Une décennie après le lancement de la campagne « indétectable = intransmissible » (I=I), le message clair qu’elle véhicule, à savoir que les personnes vivant avec le VIH dont la charge virale reste indétectable ne peuvent pas transmettre le virus par voie sexuelle, est devenu un outil puissant de réduction de la stigmatisation et d’amélioration de la santé et du bien-être des personnes séropositives. Mais si la notoriété de ce message s’est accrue, en particulier parmi les personnes vivant avec le VIH et les hommes gais, bisexuels et autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (hommes gbHARSAH), des lacunes se font encore sentir sur le plan de la sensibilisation au principe I=I et de la confiance dans cette stratégie de prévention.
Dans le présent article, nous passons en revue les avantages de la sensibilisation au principe I=I et examinons le degré de connaissance de ce message parmi différentes populations du Canada. Nous présenterons également de l’information destinée à aider les prestataires de services à transmettre le message « I=I » de manière claire, inclusive et exempte de jugement.
« I=I » : d’une campagne de terrain à un mouvement mondial
« I=I » a débuté comme une campagne de terrain visant à diffuser le message selon lequel les personnes vivant avec le VIH qui suivent un traitement et dont la charge virale reste indétectable ne peuvent pas transmettre le VIH par voie sexuelle1,2. Depuis plusieurs années, les données probantes s’accumulaient, notamment après deux études scientifiques rigoureuses qui ont permis de démontrer qu’un traitement efficace contre l’infection par le VIH empêche la transmission du virus par voie sexuelle3,4. Conscientes des répercussions immenses que cette découverte pouvait avoir, des personnes vivant avec le VIH et leurs allié·e·s se sont regroupé·e·s et ont constitué la Prevention Access Campaign. C’est ainsi qu’est né le slogan « I=I » et que la campagne du même nom a été lancée en 2016.
La Prevention Access Campaign et ses partisan·e·s ont fait pression sur les organismes de santé et les gouvernements pour qu’ils entérinent le message « I=I »2. Depuis le lancement de la campagne, d’autres études ont permis de confirmer que le risque de transmission sexuelle du VIH est nul lorsqu’une personne présente une charge virale indétectable5-8. Les efforts de sensibilisation menés sur le terrain, associés à la multiplication des données probantes, ont contribué à amplifier la portée de la campagne. CATIE a entériné le principe I=I en 2017, et le Canada est devenu le premier pays à adopter ce message en 20181. La campagne « I=I » a pris l’ampleur d’un mouvement mondial. Aujourd’hui, le principe I=I est reconnu par plus de 100 pays et plus de 1000 organismes dans le monde1,2.
Pourquoi il est important de sensibiliser le public au principe I=I
Il ressort des travaux de recherche que la sensibilisation au principe I=I est associée à de nombreux résultats favorables, à savoir :
- l’acceptation de sa propre séropositivité pour le VIH2,9,10;
- la réduction de la stigmatisation sociale liée au VIH10,11;
- une plus grande aisance à divulguer la séropositivité pour le VIH et un taux accru de divulgation12;
- une amélioration de la santé globale, y compris physique, mentale et sexuelle, des personnes vivant avec le VIH12;
- une meilleure observance du traitement antirétroviral et des taux accrus de suppression virale12;
- la réduction de l’anxiété en matière de rapports sexuels, notamment par la confiance dans l’utilité du principe I=I comme seule stratégie de prévention, et le renforcement du sentiment de normalité, d’aisance, d’autonomie et de sécurité dans les relations au sein des couples sérodiscordants13,14;
- l’accès facilité à des partenaires sexuel·le·s et la diminution du rejet par les partenaires sexuel·le·s sur la base de la séropositivité pour le VIH15.
Sensibilisation des prestataires de soins de santé et diffusion du message I=I
Les prestataires de soins de santé peuvent être d’importants vecteurs d’informations précises sur le VIH et contribuer à normaliser les conversations concernant le principe I=I. Cependant, au Canada, de nombreux prestataires ne sont pas pleinement au fait du message et n’en discutent pas avec leurs patient·e·s.
Un sondage réalisé en 2023 par Santé Canada a révélé qu’un peu plus de la moitié (54 %) des prestataires de soins de santé avaient entendu parler du principe I=I, mais que seuls 18 % estimaient en avoir une connaissance approfondie16. La sensibilisation était plus élevée chez les prestataires exerçant en milieu communautaire (63 %) que chez ceux qui exercent dans des cliniques (52 %) ou des hôpitaux (53 %). Parmi les prestataires de soins de santé qui avaient entendu parler de I=I, 97 % ont convenu qu’il s’agissait d’un message important à communiquer aux personnes vivant avec le VIH. Toutefois, plus d’un quart (26 %) ont déclaré qu’ils ne parlaient jamais du principe I=I avec leurs patient·e·s séropositif·ve·s pour le VIH.
Des études ont permis de cerner plusieurs raisons pour lesquelles les prestataires de soins de santé peuvent omettre d’aborder le message « I=I » avec leurs patient·e·s. Certains prestataires ont déclaré qu’ils hésitaient à communiquer ce message, car ils craignaient que la formule « risque nul » ne soit exagérée d’un point de vue scientifique, et préféraient décrire le risque comme « négligeable » ou « extrêmement faible »17. D’autres étaient moins enclin·e·s à engager la conversation si les patient·e·s ne se montraient pas désireux·ses de parler de santé sexuelle ou n’abordaient pas eux·elles-mêmes le sujet17. Les prestataires ont également déclaré avoir été confronté·e·s au scepticisme de leurs patient·e·s et à la stigmatisation liée au VIH que ceux-ci et celles-ci avaient subie, ce qui rendait les discussions sur le principe « I=I » plus difficiles; ils·elles estimaient par ailleurs que le manque de ressources adaptées à la culture entravait leur capacité à relayer le message de manière constructive et valorisante auprès des diverses populations17. Les prestataires s’inquiètent également de certaines conséquences imprévues, telles que les grossesses et la transmission du VIH ou d’autres infections transmissibles sexuellement, si le principe I=I est interprété à tort comme un substitut à toutes les stratégies de rapports sexuels plus sécuritaires17,18.
En fin de compte, il s’avère qu’il ne suffit pas de sensibiliser les prestataires de soins de santé. Il faut les aider à comprendre les données probantes qui sous-tendent le principe I=I et à se sentir à même de transmettre des messages clairs, cohérents et rassurants17. En tant que vecteurs d’information, les prestataires sont bien placés pour sensibiliser le public et favoriser l’acceptation du principe I=I.
Sensibilisation et confiance à l’égard du message I=I parmi les populations clés
Sensibilisation parmi les personnes vivant avec le VIH
Les études sur la sensibilisation au principe I=I parmi les personnes vivant avec le VIH au Canada sont plutôt limitées, mais il ressort des données disponibles que bon nombre de ces personnes en ont entendu parler et qu’environ la moitié d’entre elles en ont discuté avec leur prestataire de soins de santé.
Une étude canadienne menée entre 2018 et 2024 auprès de personnes vivant avec le VIH a révélé que 72 % des participant·e·s avaient entendu parler du principe I=I19. La sensibilisation était nettement moins élevée chez les personnes hétérosexuelles et bisexuelles, chez les personnes n’ayant pas terminé leurs études secondaires ou sans emploi, et elle était légèrement moins élevée chez les personnes s’identifiant comme Autochtones19.
Il ressort des données canadiennes que 51 %19 à 56 %12 des personnes vivant avec le VIH ont discuté du principe I=I avec un prestataire de soins de santé. Les personnes âgées de plus de 35 ans étaient moins susceptibles d’avoir eu des discussions à ce sujet que les jeunes adultes, tandis que les personnes noires étaient plus susceptibles que les personnes blanches d’en avoir discuté avec leur prestataire de soins19.
Sensibilisation parmi certains groupes de personnes vivant avec le VIH
La sensibilisation au principe I=I semble particulièrement élevée parmi les hommes gbHARSAH vivant avec le VIH au Canada. Dans le cadre d’un sondage national mené auprès d’hommes gbHARSAH, de personnes bispirituelles et de personnes non binaires vivant avec le VIH au Canada, 95 % des répondant·e·s ont déclaré connaître le principe I=I en 2018, pourcentage qui est passé à 98 % en 2019 et en 202115.
Ces niveaux élevés de sensibilisation chez les hommes gbHARSAH vivant avec le VIH sont encourageants, mais les données concernant d’autres groupes font défaut. D’autres études sont nécessaires pour appréhender la sensibilisation parmi d’autres communautés, telles que les femmes, les personnes trans, les communautés africaines, caraïbéennes et noires, les communautés autochtones et les personnes qui font usage de drogues. Pour que tout le monde puisse tirer profit du principe I=I, toutes les personnes vivant avec le VIH ont besoin d’information claire et précise à ce sujet, quelle que soit la communauté à laquelle elles appartiennent.
Sensibilisation parmi les communautés touchées de manière disproportionnée par le VIH
Peu d’études ont porté jusqu’à présent sur la sensibilisation au principe I=I parmi les communautés touchées de manière disproportionnée par le VIH au Canada. Les données disponibles indiquent que la sensibilisation est élevée chez les hommes gbHARSAH, mais qu’elle semble plus faible dans les communautés noires et autochtones. Les données concernant les autres communautés font défaut.
Parmi les hommes gbHARSAH séronégatifs, les personnes bispirituelles et non binaires qui suivent une prophylaxie pré-exposition (PrEP), la sensibilisation au principe I=I est passée de 92 % en 2018 à 96 % en 2021, selon les résultats d’un sondage pancanadien15. Parmi ceux qui ne suivent pas de PrEP, la sensibilisation est passée de 69 % en 2018 à 78 % en 2021. Il en ressort que la sensibilisation a augmenté au fil du temps dans les deux groupes, même si elle reste systématiquement plus élevée chez les personnes qui suivent une PrEP.
Les résultats des travaux de recherche indiquent que le niveau de sensibilisation varie parmi les hommes gbHARSAH qui sont séronégatifs pour le VIH et ceux qui ignorent leur état sérologique. Les personnes confrontées à de multiples formes de marginalisation, telles que l’identité transgenre, la racialisation ou les faibles revenus, étaient moins susceptibles de connaître le principe I=I, même si l’on tient compte d’autres facteurs (p. ex. l’âge, le type de relations)20. À l’inverse, la sensibilisation au principe I=I était plus élevée chez les personnes qui se savaient séronégatives pour le VIH, qui avaient annoncé à leur prestataire de soins de santé leur orientation sexuelle, qui étaient célibataire ou dans une relation ouverte, ou qui présentaient un risque accru d’infection par le VIH sur la base d’une évaluation standard20. Ces résultats mettent en évidence des inégalités en matière de sensibilisation au principe I=I et la nécessité de mener des actions ciblées auprès des hommes gbHARSAH séronégatifs, en particulier ceux qui sont confrontés à de multiples formes de marginalisation.
Selon les données de 2023, certaines communautés racisées sont peu sensibilisées à ce message. Seuls 10 % des personnes noires ont déclaré avoir bel et bien entendu parler du principe I=I, tandis que 28 % ont déclaré en avoir vaguement entendu parler. En revanche, seuls 5 % des personnes autochtones ont déclaré avoir bel et bien entendu parler de ce message16. Ces disparités font ressortir la nécessité d’une campagne de sensibilisation adaptée à la culture des populations concernées, organisée par les communautés, permettant de garantir que tous les groupes touchés de manière disproportionnée par le VIH connaissent et comprennent le principe I=I.
Sensibilisation du grand public
Les rares données disponibles en la matière indiquent que le niveau de sensibilisation du grand public est bien inférieur à celui des hommes gbHARSAH séronégatifs, et légèrement inférieur à celui des communautés noires, mais légèrement supérieur à celui des communautés autochtones.
Les données canadiennes indiquent qu’en 2023, 19 % des membres du grand public avaient entendu parler du principe I=I, parmi lesquels 6 % en avaient bel et bien entendu parler et 13 % en avaient le vague souvenir16. En 2025, le niveau de sensibilisation était de 20 %24.
En 2025, moins de la moitié des personnes interrogées parmi le grand public ont déclaré avoir connaissance des données scientifiques étayant le principe I=I, et seuls 14 % ont déclaré que leur prestataire de soins primaires avait déjà abordé le sujet24.
Confiance à l’égard du message I=I parmi les populations clés
Si la sensibilisation au principe I=I s’est accrue au cours de la dernière décennie, notamment parmi les hommes gbHARSAH et les personnes vivant avec le VIH, la sensibilisation seule n’est pas garante de la confiance à l’égard du message. Il ressort de plusieurs études que de nombreuses personnes ayant connaissance du principe I=I ne croient pas, ou pas tout à fait, qu’il est impossible pour une personne vivant avec le VIH, suivant un traitement et dont la charge virale est indétectable, de transmettre le virus à ses partenaires sexuel·le·s18,21. Cette réticence, parfois appelée « scepticisme quant à la non-transmissibilité », n’est pas seulement liée à une mécompréhension des fondements scientifiques, mais également à la stigmatisation et à la méfiance, notamment à l’égard du message lui-même et, parfois aussi, à l’observance du traitement par les partenaires21,22. Les premiers travaux de recherche menés auprès d’hommes gbHARSAH à Vancouver (2016-2017) ont permis de constater que beaucoup d’entre eux interprétaient I=I comme « faible risque » plutôt que « risque nul »21. Parmi les sujets séronégatifs pour le VIH, certains ont exprimé leur incertitude et leur crainte persistante quant à la possibilité d’une transmission21. Certains participants ont déclaré qu’ils continuaient à éviter les rapports sexuels avec des personnes vivant avec le VIH ou qu’ils n’avaient des rapports sexuels qu’avec des condoms, même s’ils connaissaient le principe I=I21. Cependant, des études plus récentes menées auprès d’hommes gbHARSAH séronégatifs pour le VIH qui suivaient une PrEP en Ontario (2020-2022) font état d’une confiance croissante dans le fait que « indétectable » signifie effectivement « intransmissible ». Cette confiance s’est renforcée à mesure que le message était plus largement accepté au sein de la communauté22. Pour beaucoup, cela se traduisait par une plus grande disposition à avoir des relations sexuelles avec des personnes vivant avec le VIH22.
Les résultats d’une étude menée entre 2016 et 2018 auprès de personnes dans un couple sérodiscordant ont permis de constater que seule la moitié (53,2 %) d’entre elles avait confiance dans le principe I=I. Cette opinion était la même quel que soit l’état sérologique, puisque 49,0 % des participant·e·s séronégatif·ve·s pour le VIH et 57,4 % des participant·e·s séropositif·ve·s pour le VIH ont déclaré prêter foi au principe I=I23. Cependant, une étude canadienne plus récente (2018-2024) a révélé qu’un peu plus des deux tiers (67 %) des personnes vivant avec le VIH prêtaient foi au message I=I19.
Si l’acceptation du principe I=I semble gagner du terrain parmi les hommes gbHARSAH et les personnes vivant avec le VIH, les constatations concernant le grand public ne vont pas dans le même sens. En 2025, seuls 20 % des Canadien·ne·s considéraient le message I=I comme très crédible, 20 % le trouvaient moyennement crédible et 14 % le trouvaient vaguement crédible. La connaissance préalable du principe I=I était le facteur prédictif le plus important s’agissant de déterminer si une personne prêtait foi au message24.
Ces résultats montrent que la connaissance du principe I=I ne se traduit pas toujours par la confiance ou l’acceptation. Le scepticisme peut entraver la confiance dans le principe I=I en matière de décisions concernant la sexualité et compromettre bon nombre des autres avantages liés à ce principe. Bien que nous ne disposions pas de données comparables sur la sensibilisation et la confiance parmi les populations touchées de manière disproportionnée par le VIH, un scepticisme de même nature peut se constater parmi les populations qui n’ont pas encore fait l’objet d’études. Il est donc important de déployer des initiatives à long terme visant à renforcer la sensibilisation et la confiance parmi toutes les populations.
Comment les prestataires de services peuvent-ils communiquer efficacement le message I=I et en tirer le meilleur parti?
Les prestataires de services peuvent contribuer à sensibiliser le public au message « I=I » en intégrant l’information sur ce sujet dans leurs conversations avec leurs client·e·s, quel que soit leur état sérologique. Il est important de faire comprendre avec assurance et clarté qu’il n’y a aucun risque de transmission du VIH par voie sexuelle lorsque la charge virale d’une personne est indétectable9. Les prestataires de services doivent être prêt·e·s à expliquer les données qui étayent le principe I=I aux client·e·s qui pourraient douter de la validité du message du fait de la mésinformation ou de la stigmatisation persistante attachée au VIH.
Les prestataires de services peuvent contribuer à améliorer la sensibilisation au principe I=I en affinant la manière dont le message est transmis. Adapter l’information et les interventions de proximité à des communautés particulières, notamment celles qui sont insuffisamment exposées au message, est un moyen de les rendre plus utiles et plus efficaces. Cela implique notamment d’utiliser un langage et des approches adaptés à la culture des personnes concernées, et de coopérer avec les membres des communautés afin de s’assurer que le message trouve un écho auprès d’eux sur le plan de leurs valeurs culturelles, de leurs expériences et de leurs besoins.
Lorsqu’on informe les client·e·s au sujet du principe « I=I », il est important de garder à l’esprit que tout le monde n’est pas en mesure d’entamer ou de poursuivre un traitement. De nombreuses personnes sont confrontées à des obstacles structurels et individuels, entre autres diverses formes de stigmatisation, de racisme, de pauvreté et de précarité du logement, qui peuvent rendre difficile, voire impossible, la poursuite des soins et du traitement. Les défenseurs des intérêts des personnes concernées signalent que le message « I=I », s’il n’est pas transmis avec précaution, peut avoir pour effet involontaire de renforcer la stigmatisation à l’égard des personnes dont la charge virale n’est pas indétectable ou qui ne suivent pas de traitement9,25.
Les conversations doivent être empreintes de respect et d’empathie et être exemptes de jugement. Les prestataires peuvent aider les personnes concernées à entamer un traitement lorsqu’elles se sentent prêtes, et à continuer à le suivre en tenant compte des déterminants sociaux de la santé plus généraux qui conditionnent l’accès au traitement et l’observance thérapeutique. Cela suppose notamment de mettre les client·e·s en liaison avec des services divers, tels que l’aide au logement, les soins de santé mentale, le soutien par les pairs, la réduction des méfaits et les programmes d’aide au revenu, afin de jeter les bases nécessaires à la volonté de se faire soigner et à la réussite à long terme du traitement.
Les prestataires de services peuvent apporter leur aide aux client·e·s qui veulent entamer un traitement ou pour qui l’observance est difficile. Cette aide peut prendre la forme d’un soutien direct, par exemple, en les orientant vers un·e prestataire de soins, en déterminant les moyens de prendre en charge le coût des médicaments et en établissant des stratégies visant à favoriser l’observance du traitement. Elle peut également consister à aborder des facteurs sociaux et structurels plus généraux qui constituent des obstacles à l’accès au traitement et au maintien de la prise en charge.
Le principe I=I peut également être un puissant outil de plaidoyer pour les prestataires de services. Il met en évidence la nécessité d’un accès équitable au traitement et à la prise en charge des personnes vivant avec le VIH, de manière à ce que chacun·e puisse tirer les avantages d’une charge virale indétectable. Il permet également d’étayer les appels à la révision des lois et des politiques dont l’application a pour effet de criminaliser la non-divulgation du VIH, en faisant valoir que les données scientifiques ne justifient plus ces approches juridiques26,27.
Ressources connexes
Le pouvoir de l’indétectable : le traitement du VIH prévient la transmission – Ressource de CATIE pour les client·e·s
Traiter le VIH pour le prévenir – Ressource de CATIEpour les client·e·s
indétectable = intransmissible – Série de vidéos réalisée par CATIE en partenariat avec la Prevention Access Campaign
Le traitement du VIH et la charge virale indétectable pour prévenir la transmission du VIH – Feuillet d’information de CATIE
Le traitement comme pouvoir d’agir : l’avancement de la prise en charge du VIH avec I = I – Cours autodirigé. Ce cours a été élaboré par l’Université de la Colombie-Britannique, pour les prestataires de services.
Références
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Révision externe des textes en anglais effectuée par : Daniel Grace et Mark Randall
À propos de l'autrice
Mallory Harrigan est spécialiste en connaissances, Dépistage du VIH chez CATIE. Elle détient une maîtrise en psychologie communautaire.