Vision positive

printemps/été 2010 

Lettre de la rédaction

par David McLay


CHAQUE FOIS que je prépare un nouveau numéro de Vision Positive, je me réjouis de rencontrer des personnes vivant avec le VIH/sida (PVVIH) et d’écouter leurs histoires. Ce sont des gens solides, qui encaissent des coups durs, mais qui retombent toujours sur les pieds, la tête haute. Je m’émerveille devant leur courage lorsqu’ils racontent leur vécu, et ce numéro raconte la détermination de PVVIH des quatre coins du pays.

Il y a du courage dans le dévouement inlassable de Robyn Pardy, militante du sida : depuis 18 ans qu’elle combat le VIH, elle a pris la parole devant d’innombrables groupes et s’est vidé le cœur dans sa province natale de Terre-Neuve-et-Labrador et à des endroits aussi lointains que l’Afrique. Son travail infatigable — 500 heures de bénévolat en 2007 seulement — a également attiré l’attention du magazine Flare, qui l’a nommée bénévole de l’année en 2008.

Il y a du courage dans la ténacité des immigrants hispaniques séropositifs qui partagent leurs histoires dans le documentaire de Samuel López, Nuestras Caras, Nuestras Historias. Ils donnent un visage très visible au VIH dans une communauté qui n’est pas toujours à l’aise face à ce virus.

Il y a du courage dans le geste des trois hommes séropositifs qui parlent de leur co-infection par l’hépatite C. Soucieux d’avertir leurs camarades séropositifs, ils font face aux préjugés et mettent de côté leur malaise pour aborder des sujets très personnels.

Sur une note plus légère, Tom Hammond a pris son courage à deux mains par un matin glacial du mois de décembre pour réaliser son rêve de porter la flamme olympique.

Ayant pris connaissance de toutes ces histoires et sachant combien les gens font preuve de bravoure au quotidien, j’associe maintenant le terme « courage » non pas au lion mais aux PVVIH.

Comme toujours, nous vous invitons à faire parvenir vos fleurs, ou vos tomates, à dmclay@catie.ca.