Réduction des méfaits et COVID-19

Les renseignements contenus sur cette page sont fondés sur les données probantes disponibles concernant la transmission et la prévention de la COVID-19 chez les personnes qui utilisent des drogues. Cette ressource a été conçue pour les prestataires de services directs et comprend des éléments à considérer pour les services de réduction des méfaits afin de soutenir les clients durant la pandémie. Cette ressource sera mise à jour lorsque de nouvelles données probantes émergeront. La dernière mise à jour date du 16 février 2021. 

Pour obtenir davantage de renseignements généraux sur la COVID-19, visitez la page de ressources sur la COVID-19 de CATIE.

Dans quelle mesure les personnes qui utilisent des drogues présentent-elles un risque accru de maladie grave associée à la COVID-19?

Les personnes qui utilisent des drogues au Canada présentent un risque accru de problèmes de santé durant la pandémie de la COVID-19. Ces répercussions peuvent être un résultat direct de l’infection à la COVID-19. Par contre, elles peuvent aussi être un résultat involontaire des mesures de santé publique de prévention de la transmission du virus qui cause la COVID-19, comme l’accès réduit aux services et la distanciation physique, qui ont parfois exacerbé la crise des surdoses.

Les répercussions de l’infection à la COVID-19

La COVID-19 est une affection qui touche principalement le système respiratoire. Les personnes qui ont déjà des affections médicales chroniques sont plus susceptibles d’avoir besoin de soins hospitaliers et de mourir si elles contractent la COVID-19. Les personnes qui utilisent des drogues ont un risque disproportionnellement plus élevé d’avoir des affections médicales chroniques préexistantes et sont plus susceptibles d’avoir un moins bon état de santé, principalement en raison des obstacles à l’accès aux soins de santé.

De plus, dans certains cas, la consommation de drogues peut directement augmenter le risque d’être gravement malade en cas d’infection à la COVID-19.

  • Fonctions pulmonaire et respiratoire compromises : les personnes dont les fonctions pulmonaire et respiratoire sont compromises peuvent présenter un risque accru d’être gravement malade si elles contractent la COVID-19. L’utilisation des opioïdes ou des méthamphétamines peut avoir un effet néfaste sur les poumons et le système respiratoire.
  • Effet dépressif des opioïdes sur la respiration : certains types de drogues, comme les opioïdes, les benzodiazépines et l’alcool, ont un effet dépressif sur la respiration (ils ralentissent la respiration), ce qui rend les utilisateurs plus vulnérables de se retrouver avec un apport insuffisant en oxygène qui circule dans l’organisme et qui atteint le cerveau, et d’être victime d’une surdose. Les symptômes respiratoires de la COVID-19 peuvent aggraver ces effets.

Quels sont les effets de la COVID-19 sur les personnes qui utilisent des drogues?

La COVID-19 peut exacerber les effets de certains types de drogues ou modifier la manière dont elles sont ingérées :

  • L’inhalation de drogues et les difficultés respiratoires associées : les effets respiratoires de la COVID-19 (toux sèche, difficultés respiratoires) peuvent rendre l’inhalation difficile (p. ex. nicotine, crack, cocaïne, meth en cristaux) et, inversement, l’inhalation de ces substances peut aggraver les difficultés respiratoires associées à la COVID-19.
  • Modifications du goût et de l’odorat : la COVID-19 est associée à des modifications du goût et de l’odorat, ce qui peut nuire à la capacité d’une personne de vérifier ses drogues.
  • Risque accru de surdose : les effets respiratoires de la COVID-19 peuvent accroître le risque de surdose mortelle. La COVID-19 affecte le système immunitaire et l’état général de santé, ce qui peut accroître le risque de surdose. De plus, il existe un risque connu de décès par surdose chez les personnes qui prennent des opioïdes et qui ont une maladie respiratoire chronique, laquelle peut être aggravée par la COVID-19.

De quelle manière les mesures de santé publique de prévention de la COVID-19 touchent-elles les personnes qui utilisent des drogues?

Dans certaines régions, les efforts de prévention de la transmission du virus qui cause la COVID-19 ont des conséquences involontaires sur les personnes qui utilisent des drogues, comme l’accès réduit aux services de réduction des méfaits et de santé, l’isolement accru, l’augmentation de l’imprévisibilité de l’approvisionnement en drogue illégale et le risque accru de surdose mortelle.

  • Accès réduit à divers services, dont ceux de réduction des méfaits : dans de nombreux cas, les mesures régionales mises en place pour réduire la transmission du virus qui cause la COVID-19 ont réduit l’accès aux services en personne pour les personnes qui utilisent des drogues, comme les services de réduction des méfaits et les centres de santé communautaires, les services d’intervention de proximité et les refuges. Ces services sont essentiels à la prestation de soins médicaux de courte durée, à la prévention des surdoses, à la satisfaction des besoins essentiels (p. ex. nourriture, abri, inclusion sociale), à la distribution de matériel de consommation de drogues neuf afin de réduire la transmission des virus transmissibles par le sang, comme l’hépatite C et le VIH, et à l’arrimage des personnes aux soins.
  • L’isolement accru et l’accès réduit au soutien social : dans de nombreuses régions, la distanciation physique a entraîné un isolement accru des personnes qui utilisent des drogues, la suspension des services de soutien social importants et la réduction des occasions de consommer des drogues avec d’autres personnes dans le but de prévenir les surdoses.
  • Augmentation de l’imprévisibilité de l’approvisionnement en drogues illégales et du risque de surdose mortelle : l’approvisionnement en drogues illégales au Canada a été perturbé par les mesures mises en place pour réduire la transmission du virus qui cause la COVID-19, notamment la fermeture des frontières et des entreprises. Cela a entraîné des changements involontaires au marché des drogues illégales; par exemple, l’approvisionnement en drogues illégales est devenu davantage imprévisible et toxique, les types de drogues disponibles ont changé et les prix ont augmenté. Ces changements ont modifié les habitudes de consommation, la disponibilité des stocks dont les gens ont besoin, les endroits où ils consomment et les risques liés au sevrage. Ces répercussions, combinées à une diminution du soutien social et à une augmentation de l’isolement, ont mené, sinistrement, à une augmentation marquée des surdoses mortelles durant la pandémie.
  • Aggravation de la crise du logement abordable : la pandémie a aussi exacerbé la crise du logement abordable au Canada, qui touche de manière disproportionnée les personnes qui utilisent des drogues. Les gens ont de la difficulté à payer leur loyer, et de nombreux refuges et programmes de halte-accueil ont fermé leurs portes ou réduit leur capacité. La densité élevée et les rassemblements qui caractérisent de nombreux refuges augmentent le risque de transmission du virus qui cause la COVID-19, puisqu’il est plus difficile de respecter la distanciation physique ou de s’isoler. De plus, les refuges temporaires ou d’urgence sont souvent situés loin des services de réduction des méfaits ou de prévention des surdoses. Cet éloignement géographique des services dont les gens dépendent a mené à une augmentation des surdoses mortelles dans les refuges dotés de chambres pour une personne et d’urgence.

Les répercussions présentées ci-dessus sont reliées et se renforcent mutuellement. L’émergence de la pandémie de la COVID-19 a exacerbé la crise des surdoses actuelle, intensifiant les défis rencontrés par les personnes qui utilisent des drogues.

Éléments pratiques à considérer pour remédier aux répercussions de la COVID-19 sur les personnes qui utilisent des drogues durant la pandémie

Comment peut-on prévenir la transmission du virus tandis que des personnes utilisent des drogues?

Les personnes utilisent des drogues pour différentes raisons, de différentes manières et dans différents contextes. Les recommandations suivantes peuvent aider à réduire le risque de transmission de la COVID-19 lors de l’utilisation de drogues.

Mesures de prévention générales

Les prestataires de services devraient recommander à leurs clients de combiner les méthodes de prévention générales suivantes pour aider à prévenir la transmission :

  • Portez un masque ou un couvre-visage lorsque vous êtes en public et que vous pourriez être en contact étroit avec d’autres personnes. Vous devriez aussi porter un masque ou un couvre-visage lorsque vous vous trouvez dans un espace intérieur avec des personnes qui ne font pas partie de votre ménage ou de votre cercle social. Les cercles sociaux, parfois nommés « bulles », désignent les groupes limités de personnes avec lesquelles vous avez un contact physique étroit, notamment les membres de votre ménage et des personnes à l’extérieur de ce dernier. Certaines autorités de la santé ont rendu obligatoire le port du masque non médical ou du couvre-visage dans les lieux publics. Lorsque la transmission communautaire du virus qui cause la COVID-19 est très élevée, il peut être nécessaire de porter un masque à l’intérieur et à l’extérieur lorsque vous êtes avec des personnes qui ne font pas partie de votre ménage.
  • Réduisez le temps passé à l’intérieur avec des personnes qui ne font pas partie de votre ménage ou de votre cercle social, particulièrement si les gens chantent, crient ou respirent fort (p. ex. font de l’exercice).  
  • Maintenez une distance d’au moins deux mètres avec les personnes à l’extérieur de votre ménage ou de votre cercle social pour aider à prévenir la transmission du virus.   
  • Lavez-vous les mains fréquemment avec de l’eau et du savon ou utilisez du désinfectant pour les mains afin de prévenir la transmission découlant d’un contact avec des surfaces contaminées. Évitez de toucher votre visage avec vos mains non lavées et nettoyez fréquemment les surfaces touchées avec un désinfectant. 
  • Faites-vous vacciner contre la COVID-19. Les personnes vaccinées doivent tout de même respecter les méthodes de prévention énumérées ci-dessus.

La transmission communautaire de la COVID-19 varie au fil du temps et selon les régions à mesure que le nombre de cas actifs grimpe et chute. Lorsque la transmission communautaire est très élevée, des mesures de prévention additionnelles peuvent être recommandées. Il est recommandé de consulter les autorités locales en matière de santé publique pour obtenir les directives les plus récentes sur la manière de prévenir la transmission du virus qui cause la COVID-19.

La prévention durant la consommation de drogues

Le plus grand facteur de risque de transmission durant la consommation de drogues provient de l’exposition prolongée dans un endroit fermé à une personne atteinte du virus qui cause la COVID-19. Voici certains éléments à considérer pour prévenir l’exposition :

  • Limitez les contacts avec les autres si une infection à la COVID-19 est possible ou soupçonnée. Si une personne ne se sent pas bien, a des symptômes liés à la COVID-19 ou a récemment été exposée à une personne atteinte de la COVID-19, elle devrait éviter tout contact avec les autres et s’auto-isoler. Elle devrait aussi envisager de passer un test de dépistage de la COVID-19. Les premiers symptômes de l’infection à la COVID-19 peuvent être confondus avec les symptômes de sevrage ou d’autres maladies. Il est important de noter que la COVID-19 peut être transmise même en l’absence de symptômes. L’approche la plus sûre est de tenir pour acquis que n’importe qui peut avoir la COVID-19 et de se protéger contre les expositions.
  • Limitez la taille des cercles sociaux pour la consommation de drogues. Le maintien de petits cercles sociaux composés de partenaires habituels de consommation de drogues aidera à limiter le risque d’exposition à la COVID-19. La surdose est un risque permanent pour les personnes qui utilisent des drogues durant la pandémie de la COVID-19. Ne pas consommer seul et avoir toujours de la naloxone sur soi sont les deux mesures les plus importantes qu’une personne peut prendre pour réduire son risque de surdose mortelle.

Les méthodes additionnelles suivantes peuvent aider à prévenir la transmission du virus qui cause la COVID-19, bien que leur efficacité dans le contexte de la consommation de drogues soit inconnue : 

  • Utilisez du matériel neuf chaque fois et ne partagez pas votre matériel avec les autres. Le partage de matériel de consommation de drogues est une voie de transmission potentielle du virus qui cause la COVID-19, particulièrement si le matériel est entré en contact avec des gouttelettes projetées par le nez ou la bouche d’une personne (pailles, pièces buccales, pipes, cigarettes, bouteilles, briquets) ou avec des mains non lavées. Le fait de ne pas partager le matériel de consommation de drogues et d’utiliser du matériel neuf chaque fois aidera à prévenir la transmission du virus qui cause la COVID-19, ainsi que d’autres virus comme l’hépatite C et le VIH.
  • Lavez-vous les mains avant et après avoir consommé et ne touchez pas le matériel des autres. L’application des mesures d’hygiène générales au matériel et aux endroits où les drogues sont consommées est une manière efficace de prévenir la transmission du virus causé par la COVID-19. Cela consiste à se laver les mains avant et après avoir consommé, à préparer les drogues individuellement et à ne pas manipuler le matériel des autres, à nettoyer les surfaces avec de l’eau et du savon, et à jeter de manière sécuritaire le matériel usagé dans un récipient destiné aux objets tranchants ou contaminants. 
  • Assurez-vous que l’endroit où les drogues sont consommées est bien ventilé. L’exposition prolongée à d’autres personnes dans des endroits fermés augmente le risque de transmission du virus qui cause la COVID-19, même lorsque la distanciation physique est respectée. Les personnes qui consomment en compagnie d’autres personnes dans un endroit fermé devront aussi envisager de porter un masque. Ouvrir les fenêtres peut aider à accroître la ventilation à l’intérieur.

Quels éléments sont à considérer pour la prévention et les interventions en cas de surdose durant la pandémie de la COVID-19?

Les recommandations en matière de prévention des surdoses mortelles et de prévention de la transmission de la COVID-19 se contredisent parfois. Par exemple, la distanciation physique et la consommation de drogues en solitaire diminuent le risque de transmission du virus qui cause la COVID-19, mais augmentent le risque de décès par surdose. Pour aider les personnes à prendre des décisions éclairées concernant leur santé durant cette période, il est important que les programmes de première ligne continuent de diffuser des conseils sur la prévention des surdoses tout en reconnaissant le contexte actuel de la pandémie de la COVID-19. Cela pourrait comprendre les mesures suivantes :

Assurez-vous que les clients connaissent les plus récentes recommandations de la santé publique.

  • Éduquez vos clients et les membres de la communauté et fournissez-leur des renseignements à jour sur la prévention générale de la COVID-19. Vous pouvez notamment leur recommander de garder deux mètres de distance entre eux, de porter un masque, de se laver les mains régulièrement et de restreindre leurs contacts sociaux à un seul ménage.
  • La quantité de virus dans une communauté peut changer au fil du temps et, par conséquent, les approches de prévention aussi. Les gens devraient consulter leur autorité locale en matière de santé publique pour obtenir les directives les plus récentes sur la manière de prévenir la transmission du virus.

Encouragez les gens à ne pas consommer seul et explorez avec eux leurs options pour consommer avec d’autres personnes.

  • Créer des cercles sociaux de deux personnes, ou consommer avec une autre personne (préférablement la même personne chaque fois), peut être une manière efficace de réduire le risque de surdose mortelle et l’isolement.
  • Pour les clients qui utilisent seuls, la technologie (téléphone, texto, appel virtuel) peut être un moyen pratique d’être en contact avec une autre personne qui sera au courant de leurs moments de consommation, qui vérifiera qu’ils sont bien, et qui communiquera avec les services d’urgence au besoin. Des lignes téléphoniques, qui permettent à une personne d’en surveiller une autre virtuellement, sont maintenant accessibles partout au Canada et sont une option à la consommation en solitaire.

Distribuez de la naloxone.

  • Ne pas consommer seul et toujours avoir de la naloxone sur soi sont les mesures les plus importantes qu’une personne peut prendre pour réduire son risque de surdose mortelle.
  • Alors que la présence d’une autre personne ne réduira pas le risque de surdose, il est essentiel d’éduquer les clients sur la manière d’utiliser la naloxone et de les encourager à être accompagné d’une personne qui est en mesure d’intervenir en cas de surdose pour prévenir les surdoses mortelles.
  • Il est aussi utile de décaler la consommation, de sorte que les gens ne consomment pas en même temps et qu’à n’importe quel moment au moins une personne soit en mesure d’intervenir en cas de surdose.
  • Les services de prévention des surdoses ou de consommation supervisée peuvent aussi offrir un endroit sécuritaire pour consommer, là où ils sont disponibles.

Assurez-vous que les clients et les prestataires de services savent comment intervenir en cas de surdose.

  • Bien que la respiration de sauvetage et les compressions thoraciques augmentent le risque de transmission du virus qui cause la COVID-19, ces mesures sont nécessaires pour s’assurer que la personne en surdose reçoit de l’oxygène et éviter les dommages au cerveau.
  • Si une personne intervient en cas de surdose, elle devrait suivre les étapes de sauvetage.
  • Voici certains des éléments à considérer pour réduire le risque de contact respiratoire lors d’une intervention en cas de surdose :
    • Donnez la naloxone plus tôt afin de renverser une surdose, plutôt que d’attendre ou de pratiquer la respiration artificielle.
    • Pratiquez la réanimation cardiorespiratoire (RCR) avec «les mains seulement», portez un masque et couvrez le visage de la personne recevant la RCR.

Aiguillez les clients vers des programmes de traitement de la toxicomanie.

  • Mettre les clients en contact avec des programmes de méthadone ou de Suboxone et d’approvisionnement en matériel sécuritaire peut les aider durant cette période.

De quelle manière les services de réduction des méfaits de première ligne peuvent-ils soutenir les clients durant la pandémie de la COVID-19?

L’émergence de la pandémie de la COVID-19 a perturbé considérablement la prestation des services essentiels de réduction des méfaits, et cela a eu des répercussions variables au Canada. Un effort concerté visant à maintenir et à prioriser les services de réduction des méfaits est essentiel pour soutenir les personnes qui utilisent des drogues durant et au-delà de la pandémie de la COVID-19.

Les programmes de première ligne partout au pays adoptent des méthodes pour offrir leurs services durant la pandémie de la COVID-19 qui sont de plus en plus innovantes et aisément accessibles. Voici quelques exemples pratiques de ce que font les programmes de première ligne pour continuer à soutenir leurs clients durant la pandémie de la COVID-19 :

  • Accroître les services d’intervention de proximité et ambulants dans la collectivité, par exemple en mettant sur pied des refuges et des campements temporaires et en organisant la livraison de matériel neuf et de médicaments aux clients en isolement.
  • Augmenter les services de réduction des méfaits en facilitant l’accès à une grande variété de matériel de consommation de drogues neuf et aux trousses de naloxone à différents moments et endroits.
  • Aider les clients à rester en contact avec les programmes de réduction des méfaits par téléphone ou Internet.
  • Établir des partenariats avec d’autres services communautaires et offrir des services variés de manière intégrée.
  • S’assurer que les besoins de base (nourriture, vêtements, abri) des clients sont comblés.
  • Conseiller les clients sur la manière de prévenir la transmission de la COVID-19 et aborder les répercussions de la pandémie sur leur consommation (p. ex. matériel, approvisionnement en drogue, isolement) et leurs autres besoins en matière de soins de santé (p. ex. médicaments).
  • Informer les clients des interruptions des services.

Plusieurs approches peuvent être adoptées par les services de première ligne afin de soutenir leur personnel dans le contexte de la pandémie de la COVID-19, notamment les suivantes :

  • Assurer un environnement de travail sécuritaire qui comprend le respect des directives de prévention et de contrôle des infections actuelles pour tous les prestataires de services.
  • Se tenir informé des cas de COVID-19 dans la région, anticiper les changements aux activités et surmonter les défis qui surviennent.
  • Accroître l’accès aux services sociaux et de santé mentale pour les travailleurs, notamment à des services pour le deuil.
  • Faire preuve de flexibilité quant à l’horaire et aux congés.
  • Inclure le personnel et les pairs intervenants dans la planification et la proposition de changements, en portant une attention particulière aux répercussions sur le travail des pairs intervenants durant la pandémie.
  • Favoriser l’accès au test de dépistage de la COVID-19, l’accès aux professionnels de la santé pour les personnes atteintes de la COVID-19 et l’accès au vaccin contre la COVID-19.

À quels éléments importants faut-il penser pour les clients qui présentent un risque de contracter le VIH ou l’hépatite C ou qui vivent avec l’un ou l’autre durant la pandémie de la COVID-19?

Hépatite C

L’hépatite C est un virus qui cause des dommages au foie et des maladies du foie au fil du temps. L’hépatite C est répandue chez les personnes qui s’injectent des drogues.

Il n’y a pas de données probantes robustes selon lesquelles l’hépatite C serait associée à un risque accru d’infection au virus qui cause la COVID-19 ou de maladie grave associée à la COVID-19. Cependant, si une personne a une maladie du foie avancée (cirrhose) découlant de l’infection à l’hépatite C, elle présente un risque accru de maladie grave et de mortalité si elle contracte la COVID-19.

Les experts considèrent que le vaccin contre la COVID-19 est sécuritaire et efficace chez les personnes atteintes de l’hépatite C.

On recommande aux personnes vivant avec l’hépatite C qui contractent la COVID-19 de continuer leur traitement de l’hépatite C s’ils en suivent un. Quant aux personnes qui contractent la COVID-19, mais qui n’ont pas encore entamé de traitement de l’hépatite C, elles devraient attendre de guérir de la COVID-19 pour le faire.

VIH

Le VIH est un virus qui affaiblit le système immunitaire, les défenses innées de l’organisme contre les maladies. Les personnes qui utilisent des drogues sont touchées de manière disproportionnée par le VIH.

Une personne séropositive suivant un traitement et ayant un système immunitaire fort et une charge virale indétectable ne devrait pas présenter de risque accru de contracter le virus qui cause la COVID-19 ou d’être gravement malade de la COVID-19.

Pour les personnes vivant avec le VIH, trois facteurs de risque principaux peuvent augmenter le risque de maladie grave associée à la COVID-19 : un système immunitaire affaibli, des affections médicales sous-jacentes et la vieillesse.

Les experts considèrent que le vaccin contre la COVID-19 est sécuritaire et efficace chez les personnes atteintes du VIH.

Pour en savoir plus, consultez la ressource de CATIE qui comprend des renseignements à jour sur la COVID-19 pour les personnes vivant avec le VIH abordant la manière de prendre en charge leur santé durant la pandémie de la COVID-19.

Les renseignements contenus sur cette page sont fondés sur les recherches disponibles concernant la transmission et la prévention de la COVID-19. Cette ressource sera mise à jour lorsque de nouvelles données probantes émergeront. La dernière mise à jour date du 16 février 2021. 

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