Point de mire sur la prévention

Printemps 2010 

Nouer le dialogue dans le cyberespace

Par Ian Woodruff

Au Canada, de nombreux organismes de services liés au sida ont des programmes de sensibilisation à la santé sexuelle bien établis qui ciblent les homosexuels, les bisexuels et les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH). Ces programmes sont offerts dans des endroits et des milieux aussi diversifiés que les bains publics, les bars, les boîtes de nuit, les groupes de jeunes, les groupes de nouveaux immigrants et les groupes de soutien aux personnes vivant avec le VIH/sida. 

L’Internet offre une manière nouvelle et puissante de fournir directement des services de proximité à la population, à l’endroit et au moment de son choix et, qui plus est, dans le respect de son anonymat, la clé du succès de tout programme d’approche! Le présent article se penche sur l’état actuel des services de proximité électroniques qui s’adressent aux homosexuels et aux bisexuels canadiens et propose un cadre pour les organismes qui en envisagent l’introduction.

Sites de réseautage social

La plupart des gens connaissent les sites de réseautage social tels que MySpace, Facebook, Friendster, Windows Live Messenger et Yahoo!. De plus en plus répandus sur le Web, ils permettent à leurs membres de rester en contact et de trouver de nouveaux amis. Ces services connaissent particulièrement du succès auprès des jeunes, mais ils ont aussi gagné en popularité auprès d’autres groupes d’âge.

Sites de réseautage sexuel

Au cours des dix dernières années, l’utilisation d’Internet a cru de manière exponentielle, provoquant la popularisation des sites de réseautage sexuel, soit des services Web qui mettent en réseau des personnes à la recherche de partenaires sexuels, peu importe leur orientation ou préférence sexuelle. En général, les fournisseurs d’accès aux sites de réseautage sexuel financent leurs activités grâce à un modèle opérationnel double qui repose sur l’hébergement d’annonces publicitaires, pour défrayer le coût des adhésions gratuites, et des abonnements payants pour les membres qui sont disposés à payer pour bénéficier de fonctions supplémentaires.

D’habitude, les sites de réseautage sexuel possèdent jusqu’à trois composantes principales :

  • des profils de membres qui peuvent être parcourus par les personnes à la recherche d’un partenaire;
  • des systèmes de communication internes qui permettent aux membres de s’envoyer des messages;
  • des salons de clavardage en temps réel qui permettent aux membres de bavarder « publiquement » avec les autres membres qui sont présents ou « en privé » en amorçant une discussion distincte avec une autre personne dans le salon.

Le présent article étudie les services de proximité qui s’adressent aux hommes gais ou bisexuels dans les sites de réseautage sexuel. Par ailleurs, les principes exposés pourraient s’appliquer d’une manière générale à d’autres groupes de population.

Parmi les sites spécifiquement conçus pour les hommes gais ou bisexuels qui exercent un attrait majeur au Canada figurent gay.com, squirt.org et manhunt.net. Chacun de ces sites possède les trois composantes décrites ci-dessus. Certains sites fournissent des services de créneau pointus à des sous-cultures particulières, comme le BDSM (bondage et discipline, dominance et soumission, sadomasochisme), le cuir, les rapports sexuels non protégés et des catégories ethno-raciales spécifiques.   

Qui fréquente ces sites?

Il est bien connu que les hommes gais adoptent rapidement les nouvelles technologies. Ainsi, le fait que 45 p. 100 environ des homosexuels nord-américains ont déjà utilisé un site de réseautage sexuel pour trouver un partenaire sexuel n’a rien d’étonnant.1, 2, 3 Il n’est pas rare que ces hommes soient membres de plusieurs sites ou endossent de multiples identités dans un même site. Étant donné qu’ils passent en douceur des sites de réseautage sexuel à d’autres lieux (comme les bars et les bains publics) pour chercher un partenaire sexuel, il est irréaliste de les concevoir sous l’angle unique des sites de réseautage sexuel.4, 5
 
Chose étonnante, peu d’articles ont été publiés sur les caractéristiques des hommes gais ou bisexuels qui ont recours aux sites de réseautage sexuel, malgré leur utilisation répandue.

Une étude récente (non publiée) de l’ACT indique que la distribution ethno-raciale des membres des principaux sites de réseautage sexuel à Toronto est conforme à la distribution de la population en général (voir le tableau). En outre, elle montre que 85 % des membres se déclarent gais et 15 %, bisexuels. La représentation des jeunes est faible dans les sites examinés, tout comme celle des hommes de plus de 50 ans.

Tableau : Distribution ethno-raciale des membres des principaux sites de réseautage sexuel à Toronto

Catégorie ethno-raciale

Pourcentage des membres

Blancs

66 %

Asiatiques

11 %

Métis

6 %

Africains/Noirs

3 %

Latino-Américains

2 %

Moyen-Orientaux

2 %

Autre/Non précisée

10 %

Une étude portant sur les membres de gay.com aux États-Unis a produit des conclusions similaires.6

Prestation de services de proximité aux gais et aux homosexuels dans les sites de réseautage sexuel

La prestation de services de proximité dans les sites de réseautage sexuel est une extension logique pour les organismes de services liés au sida qui exécutent des programmes d’approche dans les bars, les endroits publics, les manifestations spéciales et les bains publics. De nos jours, de nombreux organismes canadiens de services liés au sida offrent des services d’information et de soutien sur le terrain aux hommes gays ou bisexuels par le biais des sites de réseautage sexuel.

L’un des attraits importants du travail de proximité axé sur les sites de réseautage sexuel consiste à donner un point d’accès supplémentaire aux hommes qui n’ont pas souvent l’occasion de participer à des activités de terrain dans d’autres circonstances. Des chercheurs ont découvert que les groupes suivants pourraient être marginalisés dans la « culture gay » traditionnelle, ce qui en fait des cibles invitantes pour les services de proximité centrés sur les sites de réseautage sexuel :

  • les hommes en milieu rural;7
  • les hommes qui se définissent comme hétérosexuels, bisexuels, bi-curieux ou mariés;
  • les jeunes hommes;8
  • les consommateurs de drogues récréatives9 (particulièrement les consommateurs de méthamphétamine en cristaux);
  • les hommes séropositifs;10
  • les hommes d’origines autres que la culture « blanche ».11

Généralement, on reconnaît que la prestation de services à des groupes difficiles à atteindre dans les sites de réseautage sexuel est complémentaire du travail de proximité traditionnel, mais ne le remplace pas.

Particularités du travail de proximité axé sur les sites de réseautage sexuel

Les membres des sites de réseautage sexuel peuvent être « contactés » au niveau de l’abonnement (par des messages visant le site ou le salon de clavardage en entier) et au niveau individuel (par des conversations en temps réel), tandis que les autres formes d’activités de terrain ont tendance à mettre principalement l’accent sur l’individu. Les travailleurs de proximité doivent cependant faire preuve de créativité dans la conception de messages qui servent à sensibiliser tous les membres à la santé sexuelle (ou à les diriger vers d’autres sites Web pour obtenir l’information appropriée) et à engager les gens dans des conversations privées. Les membres qui prennent part à des conversations privées sont susceptibles d’être très ouverts, car ils bénéficient de la garantie d’anonymat et peuvent facilement mettre fin à une conversation s’ils se sentent menacés ou mal à l’aise.

De surcroît, comme les travailleur de proximité sont « invisibles », contrairement aux situations de contact direct, aucune barrière raciale, générationnelle ou culturelle n’entrave l’établissement d’une relation. Les travailleurs de proximité habiles « adoptent » une culture et un langage adaptés aux circonstances. Puisqu’ils clavardent généralement dans un environnement rassurant et confortable, les membres sont enclins à être plus réceptifs que s’ils étaient dans un bar ou un bain public.  

Techniques d’approche dans les sites de réseautage sexuel

Les principes des autres méthodes d’approche s’appliquent (absence de jugements, égalité, compréhension et positivisme), mais l’absence de langage corporel et d’autres signaux non verbaux, lesquels incitent les gens à participer à un échange, accroissent le degré de complexité du travail de proximité.12

Par conséquent, les travailleurs de proximité doivent employer des leurres pour attirer les clavardeurs. En général, ils publient des messages énonçant un fait sur la santé sexuelle dans les salons de clavardage. Dans la plupart des cas, les messages sont accompagnés d’un lien vers un site Web qui contient des renseignements supplémentaires, de façon à ce que tous les clavardeurs puissent bénéficier de l’exposition (voir les exemples dans l'encadré).  

À l’occasion, les membres amorcent une conversation « publique » avec le travailleur de proximité dans le salon de clavardage principal, ce qui donne à ce dernier une occasion opportune de transmettre des messages sur la santé sexuelle à l’ensemble des clavardeurs sans être trop envahissant. La plupart du temps, les membres demandent une conversation « privée » en adressant un message personnel au travailleur de proximité. Le travailleur de proximité doit se munir d’un éventail de renseignements prêts à être « coupés-collés » (notamment les procédures, l’emplacement et les coordonnées de centres de dépistage du VIH) et prêter la plus grande attention aux significations manifestes et cachées pendant les conversations.

Toutefois, à elle seule, l’information entraîne rarement un changement de comportement.13 Ainsi, les membres devraient être « exposés » à des outils d’apprentissage électroniques, si possible, qui stimulent la motivation.14 Par exemple, on peut orienter un utilisateur de drogues injectables vers l’outil d'auto-évaluation pour l'hépatite C du gouvernement de l’Ontario.15

Les six étapes clés de l’établissement d’une présence de proximité dans les sites de réseautage sexuel

1. Déterminer l’offre de services

En règle générale, un ou plusieurs des services de proximité suivants sont offerts dans les sites de réseautage sexuel :

  • aiguillage : mettre les membres en contact avec les organismes et les services appropriés;
  • information et soutien : dispenser individuellement des conseils et des renseignements concrets sur la santé sexuelle et les risques de transmission de maladies;
  • motivation : favoriser des rapports sexuels sans danger;
  • affirmation: un sentiment d’appartenance et d’acceptation (par exemple, d’une orientation ou pratique sexuelle).

2.  Choisir un ou des sites de réseautage sexuel

Cette étape définit la tranche de population à atteindre. Les sites populaires, notamment gay.com, manhunt.net et squirt.org, assurent un accès accru, tandis que les sites spécialisés (p. ex. le site recon.com pour le BDSM) facilitent l’accès à une population circonscrite.  

3.  S’enregistrer auprès du fournisseur comme organisme de services de proximité

Les fournisseurs fixent des règles pour régir les activités des organismes de services de proximité et offrent du soutien au travail de terrain. Par exemple, le site MANHUNT Cares, la branche « travail de proximité » de manhunt.net, aide les organismes de services liés au sida à mettre en place et à offrir leurs services de terrain.  

4. Sélectionner un niveau d’adhésion

Les organismes de services doivent décider si une adhésion de base (gratuite) leur permet d’atteindre leurs objectifs ou s’ils ont besoin des avantages qu’apporte un abonnement payant (p. ex. le bavardage simultané avec de nombreux contacts, l’accès à des salons déjà pleins et l’absence d’annonces publicitaires), lesquels pourraient accroître leur capacité à communiquer efficacement avec des clients en ligne. Au Canada, l’abonnement payant aux sites de réseautage sexuel oscille entre 80 $ et 100 $ par année. 

5. Dresser un profil

Comme il constitue l’outil de marketing des organismes de services, le profil doit être attrayant et attirant. Il faut éviter les données descriptives telles que l’âge, le sexe et la race, car elles pourraient aliéner des sous-groupes démographiques et, si jamais un certain nombre de travailleurs de proximité partageaient le même profil, causer des problèmes. Il faut inscrire les coordonnées de l’organisme, car certaines personnes préfèrent communiquer directement avec l’organisme au lieu de bavarder dans le site. Ensuite, les organismes doivent fournir des liens vers des ressources pertinentes en matière de santé sexuelle et donner l’assurance de leur engagement à l’égard de la confidentialité. De plus, ils doivent éviter de « personnaliser » leur profil si plusieurs travailleurs de proximité en font usage, puisque cette pratique embrouille les clavardeurs. Finalement, ils doivent envisager d’utiliser leur logo pour des raisons d’uniformité, un aspect professionnel et une stratégie de marque adéquate. 

6.  Décider d’offrir des services de proximité en temps réel ou en différé ou les deux

Les organismes doivent décider si les travailleurs bavarderont en temps réel (ils devront être devant l’ordinateur, prêts à répondre), transmettront des réponses différées (en répondant aux courriels et aux messages à intervalles réguliers) ou feront les deux.

Outre le type de réponses, il faut aussi considérer le style d’approche. La majorité des organismes de services liés au sida privilégient une approche passive selon laquelle les travailleurs de proximité attendent que les membres entrent en contact avec eux. Une approche active, comme prendre l’initiative de solliciter une conversation, est culturellement inacceptable dans la plupart des sites. D’ailleurs, les ententes de certains fournisseurs avec les organismes de services liés au sida interdisent ce style de travail de proximité. En général, une action de proximité passive attire de deux à quatre clavardeurs par heure.16 Si on en juge par les apparences, la rentabilité de l’investissement semble faible, mais la publication périodique de renseignements sur la santé sexuelle et de liens vers des ressources dans le salon donne l’occasion d’exposer d’autres personnes aux messages sélectifs.

Évaluation

Même s’il est tentant de lancer un service et de se soucier seulement de son évaluation subséquemment, cette façon de faire engendre invariablement des problèmes. C’est pourquoi les organismes devraient déterminer d’avance les données qui serviront de base à l’évaluation et concevoir un système pour les recueillir avant de commencer à offrir des services de proximité.

Les deux principaux types d’évaluation sont les suivants : les indicateurs de processus et les indicateurs de résultats. Idéalement, il faudrait collecter des données pour ces deux types d’évaluation. Les données sur les résultats servent à déterminer si le programme d’approche a réussi à modifier les comportements à risque et l’incidence du VIH et des infections transmissibles sexuellement (ITS) sur la communauté desservie. La diminution de l’un des indicateurs ou des deux pourrait être considérée comme une réussite pour le programme. Malheureusement, il est rarement possible d’isoler l’effort de proximité des autres facteurs qui entrent en jeu dans la communauté, comme les campagnes de sensibilisation provinciales ou nationales et la modification de la prestation de services de première ligne associés à la santé sexuelle.

Certains chercheurs prônent le « contrôle » de ces autres facteurs en incorporant un outil d’évaluation « préalable et postérieure à l’exposition à l’action de proximité » dans le programme d’approche.7,8 Cette approche dépasse cependant la capacité en ressources de la plupart des organismes de services liés au sida. Cela ne laisse que les indicateurs de processus comme principaux outils d’évaluation, en supposant que la prestation efficace des services de proximité a une influence positive sur les résultats décrits ci-dessus. Les indicateurs de processus les plus fréquemment relevés dans les programmes d’approche sont énumérés ci-dessous.  

Mesure du volume

  • Le nombre de personnes exposées aux messages de sensibilisation dans le salon de clavardage
  • Le nombre de personnes amorçant des conversations avec les travailleurs de proximité
  • Le nombre de messages ou de courriels que le profil génère

Mesure de l’atteinte

  • La proportion de personnes appartenant à chaque catégorie démographique (p. ex. les groupes d’âge ou les groupes ethno-raciaux) que le programme d’approche « touche »
  • La proportion de personnes appartenant à divers groupes à risque (p. ex. les consommateurs de drogues récréatives et les hommes en milieu rural)

Mesure de la qualité

  • La durée de chaque conversation (mesurée en fonction des minutes ou du nombre de mots)
  • L’éventail de problèmes abordés pendant chaque conversation
  • La résolution des problèmes soulevés pendant chaque conversation (par analyse rétrospective)

Au-delà des sites de réseautage sexuel

Les services électroniques de proximité peuvent s’avérer un outil pratique pour aider les prestataires de services à dialoguer avec des groupes spécifiques ou difficiles à atteindre. L’Internet peut être utilisé pour diffuser des messages sélectifs et appuyer les personnes que les programmes d’approche traditionnels n’atteindraient pas autrement. Même si le présent article traite du travail de proximité dans les sites de réseautage sexuel pour les hommes gais ou bisexuels, les principes décrits peuvent être transférés aux autres sites de réseautage social qu’emploient les personnes que vous desservez.

Pour de plus amples renseignements

Protocoles de sensibilisation dans les sites de réseautage sexuel

Ressources internet à l’intention des éducateurs en santé sexuelle, AIDS Committee of London, 2008.12 Réalisé par l’AIDS Committee of London, ce guide est une adaptation d’un ouvrage produit par le centre Legacy Community Health Services (anciennement Montrose Clinic), situé à Houston, au Texas. Il englobe les lignes directrices et les procédures que suivent les programmes d’approche par Internet du gouvernement de l’Ontario. Subventionné par le Bureau de lutte contre le sida, le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l’Ontario et le gouvernement de l’Ontario, il a été distribué aux participants du Gay Men’s Sexual Health Summit de 2009.     

Online Outreach Manual, AIDS Committee of Toronto17

Western Australian Internet Outreach Manual, Université Curtin, Perth, Western Australia, 2006.16 Ce guide rassemble les résultats d’un projet d’approche par Internet qu’ont mené le Western Australian AIDS Council (WAAC) et le Western Australian Centre for Health Promotion Research (WACHPR) à l’Université de technologie Curtin ainsi que d’autres études sélectionnées. Il présente des lignes directrices relativement à la conception et à la mise en œuvre de programmes d’approche par Internet pour les intervenants en promotion de la santé et en éducation par les pairs.

Quelques organismes canadiens qui offrent des services de proximité dans les sites de réseautage sexuel 

Organisme

Site Web

Coordonnées

Priorité générale : HARSAH

AIDS Committee of London

www.aidslondon.com

Daniel Pugh
dpugh@aidslondon.com
519‑434‑1601, poste 230

AIDS Committee of Simcoe County

www.acsc.ca

Mal Rice
acscsheir@rogers.com
705‑722‑6778

Le comité du sida d’Ottawa

www.aco-cso.ca

Cory Wong
mens.health@aco-cso.ca
613‑238‑5014, poste 229

AIDS Calgary

www.aidscalgary.org

Intervenant du programme HIV Education and Awareness Today (HEAT)    
heat@aidscalgary.org
403‑508‑2500

AIDS Committee of Cambridge, Kitchener, Waterloo & Area

www.acckwa.com

Leesa Stephenson
outreach@acckwa.com
519‑570‑3687, poste 306

AIDS Committee of Guelph & Wellington County

www.aidsguelph.org

Harm Reduction Program    
519‑763‑2255

AIDS Committee of Toronto

www.actoronto.org

Coordonnateur de Gay Men’s Online Outreach 416‑340‑8224, poste 234

Communautés particulières

Consommateurs de substances et sans-abris
BC Centre for Disease Control Street Outreach

www.bccdc.ca

Harm Reduction Program
604‑707‑2400

Jeunes séropositifs
AIDS Committee of Toronto

www.positiveyouth.com

Angel Parks    
pyo@actoronto.org
416‑340‑8484, poste 281

Hommes asiatiques
Asian Community AIDS Services de Toronto

www.acas.org

Coordonnateur du MSM Program
men@acas.org     
416‑963‑4300

Hommes noirs, africains ou caribéens
Black CAP

www.blackcap.ca

Antoney Baccas
men2gether@black-cap.com
416‑977‑9955 

Hommes francophones
Action Séro Zéro

www.sero-zero.qc.ca

info@sero-zero.qc.ca
514‑521‑7788

Hommes hispanophones
Centre for Spanish-speaking People

www.spanishservices.org/

Diego Mcias    
dmcias@spanishservices.org
416‑925‑2800

Hommes de langue portugaise
AIDS Committee of Toronto

www.actoronto.org

Andre Ceranto    
aceranto@actoronto.org
416‑340‑8224, poste 242

Références

  • 1. Bolding G, et al. Use of gay Internet sites and views about online health promotion among men who have sex with men. AIDS Care. 2004. 16(4): 993–1001. 
  • 2. Trussler T. Sex Now Survey report. 2008  [citation de 2009. sexnow.cbrc.net/files/1170000000/SNIndex07final.pdf]. 
  • 3. Rebchook G, A. Curotto A, Levine D. How does the Internet affect HIV prevention?  2007. 14 June 2009 [citation de 2009; www.caps.ucsf.edu]. 
  • 4. Hospers HJ, et al. A new meeting place: chatting on the Internet, e-dating and sexual risk behaviour among Dutch men who have sex with men. AIDS. 2005. 19: 1097–1101. 
  • 5. Spence G. Netreach, in Making Links. 2005. Sydney, Australia. 
  • 6. Roser BRS, et al. HIV Sexual Risk Behavior by Men Who use the Internet to Seek Sex with Men: Results of the Men's INTernet sex Study - II (MINTS - II). AIDS Behavior. 2009. 13: 488–498. 
  • 7. a. b. Bowen AM, Horvath K, Williams ML. A randomised control trial of Internet-delivered HIV prevention targetting rural MSM. Health Education Research. 2007. 22(1): 120–127. 
  • 8. a. b. Bull S, et al. Effects of an Internet-based intervention for HIV prevention: The Youthnet Trials. AIDS Behavior. 2008. 13: 474–487. 
  • 9. Mimiaga MJ, et al. Experiences and behaviors of HIV-infected MSM who acquired HIV in the context of crystal methamphetamine use. AIDS Education and Prevention. 2008. 20(1): 30–41.
  • 10. Offer C, et al. Responsibility for HIV prevention: Patterns of attribution among HIV-seropositive gay and bisexual men. AIDS Education and Prevention. 2007.; 19(1): 24–35.
  • 11. Poon MK, et al. Psychosocial experiences of East and Southeast Asian Men Who Use Gay Internet Chatrooms in Toronto: An Implication for HIV / AIDS Prevention. Ethnicity and Health. 2005. 10(2): 145–167.
  • 12. a. b. ACOL. Health Educator Internet Resource.  2008  [citation de 2009; Protocole d'établissement de services électroniques de proximité pour les HARSAH].
  • 13. Fisher J, Fisher W. Changing AIDS-risk behavior. Psychological Bulletin. 1992. 111: 455–474.
  • 14. Ellis G, Grey A. Prevention of Sexually Transmitted Infections (STIs):  A review of reviews into effectiveness of non-clinical interventions.  2004 [Consulté le 10 juin 2009; www.nice.org.uk/page.aspx?o=502657].
  • 15. Ministère de la santé et des soins de longue durée. Outil d'auto-évaluation pour l'hépatite C, 2009. (Consulté le 30 août 2009). - Outil d'auto-évaluation interactif qui détermine le risque de transmission du virus de l'hépatite C. www.hepcontario.ca/fr/self.html.
  • 16. a. b. Hallett J, et al. Internet Outreach – A Guide for Health Promoters and Peer Educators.  2006  [citation de 2009; www.wachpr.curtin.edu.au].
  • 17. ACT. Gay men's Internet Outreach Protocol.  2009  [citation de 2009; www.actoronto.org].

À propos de l’auteur

Ian Woodruff, chercheur en services de la santé à l’Institut royal de technologie de Melbourne, en Australie, a travaillé bénévolement pour l’AIDS Committee of Toronto (ACT) pendant un séjour prolongé au Canada. Son itinéraire professionnel a été marqué, entre autres, par des rôles de niveau clinique et gestionnaire en milieu hospitalier et en santé communautaire, des recherches sur les systèmes de santé ainsi que la conception et la mise en œuvre de programmes d’aide internationale.    

Il a eu le privilège d’exercer les fonctions de coordonnateur du Gay Men’s Online Outreach Program de l’ACT pendant plusieurs mois. Même si les circonstances l’ont forcé à retourner en Australie plus tôt que prévu, il vouait un grand respect à la passion et à l’engagement du personnel et des bénévoles des divers organismes de services liés au sida au Canada.

Vous pouvez communiquer avec M. Woodruff à l’adresse ian.woodruff@rmit.edu.au.

C’est Paul McCarty-Johnston qui succède à M. Woodruff à titre de coordonnateur. Voici son adresse électronique : pjohnston@actoronto.org.