L’épidémiologie du VIH au Canada

La présente fiche d’information fournit un aperçu de l’épidémie du VIH au Canada. Tous les renseignements épidémiologiques sont approximatifs et reposent sur les meilleures données disponibles. La plupart des données présentées dans cette fiche proviennent des dernières estimations de l’Agence de la santé publique du Canada, qui se rapportent à l’année 2016. On trouvera de plus amples renseignements à ce sujet sous la rubrique « D’où proviennent ces chiffres? » en fin de document.

Qu’est-ce que le VIH?

VIH signifie « virus de l’immunodéficience humaine ». Le VIH est un virus qui peut affaiblir le système immunitaire, le mécanisme de défense intégré de l’organisme contre les maladies et les affections. Si les personnes porteuses du VIH reçoivent un traitement et des soins appropriés, elles peuvent vivre longtemps et en bonne santé et éviter de transmettre le virus à d’autres personnes. Il n’existe pas de vaccin contre le VIH, mais il existe des moyens d’éviter de le transmettre ou de le contracter.

De quels types de statistiques dispose-t-on au Canada pour orienter les programmes?

Il existe deux grands types de données disponibles : les estimations et les données de surveillance relatives au VIH (diagnostics déclarés d’infection par le VIH).

Les estimations relatives au VIH sont établies par l’Agence de la santé publique du Canada au moyen de modèles statistiques, à partir de données provenant de diverses sources. Il existe deux grandes catégories d’estimations :

  • Les estimations concernant la prévalence nous permettent de savoir combien de personnes vivent avec le VIH à une date donnée. Ces chiffres prennent en compte le nombre présumé de cas non diagnostiqués et le nombre de personnes porteuses du VIH qui sont décédées.
  • Les estimations concernant l’incidence nous indiquent combien de personnes ont contracté le VIH au cours d’une année donnée, en comptant celles qui n’avaient pas encore reçu de diagnostic.

Les données de surveillance relatives au VIH sont publiées par l’Agence de la santé publique du Canada et indiquent combien de personnes ont reçu un diagnostic d’infection par le VIH au cours d’une année donnée. Ces données ne nous permettent pas de savoir quand elles ont contracté le VIH, mais seulement quand le diagnostic a été établi. Les personnes concernées peuvent être porteuses du VIH pendant de nombreuses années avant de recevoir un diagnostic.

Combien de personnes vivent avec le VIH au Canada (prévalence)?

Selon les estimations nationales relatives au VIH, 62 050 Canadiens vivaient avec le VIH à la fin de l’année de 2018. Cela signifie que 167 personnes sur 100 000 au Canada étaient porteuses du VIH (taux de prévalence).

Combien de personnes au Canada vivent avec le VIH, mais ne le savent pas (cas non diagnostiqués)?

Selon les estimations nationales relatives au VIH, 8 300 personnes vivaient avec le VIH sans le savoir (cas non diagnostiqués) à la fin de l’année 2018. Cela représente 13 % du nombre estimé de personnes porteuses du VIH.

Combien y a-t-il de nouvelles infections par le VIH au Canada chaque année (incidence)?

Selon les estimations nationales relatives au VIH, il y a eu 2 242 nouvelles infections par le VIH au Canada en 2018. Cela signifie que six personnes sur 100 000 au Canada sont devenues porteuses du VIH en 2018 (taux d’incidence de 6 personnes sur 100 000).

Le nombre de nouvelles infections par le VIH a légèrement augmenté en 2018 par rapport à 2016, année où l’on a estimé que ce nombre s’élevait à 1 960.

Le Canada atteint-il les objectifs mondiaux de 90-90-90?

Le Programme commun des Nations unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ont établi une stratégie mondiale de lutte contre le VIH dans le secteur de la santé, visant à éliminer le sida en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030 Le Canada a souscrit à cette stratégie. La stratégie peut être résumée par la formule « 90-90-90 » et a établi les objectifs suivants pour l’année 2020 :

  • 90 % des personnes vivant avec le VIH savent qu’elles ont contracté l’infection;
  • 90 % des personnes ayant reçu un diagnostic d’infection par le VIH reçoivent un traitement;
  • 90 % des personnes qui suivent un traitement présentent une charge virale indétectable.

Le Canada s’approche de l’objectif de 90 % de personnes concernées connaissant leur séropositivité pour le VIH, et de celui de 90 % de personnes porteuses du virus qui suivent un traitement; le pays a dépassé l’objectif de 90 % concernant la suppression virale. On estime que sur les 62 050 personnes censées être porteuses du VIH au Canada en 2018 :

  • 87 % ont reçu un diagnostic et savaient qu’elles étaient porteuses du VIH (53 750 personnes);
  • 85 % des personnes ayant reçu un diagnostic suivaient un traitement (45 910 personnes);
  • 94 % des personnes qui suivaient un traitement avaient obtenu une suppression virale (43 350 personnes).

Cela signifie que 70 % de tous les Canadiens porteurs du VIH avaient obtenu une suppression virale en 2018. Si tous les jalons de l’objectif « 90-90-90 » avaient été atteints, 73 % de tous les Canadiens porteurs du VIH seraient parvenus à l’état de suppression virale

Le VIH chez les hommes gbHARSAH

Combien d’hommes gais, bisexuels et autres hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (gbHARSAH) vivent avec le VIH au Canada (prévalence)?

Selon les estimations nationales relatives au VIH, 32 044 hommes gbHARSAH vivaient avec le VIH au Canada en 2018. Cela représente 51,7 % de l’ensemble des personnes atteintes du VIH au Canada. Cette estimation prenait en compte 30 316 hommes ayant eu des relations sexuelles avec des hommes, et 1 728 hommes qui s’étaient injecté des drogues et avaient eu des relations sexuelles avec des hommes.

Combien de nouvelles infections par le VIH (incidence) y a-t-il parmi les hommes gbHARSAH au Canada chaque année? 

Selon les estimations nationales relatives au VIH, 1 169 nouvelles infections par le VIH au Canada concernaient des hommes gbHARSAH en 2018. Cela représente 52,2 % de l’ensemble des nouvelles infections par le VIH. Cette estimation prenait en compte 1 109 nouvelles infections par le VIH chez des hommes ayant eu des relations sexuelles avec d’autres hommes, et 60 nouvelles infections chez des hommes qui s’étaient injecté des drogues et qui ont eu des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Les gbHARSAH sont touchés de manière disproportionnée par les nouvelles infections par le VIH au Canada. Ils représentent 52,2 % de l’ensemble des nouvelles infections par le VIH alors qu’ils ne représentent que 3 à 4 % de la population d’hommes adultes au Canada.

Comment le Canada progresse-t-il dans la réalisation des objectifs mondiaux de «90-90-90» en ce qui concerne les hommes gbHARSAH?

D’après les résultats de plusieurs études de surveillance menées auprès d’hommes gbHARSAH au Canada en 2017-2018 :

  • 96,7 % des hommes gbHARSAH porteurs du VIH connaissaient leur état sérologique;
  • entre 96,8 % et 99,1 %* des hommes gbHARSAH ayant reçu un diagnostic d’infection par le VIH suivaient un traitement;
  • entre 93,7 % et 96,7 %* des hommes gbHARSAH qui suivaient un traitement contre l’infection par le VIH ont déclaré présenter une charge virale indétectable.

* L’expression des proportions par un intervalle s’explique par le fait que de multiples études de surveillance font état d’estimations différentes.

L’infection par le VIH chez les PID

Combien de personnes qui s’injectent des drogues (PID) vivent avec le VIH au Canada (prévalence)?

Selon les estimations nationales relatives au VIH, 10 418 personnes qui se sont injecté des drogues (PID) vivaient avec le VIH au Canada en 2018. Cela représente 16,8 % de l’ensemble des personnes atteintes du VIH au Canada. Cette estimation prenait en compte 8 690 personnes qui s’étaient injecté des drogues, et 1 728 hommes qui s’étaient injecté des drogues et avaient eu des relations sexuelles avec des hommes.

Combien de nouvelles infections par le VIH (incidence) y a-t-il parmi les PID au Canada chaque année?  

Selon les estimations nationales relatives au VIH, 372 nouvelles infections par le VIH au Canada concernaient des PID en 2018. Cela représente 16,6 % de l’ensemble des nouvelles infections par le VIH. Cette estimation prenait en compte 312 nouvelles infections par le VIH chez des personnes qui s’étaient injecté des drogues, et 60 nouvelles infections chez des hommes qui s’étaient injecté des drogues et avaient eu des relations sexuelles avec d’autres hommes.

Comment le Canada progresse-t-il dans la réalisation des objectifs mondiaux de « 90-90-90 » en ce qui concerne les personnes qui s’injectent des drogues?

D’après les résultats d’une étude de surveillance menée auprès de personnes qui s’injectent des drogues (PID) au Canada, entre 2017 et 2019 :

  • 82,9 % des PID porteuses du VIH connaissaient leur état sérologique;
  • 87,7 % des PID ayant reçu un diagnostic d’infection par le VIH suivaient un traitement;
  • 62,8 % des PID qui suivaient un traitement contre l’infection par le VIH ont déclaré présenter une charge virale indétectable.

L’infection par le VIH chez les personnes qui la contractent lors de rapports hétérosexuels

Combien de personnes vivant avec le VIH au Canada ont contracté l’infection pendant des rapports hétérosexuels?

Selon les estimations nationales relatives au VIH, 20 750 personnes vivant avec le VIH au Canada ont contracté l’infection lors de rapports hétérosexuels en 2018. Cela représente 33,4 % de l’ensemble des personnes atteintes du VIH au Canada.

En 2016, l’Agence de la santé publique du Canada a subdivisé la transmission hétérosexuelle en deux catégories : les personnes nées dans un pays où le VIH est endémique (principalement en Afrique subsaharienne et dans les Caraïbes); et celles nées dans un pays où le VIH n’est pas endémique (celles nées au Canada ou à l’étranger, mais non originaires d’un pays où le VIH est endémique). Selon l’Agence de santé publique du Canada, « cette séparation n’est plus considérée comme appropriée, en raison de l’augmentation du caractère incomplet des données. L’Agence de la santé publique du Canada travaille avec les collectivités, les provinces et les territoires pour trouver des façons de mieux refléter la situation du VIH dans ces collectivités ».

Les estimations de 2016, dans lesquelles la transmission hétérosexuelle est subdivisée en ces deux catégories, proviennent du document intitulé « Résumé : Estimations de l’incidence et de la prévalence du VIH, et des progrès réalisés par le Canada en ce qui concerne les cibles 90-90-90 pour le VIH, 2016 ».

Combien de nouvelles infections par le VIH (incidence) sont contractées lors de rapports hétérosexuels au Canada chaque année? 

Selon les estimations nationales relatives au VIH, 761 nouvelles infections par le VIH ont été contractées lors de rapports hétérosexuels au Canada en 2018. Cela représente 34,0 % de l’ensemble des nouvelles infections par le VIH.

En 2016, l’Agence de la santé publique du Canada a subdivisé la transmission hétérosexuelle en deux catégories : les personnes nées dans un pays où le VIH est endémique (principalement en Afrique subsaharienne et dans les Caraïbes); et celles nées dans un pays où le VIH n’est pas endémique (celles nées au Canada ou à l’étranger, mais non originaires d’un pays où le VIH est endémique). Selon l’Agence de santé publique du Canada, « cette séparation n’est plus considérée comme appropriée, en raison de l’augmentation du caractère incomplet des données. L’Agence de la santé publique du Canada travaille avec les collectivités, les provinces et les territoires pour trouver des façons de mieux refléter la situation du VIH dans ces collectivités ».

Les estimations de 2016, dans lesquelles la transmission hétérosexuelle est subdivisée en ces deux catégories, proviennent du document intitulé « Résumé : Estimations de l’incidence et de la prévalence du VIH, et des progrès réalisés par le Canada en ce qui concerne les cibles 90-90-90 pour le VIH, 2016 ».

L’infection par le VIH chez les populations autochtones

Combien de personnes autochtones vivent avec le VIH au Canada (prévalence)?

Selon les estimations nationales relatives au VIH, 6 180 personnes autochtones vivaient avec le VIH au Canada en 2018. Cela représente 10,0 % de l’ensemble des personnes atteintes du VIH au Canada.

Combien y a-t-il de nouvelles infections (incidence) chez les personnes autochtones au Canada chaque année? 

Selon les estimations nationales relatives au VIH, 314 nouvelles infections par le VIH au Canada concernaient des personnes autochtones en 2018. Cela représente 14,0 % de l’ensemble des nouvelles infections. À titre de comparaison, les Autochtones ne représentaient que 4,9 % de la population canadienne totale en 2016, ce qui fait que les personnes autochtones sont touchées de manière disproportionnée au sein des nouvelles infections par le VIH au Canada.

L’infection par le VIH chez les femmes

Combien de femmes vivent avec le VIH au Canada (prévalence)?

Selon les estimations nationales relatives au VIH, 14 545 femmes vivaient avec le VIH au Canada en 2018. Cela représente 23,4 % de l’ensemble des personnes atteintes du VIH au Canada.

Combien de nouvelles infections (incidence) y a-t-il chez les femmes au Canada chaque année? 

Selon les estimations nationales relatives au VIH, 566 nouvelles infections par le VIH au Canada concernaient des femmes en 2018. Cela représente 25,2 % de l’ensemble des nouvelles infections.

Les diagnostics du VIH au Canada

Combien y a-t-il de nouveaux cas diagnostiqués d’infection par le VIH au Canada chaque année?

En 2019, 2 122 personnes ont reçu un diagnostic d’infection par le VIH au Canada, ce qui représente une hausse de 4 % au cours des 5 dernières années (depuis 2014).

Parmi les diagnostics de nouvelles infections par le VIH en 2019, 30,2 % concernaient des femmes et 69,8 % concernaient des hommes.

Chez les femmes, 38,4 % des diagnostics d’infection par le VIH concernaient des femmes qui s’injectaient des drogues, et 48,0 % concernaient des femmes ayant eu des rapports hétérosexuels.

Chez les hommes, 56,2 % des diagnostics concernaient des hommes gbHARSAH, 4,8 % concernaient des hommes gbHARSAH qui s’injectaient aussi des drogues, 14,6 % concernaient des hommes qui s’injectaient des drogues, et 20,0 % concernaient des hommes ayant eu des rapports hétérosexuels.

Un peu plus du quart (27,0 %) de tous les diagnostics du VIH posés chez des hommes en 2019 concernaient des jeunes (de 15 à 29 ans). Un peu moins du quart (23,4 %) de tous les diagnostics d’infection par le VIH posés chez des femmes en 2019 concernaient des jeunes (de 15 à 29 ans).

Dans quels provinces et territoires les taux de diagnostics d’infection par le VIH sont-ils les plus élevés?

Dans quatre provinces, les taux de diagnostics de l’infection par le VIH sont supérieurs à la moyenne nationale de 5,6 sur 100 000 habitants :

  • Saskatchewan (16,9 sur 100 000 habitants)
  • Manitoba (8,8)
  • Québec (7,4)
  • Alberta (5,8)

Dans les autres provinces et territoires, les taux de diagnostics sont inférieurs à la moyenne nationale :

  • Ontario (4,7)
  • Colombie-Britannique (3,5)
  • Provinces de l’Atlantique (3,0)
  • Territoires (1,7)

Combien de personnes obtiennent un résultat positif au test de dépistage dans le cadre du processus d’immigration au Canada chaque année?

  • Au total, 1026 personnes ont obtenu un résultat positif au test de dépistage dans le cadre du processus d’immigration au Canada en 2018 (696 personnes ayant passé le test au Canada et 330 personnes ayant passé le test à l’étranger).

Combien de bébés naissent chaque année au Canada de femmes séropositives pour le VIH?

En 2019, 250 bébés sont nés de mères séropositives pour le VIH. La séropositivité pour le VIH n’a été confirmée que chez un de ces nourrissons. La mère n’avait pas reçu de traitement contre l’infection par le VIH pendant sa grossesse. Au total, 98 % des femmes enceintes séropositives pour le VIH ont reçu un traitement contre l’infection par le VIH en 2019, ce qui réduit considérablement le risque de transmission du virus.

Définitions importantes

Prévalence de l’infection par le VIH : nombre de personnes porteuses du VIH à un moment donné. La prévalence nous permet de savoir combien de personnes sont porteuses du VIH.

Incidence de l’infection par le VIH : nombre de nouvelles infections par le VIH dans une période donnée (généralement, un an). L’incidence nous permet de savoir combien de personnes contractent le VIH.

Diagnostics de l’infection par le VIH : nombre de nouveaux cas diagnostiqués de l’infection par le VIH dans une période donnée (généralement, un an). Les diagnostics d’infection par le VIH nous permettent de savoir combien de personnes ont reçu un diagnostic dans une période donnée.

D’où proviennent ces chiffres?

La plupart des données présentées dans cette fiche sont tirées des documents suivants : « Le VIH au Canada : les points saillants de surveillance pour 2019»; Résumé : Estimations de l’incidence et de la prévalence du VIH et des progrès réalisés par le Canada en ce qui concerne les cibles 90-90-90 pour le VIH, 2018»; d’autres données sont issues d’études de surveillance concernant des populations particulières.

Diagnostics d’infection par le VIH (déclaration systématique des cas)

Les prestataires de soins de santé sont tenus de déclarer les diagnostics d’infection par le VIH aux autorités locales de santé publique, y compris les diagnostics résultant de tests de dépistage anonymes. Chaque province et territoire compile ensuite ces renseignements et les transmet à l’Agence de la santé publique du Canada. Ces renseignements ne contiennent pas de noms ni de données d’identification personnelle. Il arrive que des renseignements supplémentaires soient recueillis et envoyés à l’Agence de la santé publique du Canada, notamment en ce qui concerne l’âge, le sexe, l’origine ethnique, la catégorie d’exposition (la manière dont la personne a pu contracter le VIH) et les analyses de laboratoire, comme la date du test de dépistage du VIH.

Estimations nationales concernant la prévalence et l’incidence des infections par le VIH

Les estimations nationales relatives au VIH sont établies par l’Agence de la santé publique du Canada à l’aide de modèles statistiques qui tiennent compte de trois aspects : certaines des lacunes inhérentes aux données issues de la surveillance (nombre de diagnostics d’infection par le VIH signalés à l’Agence de la santé publique du Canada); le nombre de personnes porteuses du VIH, mais qui ne le savent pas encore; le nombre de personnes porteuses du VIH qui sont décédées.

Surveillance concernant des populations particulières

Plusieurs études de surveillance nationale permettent de suivre les tendances au sein des principales populations vulnérables au moyen d’enquêtes transversales menées périodiquement dans certains centres sélectionnés au Canada. Comme ces systèmes ne font appel qu’à des participants volontaires et ne sont mis en œuvre qu’à certains endroits, les résultats ne se rapportent pas à toutes les personnes faisant partie de chaque population particulière au Canada.

I-Track est le système national de surveillance concernant les personnes qui s’injectent des drogues, mis en place par l’Agence de la santé publique du Canada. Ce système de surveillance permet de recueillir directement des renseignements anonymes auprès des personnes qui s’injectent des drogues, à l’aide d’un questionnaire et d’un échantillon biologique destiné au dépistage du VIH et du virus de l’hépatite C. Cette enquête transversale a été menée dans des centres sélectionnés (généralement des centres de programmes d’aiguilles et de seringues) répartis dans tout le Canada entre 2017 et 2019.

EMIS, l’Enquête européenne en ligne sur la sexualité entre hommes est un système de surveillance international concernant les hommes gbHARSAH. Ce système de surveillance permet de recueillir directement et de manière anonyme des renseignements auprès d’hommes gbHARSAH au moyen d’une enquête transversale. L’enquête a été menée en 2017 dans 50 pays, notamment au Canada. Le recrutement a été effectué par le biais de publicités et de bannières affichées sur les médias sociaux, les sites d’information gais et les applications de réseautage sexuel. Des organismes communautaires en ont également fait la promotion. Les données reprises dans la présente fiche d’information ne concernent que les répondants canadiens.

Engage est un système national de surveillance concernant les hommes gbHARSAH en place dans trois villes canadiennes : Vancouver, Toronto et Montréal. Ce système de surveillance permet de recueillir directement et de manière anonyme des renseignements auprès d’hommes gbHARSAH à l’aide d’un questionnaire et d’un échantillon biologique destiné au dépistage du VIH et du virus de l’hépatite C. Le programme Engage a recouru à une méthode d’échantillonnage par recommandation en chaîne consistant à faire recruter de nouveaux participants par les personnes qui avaient déjà pris part à l’étude. Les données reprises dans la présente fiche d’information concernent la ville de Montréal et ont été recueillies en 2017-2018.

Sexe au présent est un système national de surveillance concernant les hommes gbHARSAH en place dans tout le Canada. Les participants sont recrutés en ligne et dans le cadre de rencontres en personne dans tout le Canada. Ce système de surveillance permet de recueillir directement et de manière anonyme des renseignements auprès d’hommes gbHARSAH, à l’aide d’un questionnaire et d’un échantillon biologique destiné au dépistage. Les données reprises dans la présente fiche d’information ont été recueillies en 2018.

Programme canadien de surveillance périnatale du VIH

Le programme canadien de surveillance périnatale du VIH permet de recueillir des renseignements sur les nourrissons nés de femmes porteuses du VIH au Canada.

Références

  1. Agence de la santé publique du Canada. Résumé : Estimations de l’incidence et de la prévalence du VIH, et des progrès réalisés par le Canada en ce qui concerne les cibles 90-90-90 pour le VIH, 2018 ». Ottawa : Agence de la santé publique du Canada, 2020. Disponible au https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-e... summary-estimates-hiv-incidence-prevalence-canadasprogress- 90-90-90.html
  2. Le VIH au Canada : Les points saillants de la surveillance pour 2019. Disponible au https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-e...
  3. Tarasuk J, Zhang J, Lemyre A, Cholette F, Bryson M, Paquette D. Résultats nationaux de l’enquête Track auprès des utilisateurs de drogues injectables au Canada, phase 4, 2017 à 2019. Relevé des maladies transmissibles au Canada 2020;46(5):138-48. Disponible au https://www.canada.ca/content/dam/phac-aspc/documents/services/reports-publications/canada-communicable-disease-report-ccdr/monthly-issue/2020-46/issue-5-may-7-2020/ccdrv46i05a07f-fra.pdf. ///
  4. Brogan N, Paquette DM, Lachowsky NJ, Blais M, Brennan DJ, Hart TA, Adam B. Résultats canadiens de l’Enquête européenne en ligne sur la sexualité entre hommes (EMIS-2017). Relevé des maladies transmissibles au Canada 2019;45(11):271-82. Disponible au https://www.canada.ca/content/dam/phac-aspc/documents/services/reports-p...
  5. Lambert G, Cox J, Messier-Peet M, Apelian H, Moodie EEM, and the members of the Engage research team. Engage Montréal : Portrait de la santé sexuelle des hommes de la région métropolitaine de Montréal ayant des relations sexuelles avec des hommes, Cycle 2017-2018, Faits saillants. Montréal : Direction régionale de santé publique, CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal; janvier 2019. Disponible au https://www.inspq.qc.ca/sites/default/files/documents/itss/engage_faitss...
  6. Sexe au présent. Centre de recherche communautaire. Sondage sexe au présent. Disponible au https://ourstats.ca/our-dashboard

Auteur(s) : Challacombe L

Traduction : Perez E

Publié : 2020