les comportements ou expositions à risque déclarés par le patient relativement aux partenaires ».

Quels sont les autres éléments de la PrEP orale?

La PrEP orale fait partie d’une stratégie de prévention du VIH complète qui inclut les pratiques sexuelles plus sécuritaires et les examens médicaux de routine.

La première étape consiste à vérifier que la personne est séronégative avant qu’elle commence la PrEP. Elle passera également des tests de dépistage d’ITS et des hépatites A, B et C. Sa fonction rénale sera évaluée également.

Toute personne suivant la PrEP orale doit la prendre en respectant les prescriptions de son professionnel de la santé. Elle doit aussi voir régulièrement son médecin, soit une fois 30 jours après le début de la PrEP puis tous les trois mois par la suite. Ces rendez-vous réguliers sont nécessaires pour se faire tester pour le VIH et d’autres ITS, surveiller les effets secondaires et recevoir un counseling continu sur l’observance thérapeutique et la réduction des risques.

La PrEP est-elle destinée à remplacer le condom et les autres stratégies de prévention du VIH?

Les lignes directrices canadiennes recommandent que la PrEP soit utilisée en combinaison avec des pratiques sexuelles plus sécuritaires et des stratégies de réduction des méfaits afin de réduire le risque d’infection par le VIH de façon optimale. Même si la PrEP orale est très efficace lorsqu’elle est utilisée régulièrement et correctement, nous savons qu’elle n’est pas efficace à 100 %. La PrEP orale figure parmi plusieurs stratégies de prévention du VIH hautement efficaces, et chaque personne devrait être en mesure de choisir la stratégie qui lui convient le mieux.

La PrEP aide seulement à prévenir le VIH et n’offre aucune protection contre les ITS (telles que l’herpès, la chlamydiose, la gonorrhée ou la syphilis) ou les infections transmissibles par le sang comme l’hépatite C. D’autres stratégies de prévention (tel l’usage de condoms ou de matériel d’injection neuf) sont nécessaires pour réduire le risque de toutes les autres infections transmissibles par le sexe ou le partage de matériel d’injection de drogues.

Quels sont les avantages de la PrEP?

Le principal avantage de la PrEP orale réside dans le fait qu’elle ajoute une autre option de prévention du VIH hautement efficace à la liste croissante de stratégies de prévention. À titre d’exemple, notons que la PrEP pourrait aider à protéger les personnes qui ne sont pas en mesure de négocier l’usage du condom avec leur(s) partenaire(s), les personnes qui s’injectent des drogues qui sont incapables d’obtenir des aiguilles neuves ou encore les personnes qui n’utilisent pas de condoms ou de matériel d’injection neuf pour quelque raison que ce soit.

Pour les personnes ayant de la difficulté à négocier l’usage du condom, la PrEP pourrait être particulièrement bénéfique parce qu’elle est une stratégie de prévention qu’une personne peut utiliser et contrôler sans que ses partenaires sexuels le sachent. Pour les personnes qui s’inquiètent de contracter le VIH lors des relations sexuelles, la PrEP peut atténuer leur anxiété. Un autre avantage réside dans le fait que la PrEP orale peut commencer dans les périodes où le risque est plus élevé et être interrompue dans les périodes où le risque est plus faible.

Quelles sont les préoccupations liées à la PrEP en matière de sécurité?

Résistance médicamenteuse

Si une personne est séropositive (sans le savoir) au moment de commencer la PrEP orale, elle pourrait acquérir une résistance aux médicaments présents dans la PrEP. Les résistances médicamenteuses peuvent limiter les options de traitement futures de la personne touchée, alors il est important de vérifier qu’elle est séronégative avant qu’elle commence la PrEP.

Une personne peut acquérir des résistances médicamenteuses si elle devient séropositive pendant qu’elle prend la PrEP orale. Dans les essais cliniques, le risque de résistances médicamenteuses s’est révélé faible chez les personnes qui étaient séronégatives au moment de commencer la PrEP.

Il est nécessaire de passer des tests de dépistage du VIH réguliers lorsqu’on prend la PrEP orale. Si une personne utilisant la PrEP contracte le VIH, on doit interrompre dès que possible la PrEP afin de réduire le risque de résistances médicamenteuses. Si le VIH d’une personne devient résistant aux médicaments figurant dans la PrEP, ces mêmes médicaments pourraient être inefficaces pour le traitement du VIH.

Effets secondaires

Bien que le TDF et le FTC soient généralement mieux tolérés que certains autres médicaments utilisés pour le traitement du VIH, ils peuvent causer des effets secondaires. Les effets secondaires possibles incluent des nausées, des vomissements, des diarrhées, des maux de tête et des étourdissements. Les effets secondaires causés par la PrEP orale peuvent compromettre la qualité de vie de la personne, ainsi que sa capacité de respecter l’horaire de sa médication.

Lors des essais cliniques, ces effets secondaires ont généralement été légers, temporaires et peu courants, ne touchant que 1 % à 10 % des participants. L’utilisation de la PrEP a été associée à des toxicités plus préoccupantes chez un faible nombre de personnes, telles qu’une baisse légère de la santé des reins, du foie et des os. Il est encourageant de noter que ces toxicités n’ont pas augmenté le risque d’insuffisance rénale ou hépatique ou le risque de fracture osseuse et les changements étaient réversibles à l’arrêt de la PrEP.

Bien que les données de recherche laissent croire que la prise de la PrEP orale soit généralement sans danger et bien tolérée, les effets à long terme de la PrEP sont moins bien connus.

Comment les personnes courant un risque élevé d’infection par le VIH peuvent-elles avoir accès à la PrEP?

Une personne séronégative qui souhaite prendre la PrEP doit obtenir une ordonnance auprès d’un médecin qui accepte de fournir le suivi médical nécessaire de manière sûre et éclairée. Il n’est pas nécessaire que la PrEP soit prescrite par un spécialiste du VIH, mais tous les médecins ne s’y connaissent pas en cette matière, et il peut être difficile pour les clients d’en trouver un qui soit prêt à prescrire la PrEP.

Santé Canada a approuvé la prescription du TDF et de la FTC en guise de PrEP quotidienne visant à réduire le risque d’infection au VIH par voie sexuelle; cependant, le traitement peut être prescrit sous d’autres formes. Les fournisseurs de soins de santé peuvent prescrire la PrEP à prise quotidienne aux personnes qui s’injectent des drogues, ou pour une utilisation à la demande dans le cas des gbHARSAH. Cette possibilité existe parce les médicaments ont déjà approuvés pour réduire le risque de transmission sexuelle du VIH, ainsi que comme traitement du VIH. Lorsqu’un médicament approuvé est prescrit pour un usage non approuvé, on parle d’« utilisation non indiquée sur l’étiquette ». Les prescriptions de ce genre sont légales, et cette pratique est courante pour certains types de médicaments.

Le coût de la PrEP est remboursé par la plupart des régimes d’assurance maladie publics et certains régimes privés au Canada. Sans assurance, les coûts de la PrEP quotidienne s’élèvent à environ 250 $ par mois.

Existe-t-il d’autres types de PrEP?

Une forme plus récente de PrEP orale contenant une nouvelle association d’antirétroviraux (ténofovir alafénamide, aussi appelé TAF, et FTC) a été approuvée aux États-Unis, mais ne l’est pas encore au Canada. Les recherches ont montré qu’en matière de PrEP, l’association TAF-FTC est tout aussi efficace que l’association TDF-FTC. La préparation à base de TAF est généralement associée à un moindre risque de perte osseuse et de lésions rénales; cela dit, pour l’instant, cette préparation est beaucoup plus coûteuse.

D’autres sortes de PrEP en sont aux stades expérimentaux de leur développement, y compris des gels vaginaux et rectaux, des anneaux intravaginaux et des injections à action prolongée. À l’heure actuelle, aucune agence de réglementation dans le monde n’a approuvé l’usage d’autres formes de PrEP, et nous ne nous attendons pas à ce qu’elles soient disponibles au Canada dans un proche avenir.

Mise à jour : Perez E (2019)

Ressources

Outils et ressources sur la PrEP

La PrEP pour prévenir le VIH : Réponses à vos questions – CATIE

Déclaration de CATIE sur l’utilisation de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) orale comme stratégie hautement efficace pour prévenir la transmission sexuelle du VIH

La PrEP pour les populations peu étudiées : Examiner les questions sur l’efficacité et l’innocuitéPoint de mire sur la prévention

L’usage de la PrEP chez les hommes gbHARSAH : Quel est son impact sur la prévention des ITS? – Point de mire sur la prévention

Faible taux de résistance aux médicaments de la prophylaxie pré-exposition dans une cohorte canadienne de personnes vivant avec le VIH – CATIE

Lignes directrices canadiennes sur les prophylaxies pré-exposition et post-exposition non professionnelle au VIH

La prophylaxie préexposition au virus de l’immunodéficience humaine : Guide pour les professionnels de la santé du Québec – Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec

Guidance for the use of Pre-exposure Prophylaxis (PrEP) for the prevention of HIV acquisition in British Columbia – Centre d’excellence sur le VIH/sida de la Colombie-Britannique (en anglais seulement)

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Pre-exposure prophylaxis: Guideline review for primary care practitioners in Saskatchewan – Saskatchewan HIV Collaborative (en anglais seulement)

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Auteur(s) : Arkell C, Harrigan M

Traduction : Boutilier A

Publié : 2019