Point de mire sur la prévention

Printemps 2016 

Mise à jour sur la recherche : La notification intensive des partenaires identifie des personnes qui ne sont pas au courant de leur statut VIH, à Edmonton

par Logan Broeckaert

De nouvelles lignes directrices sur la notification des partenaires sont en vigueur à Edmonton depuis avril 2010. Avant celles-ci, il n’existait pas de processus systématique pour notifier les partenaires. Depuis 2010, une infirmière spécialisée offre des services de notification des partenaires à toutes les personnes qui reçoivent un diagnostic d’infection à VIH. Alberta Health Services a évalué l’impact des nouvelles lignes directrices à partir de données tirées d’examens de dossiers médicaux et de bases de données locales, entre avril 2010 et décembre 2013.1

Au cours de cette période, 346 personnes ont reçu un diagnostic de VIH (clients index). De ces 346 personnes diagnostiquées, 70 % (243) ont fourni des informations sur des partenaires susceptibles d’avoir été exposés au virus. Au total, 642 partenaires ont été déclarés au personnel de la santé publique; 77 % (495) habitaient dans la région d’Edmonton. De ceux qui habitaient dans la région, 18 % (91) avaient déjà été diagnostiqués. Parmi les contacts restants (habitant à Edmonton et n’étant pas connus comme étant séropositifs au VIH), 86 % (346) ont été retracés par une infirmière de santé publique et 88 % (305) d’entre eux ont été dépistés.

Sept pour cent (20) des partenaires retrouvés ont reçu un diagnostic d’infection à VIH. Les données indiquent que l’identification de nouvelles infections à VIH était plus probable parmi les populations à forte prévalence comme les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HARSAH) et les personnes qui s’injectent des drogues. Le nombre de clients index à interviewer pour repérer une nouvelle personne séropositive au VIH était d’environ 10 chez les HARSAH et de 12 chez les personnes qui consomment des drogues, mais de 144 chez les clients hétérosexuels.

Le nouveau processus de notification des partenaires a également permis d’identifier des personnes vivant avec le VIH qui n’étaient pas adéquatement impliquées dans des soins. Des 91 contacts déjà connus comme étant séropositifs au VIH, 45 % ne recevaient aucun traitement, et plus de 40 % de ceux qui suivaient un traitement n’avaient pas une charge virale supprimée. L’étude ne mentionne pas si des efforts ont été déployés pour aider ces personnes à s’impliquer dans les soins.

Même si les services de notification des partenaires sont obligatoires dans toutes les provinces et tous les territoires, les modèles de prestation varient à travers le pays. Les partenaires sexuels et de consommation de drogue des personnes nouvellement diagnostiquées sont à risque élevé d’infection par le VIH et devraient se voir offrir un dépistage du VIH et du counseling dans les plus brefs délais. À Edmonton, un processus de notification des partenaires doté d’une infirmière a été efficace pour repérer des personnes qui n’étaient pas au courant de leur séropositivité et pour identifier des personnes vivant avec le VIH qui n’étaient pas adéquatement impliquées dans les soins.

Références

  • 1. Bergman J, Gratrix J, Pillay T, et al. Intensive HIV Partner Notification Is Effective in Identifying New and Previously Diagnosed HIV Infections in Edmonton, Canada. AIDS Patient Care and STDs. 2015. Available at: http://online.liebertpub.com/doi/full/10.1089/apc.2015.0033

À propos de l’auteur

Logan Broeckaert détient une maîtrise en histoire et est actuellement recherchiste/rédactrice à CATIE. Avant de se joindre à CATIE, Logan a travaillé à des projets nationaux et provinciaux de recherche et d’échange de connaissances pour le compte de la Société canadienne du sida et de l’Association de la santé publique de l’Ontario.

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