Vision positive

été 2007 

Lettre de la rédaction

COMME NOUS LE DISONS SOUVENT, Vision positive est un magazine créé par des personnes vivant avec le VIH/sida à l’intention d’autres personnes vivant avec le VIH/sida pour décrire leurs réalités. Et il nous semble que nous connaissons un certain succès. En effet, nous sommes fiers des questions que nous abordons, des récits que nous racontons ainsi que des rédacteurs et des illustrateurs avec lesquels nous travaillons.

Mais cette observation générale a quelque chose de trop simple. Après tout, les 60 000 Canadiens vivant avec le VIH/sida, selon les estimations, viennent de tous les milieux, de toutes les générations, de toutes les régions et de toutes les cultures. Par conséquent, notre lectorat est aussi vaste que la population totale du Canada.

Notre page couverture illustre ce fait. Elle s’inspire de deux articles qui paraissent dans le présent numéro. L’un porte sur les jeunes séropositifs et l’autre, sur les personnes âgées séropositives. Ces deux groupes distincts et discrets ont différentes valeurs, différents besoins et différents points de vue. Malgré tout, les idées que ces deux articles véhiculent sont très similaires : comme les réalités et les traitements du VIH sont en constante évolution au Canada, les perceptions, la préparation et les programmes doivent aussi changer.

Premièrement, comme le révèle Laurette Lévy dans son article « Bien vieillir avec le VIH? », il y a encore beaucoup à apprendre sur les effets physiologiques et psychologiques à long terme de la séropositivité. Deuxièmement, l’infrastructure doit venir en aide à la population séropositive et vieillissante en formant des médecins généralistes en gérontologie, immunologie et psychologie et en offrant des commodités domiciliaires adaptées et un soutien financier adéquat, mais on ne fait que commencer à en parler.

On peut tirer le même constat de la jeunesse canadienne, puisque plus de la moitié des nouveaux cas de VIH au Canada sont diagnostiqués chez des jeunes. Comme Colleen Patterson l’indique dans son article « La vérité sur les jeunes », nous ne sommes pas prêts. Le financement insuffisant des organismes ne leur permet pas de mettre sur pied les programmes dont les jeunes ont besoin. Plusieurs mesures doivent être prises, mais rien n’est plus important que de s’engager, dès aujourd’hui, à ce que les programmes soient créés par des jeunes, en collaboration avec des jeunes.

Qui que vous soyez, nous espérons, qui que vous retirerez quelque chose d’utile de ce numéro de Vision positive.

— L’équipe de rédaction.

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