Le dolutégravir (Tivicay)

Sommaire

Le dolutégravir appartient à une classe de médicaments appelés inhibiteurs de l'intégrase et doit être utilisé en combinaison avec d'autres médicaments pour le traitement du VIH. La plupart des patients prennent le dolutégravir à raison de 50 mg une fois par jour. Le médicament ne comporte aucune contrainte concernant la consommation de nourriture ou d'eau, et on peut le prendre à n'importe quelle heure de la journée. Le dolutégravir a été relativement bien toléré lors des essais cliniques. Lorsque des effets secondaires se sont produits, ils étaient généralement légers et temporaires.

Qu’est-ce que le dolutégravir?

Le dolutégravir, vendu sous le nom de marque de Tivicay, appartient à une classe de médicaments antirétroviraux appelés inhibiteurs de l'intégrase.  Le dolutégravir est utilisé en combinaison avec d'autres médicaments anti-VIH pour soigner le VIH, sans pouvoir le guérir.

Comment le dolutégravir agit-il?

Ce médicament agit en interférant avec une enzyme nécessaire au VIH, appelée l’intégrase. L’utilisation du dolutégravir dans le cadre d’une thérapie antirétrovirale ou TAR réduit la capacité du VIH à infecter les cellules et à produire de nouvelles copies du virus.

Comment les personnes vivant avec le VIH utilisent-elles le dolutégravir?

Le dolutégravir est utilisé en association avec plusieurs autres médicaments antirétroviraux, comme les inhibiteurs nucléosidiques et les inhibiteurs non nucléosidiques (INNTI) ainsi que des médicaments appartenant à d’autres classes, tels que les inhibiteurs de la protéase. Les associations de ce genre s’appellent une thérapie antirétrovirale ou TAR. Pour en savoir plus sur la TAR, consultez la publication de CATIE intitulée Votre guide sur le traitement du VIH.

Pour beaucoup de personnes vivant avec le VIH, le recours à une thérapie antirétrovirale a provoqué une augmentation de leur compte de cellules CD4+ et une réduction de la quantité de VIH dans leur sang (charge virale). Ces effets bénéfiques contribuent à réduire le risque de contracter une infection potentiellement mortelle. Ni le dolutégravir ni aucun autre médicament antirétroviral ne permettent de guérir le VIH. Il est donc important de faire ce qui suit :

  • consulter régulièrement son médecin pour assurer le suivi de son état de santé;
  • continuer d’avoir des relations plus sécuritaires et de prendre d’autres précautions pour éviter de transmettre le VIH à d’autres personnes se protéger contre différentes souches du VIH et d’autres microbes.

Mises en garde

Comme le dolutégravir est un médicament relativement nouveau (il a été approuvé en 2013), l’ensemble de ses effets secondaires ne sera pas connu avant de nombreuses années.

Grossesse

L'innocuité du dolutégravir durant la grossesse est inconnue. Pour cette raison, le fabricant recommande qu'il ne soit utilisé par les femmes enceintes que si « les bienfaits potentiels justifient le risque potentiel ».

Virus de l'hépatite B ou C

Les personnes séropositives co-infectées par le virus de l'hépatite B ou de l'hépatite C risquent de présenter des taux d'enzymes hépatiques élevés dans le sang ou d'éprouver des symptômes intensifiés de l'infection par ces virus. Le fabricant conseille alors aux médecins d'effectuer des tests de laboratoire « appropriés » avant et pendant le traitement comportant du dolutégravir afin de détecter la présence de lésions hépatiques chez les patients.

Autres médicaments

Le dolutégravir provoque peu d'interactions avec les autres médicaments. Il existe cependant d'autres médicaments qui interfèrent avec le taux de dolutégravir dans le sang, habituellement en le faisant diminuer. Voir la section Interactions médicamenteuses pour en savoir plus.

Effets secondaires

Général

Lors des essais cliniques, le dolutégravir, comme tous les inhibiteurs de l'intégrase, s'est révélé bien tolérable, généralement sécuritaire et efficace. Toutefois, comme lors de n'importe quel traitement, il s'est produit des effets secondaires dont les patients qui prennent le dolutégravir devraient être au courant.

Les plus fréquents étaient les suivants :

  • maux de tête
  • difficulté à s'endormir
  • nausées
  • diarrhées

Rappelons que d'autres effets secondaires seront peut-être signalés à mesure que le dolutégravir sera utilisé plus largement dans la communauté, comme c'est le cas de tout nouveau médicament.

Les reins

Les reins filtrent le sang et déposent les déchets dans l'urine. Ils absorbent aussi des nutriments et d'autres substances utiles et les déposent dans le sang.

Le dolutégravir peut empêcher les reins de libérer le produit de déchet créatinine dans l'urine. Ainsi, on constate généralement une augmentation faible, mais persistante du taux de créatinine chez les personnes recevant le dolutégravir. Cette faible augmentation n'est pas considérée comme nocive. De plus, cet effet sur la créatinine ne semble pas empêcher les reins de filtrer d'autres substances. On observe aussi un effet semblable sur la créatinine sous l'effet du médicament anti-ulcéreux cimétidine (Tagamet) et de l'agent de potentialisation cobicistat, qui se trouve dans le Stribild.

Effets secondaires peu courants

1. Hypersensibilité

Les réactions d'hypersensibilité se produisent chez moins de 1 % des participants aux essais de phase III. Les symptômes incluent une éruption cutanée grave ou accompagnée de fièvre, ainsi qu'un manque d'énergie et de la douleur musculaire ou articulaire. Dans les cas graves, des symptômes additionnels se produisent, dont l'écaillage de la peau, l'apparition de cloques sur les lèvres, l'enflure des yeux et du visage, des crampes abdominales et de la difficulté à respirer. Si ces symptômes se produisent, le fabricant recommande que l'on cesse immédiatement l'usage de dolutégravir (ou de tout autre médicament soupçonné de causer ce genre de réaction), sinon la réaction d'hypersensibilité pourrait mettre la vie du patient en péril.

Advenant un cas rare d'hypersensibilité au dolutégravir, le fabricant souligne qu'il ne faut pas recommencer à le prendre.

2. Problèmes émotionnels : anxiété et dépression

Notons que tous les inhibiteurs de l’intégrase ont été associés à des cas rares d’anxiété et de dépression. Il n’est pas clair si ces médicaments ont causé des cas d’anxiété et de dépression. Dans certains rapports, les cas rares d’anxiété et/ou de dépression s’étaient produits principalement chez des personnes ayant des antécédents de ce genre de problème.

L’anxiété et la dépression sont relativement courantes parmi les personnes vivant avec le VIH (qu’elles suivent un traitement ou pas et sans égard au type de traitement utilisé). Si vous prenez le dolutégravir et pensez souffrir d’anxiété ou de dépression, parlez sans tarder à votre médecin. Il pourra déterminer si vous souffrez d’anxiété ou de dépression et s’il existe une relation entre ces problèmes et les médicaments que vous prenez.

L’anxiété et la dépression peuvent causer les symptômes suivants, entre autres :

  • on s’énerve ou se fâche facilement
  • sentiments de peur
  • inquiétude excessive
  • tristesse inexpliquée
  • tristesse, colère ou déprime qui dure longtemps
  • sentiment de désespoir
  • absence de plaisir lors des activités quotidiennes
  • fatigue ou manque d’énergie qui survient soudainement
  • difficulté à s’endormir, à rester endormi ou réveil prématuré
  • pensées bizarres

Si vous éprouvez l’un des symptômes ci-dessus, contactez votre médecin ou infirmier.

Si vous pensez à vous faire du mal ou à en faire à d’autres personnes, composez tout de suite le 911.

Interactions médicamenteuses

De façon générale, les inhibiteurs de l'intégrase n'ont pas tendance à interagir avec de nombreux autres médicaments (de sorte à augmenter ou à réduire leur concentration dans le sang). Le dolutégravir provoque peu d'interactions avec les autres médicaments. Il existe cependant d'autres médicaments qui interfèrent avec le taux de dolutégravir dans le sang,  habituellement en le faisant diminuer. Il faut garder à l’esprit que d'autres interactions avec le dolutégravir pourraient être signalées à mesure qu'il sera davantage utilisé dans la communauté.

Voici les recommandations du fabricant concernant les interactions médicamenteuses potentiellement importantes impliquant le dolutégravir :

Autres médicaments anti-VIH

Étravirine (Intelence) – ce médicament peut réduire la concentration de dolutégravir dans le sang. Le fabricant recommande alors que le dolutégravir ne soit pas utilisé avec l'étravirine, à moins qu'il ne soit associé à l'une des combinaisons de médicaments suivantes aussi :

  • atazanavir (Reyataz) + ritonavir (Norvir)
  • darunavir (Prezista) + ritonavir
  • lopinavir + ritonavir (dans le Kaletra)

Névirapine (Viramune) – le dolutégravir ne devrait pas être utilisé en combinaison avec la névirapine, car les données sont insuffisantes pour faire des recommandations concernant la posologie.

Antiacides, laxatifs, suppléments de métaux et médicaments tamponnés

On devrait prendre le dolutégravir deux heures avant ou six heures après la prise de ces autres médicaments.

Exemples d'antiacides :

  • Alka-Seltzer
  • Gaviscon (comprimés et sirop)
  • Maalox (liquide et comprimés)
  • lait de magnésie
  • Pepto-Bismol et Pepto-Bismol pour enfants
  • Rolaids
  • Tums

Les suppléments de métaux incluent ceux contenant du fer, du calcium et du magnésium.

Médicaments contre l'arythmie cardiaque

Le médicament dofétilide (Tikosyn) est prescrit pour le traitement des arythmies cardiaques (fréquence cardiaque irrégulière). Le dolutégravir peut faire augmenter le taux de dofétilide. Bien que celui-ci ne soit pas approuvé au Canada, de nombreux Canadiens s'en procurent aux États-Unis car les médecins de ce pays ont le droit de le prescrire. Le fabricant stipule que le dofétilide ne doit jamais être utilisé par les personnes recevant le dolutégravir, car les concentrations élevées du médicament cardiaque peuvent causer de graves dommages.

Anti-convulsivants

Oxcarbazépine, carbamazépine (Tegretol), phénobarbital, phénytoïne (Dilantin) – il ne faut pas prendre le dolutégravir avec ces médicaments parce que les données sont insuffisantes pour faire des recommandations concernant la posologie.

Antibiotiques

Rifampine – ce médicament réduit la concentration de dolutégravir dans le sang. Le fabricant recommande que le dolutégravir soit utilisé à raison de 50 mg deux fois par jour si la rifampine doit être utilisée. Cependant, si le patient a déjà utilisé un inhibiteur de l'intégrase dans le passé et qu'il présente une résistance virale connue ou soupçonnée à cette classe de médicaments, le fabricant recommande aux médecins et aux infirmiers de choisir un antibiotique autre que la rifampine si possible.

Médicaments contre le diabète

Metformine – comme le dolutégravir fait augmenter le taux de metformine dans le sang, le fabricant recommande que les patients diabétiques soient rigoureusement suivis lorsqu'ils commencent ou arrêtent un traitement comportant du dolutégravir. Le fabricant laisse aussi croire qu'il peut être nécessaire de réduire la dose de metformine pour certains patients recevant le dolutégravir.

Plantes médicinales

Le millepertuis (ou les composés qu'il contient comme l'hypéricine et l'hyperforine) peut réduire considérablement le taux de dolutégravir et ne devrait pas être utilisé. Même si le millepertuis est la seule plante médicinale mentionnée ici, il faut noter que d'autres plantes sont aussi susceptibles d'interagir avec ce médicament.

Aucune interaction attendue

Lors des essais cliniques, le dolutégravir n'a pas exercé d'effet cliniquement significatif sur les médicaments suivants :

  • ténofovir (Viread et dans le Truvada, l'Atripla, le Complera et le Stribild)
  • méthadone
  • midazolam
  • rilpivirine (Edurant et dans le Complera)
  • contraceptifs oraux contenant du norgestimate et de l'éthinyl estradiol
  • médicaments anti-VHC : bocéprévir et télaprévir

Résistance et résistance croisée

Au fur et à mesure que de nouvelles copies de VIH sont générées dans le corps, le virus modifie sa structure. On appelle ces modifications des mutations; les mutations peuvent permettre au VIH de résister aux effets des médicaments antirétroviraux, ce qui signifie qu'ils cesseront d'agir pour vous. Le fait de combiner le dolutégravir avec au moins deux autres agents anti-VIH retarde l'apparition de la résistance.

Pour réduire le risque de développer une résistance aux médicaments, il faut prendre les médicaments anti-VIH tous les jours en respectant à la lettre la posologie et les directives du médecin. Si vous retardez ou manquez vos prises de médicaments, ou si vous ne les prenez pas selon les instructions de votre médecin, le taux sanguin du dolutégravir risque de trop baisser. Dans pareil cas, votre VIH pourrait devenir résistant aux médicaments. Si vous avez de la difficulté à prendre vos médicaments de façon régulière et à suivre les instructions reçues, parlez-en à votre médecin, une infirmière ou à votre pharmacien. Ils vous proposeront des conseils utiles.

Lorsque le VIH a acquis une résistance à un médicament d’une catégorie donnée, il arrive parfois qu’il devienne résistant à d’autres médicaments de la même catégorie. On parle alors de résistance croisée. D’autres inhibiteurs de l’intégrase sont en voie de développement, notamment le dolutégravir. Cependant, si vous devenez résistant au dolutégravir, il est fort probable que vous développiez une résistance au dolutégravir.

Pour les patients dont le régime à base d'inhibiteur de l'intégrase est en train d'échouer, les médecins devraient faire analyser leur sang en laboratoire afin d'évaluer l'ampleur de la résistance aux inhibiteurs de l'intégrase. Cela aidera les médecins à déterminer s'il sera possible d'utiliser un inhibiteur de l'intégrase dans un régime futur.

Une étude a été menée aux États-Unis auprès d'environ 3 000 participants séropositifs dont le sang a été testé pour détecter la présence de VIH résistant. Les chercheurs ont constaté une résistance aux inhibiteurs de l'intégrase chez 16 % des participants. Leurs résultats portent à croire que, dans la majorité des cas, le dolutégravir aurait « une activité intégrale ou partielle » contre la majorité des souches du VIH résistantes aux inhibiteurs de l'intégrase. Toutefois, soulignons que 2 % de l'ensemble des participants (ou 12 % des participants dont le VIH était résistant aux inhibiteurs de l'intégrase raltégravir ou elvitégravir) présentaient un « niveau élevé de résistance au dolutégravir ».

Posologie

Le dolutégravir est offert sous forme de petit comprimé jaune dosé à 50 mg. Le dolutégravir est approuvé pour les personnes de 12 ans et plus qui pèsent au moins 40 kg (88 livres). On peut le prendre avec ou sans aliments. En général, les deux schémas posologiques suivants sont recommandés par le fabricant :

  • personnes n'ayant jamais suivi de TAR – 50 mg une fois par jour
  • personnes ayant suivi une TAR, mais n'ayant jamais utilisé d'inhibiteur de l'intégrase – 50 mg une fois par jour
  • personnes ayant déjà utilisé des inhibiteurs de l'intégrase et présentant une résistance connue ou soupçonnée à cette classe de médicaments – 50 mg deux fois par jour
  • personnes recevant l'un des médicaments suivants (sans égard à l'exposition antérieure aux inhibiteurs de l'intégrase) : éfavirenz, fosamprévir + ritonavir, tipranavir (Aptivus) + ritonavir, et rifampine – 50 mg deux fois par jour

Disponibilité

Le dolutégravir est homologué au Canada pour le traitement de l’infection au VIH chez les adultes dans le cadre d'une multithérapie associant d'autres médicaments anti-VIH. Votre médecin peut vous renseigner davantage sur la disponibilité et le remboursement du dolutégravir dans votre région. CATIE a créé un module électronique intitulé Accès aux médicaments anti-VIH : Programmes fédéraux, provinciaux et territoriaux d’accès aux médicaments qui contient de l’information sur le remboursement des médicaments au Canada.

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Auteur(s) : Hosein SR

Traduction : Boutilier A

Publié : 2016