Quoi de neuf?

Mise à jour de CATIE sur le « patient de Londres »

CATIE se réjouit d’apprendre la nouvelle du deuxième cas de rémission à long terme du VIH chez un patient à la suite d’une transplantation de moelle osseuse d’un donneur porteur d’une mutation génétique résistante au VIH.  Bien que le patient doive encore rester sous surveillance pour s’assurer qu’il n’y ait pas de rebond du VIH, ce cas aidera à orienter la recherche d’un remède contre le VIH.

Le cas, qui a été publié aujourd’hui dans le journal Nature et présenté lors de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI), traite d’un homme séropositif à Londres en Angleterre qui a reçu une transplantation de la moelle osseuse d’un donneur porteur d’une mutation génétique connue pour être résistante à l’infection par le VIH. Le traitement antirétroviral a été interrompu à la suite de la transplantation, et le patient est en rémission à long terme depuis 19 mois, ne montrant aucun rebond du VIH. Il s’agit d’une approche similaire à la procédure subie par le « patient de Berlin », le premier cas de guérison du VIH publié en 2007.

Bien que le cas constitue une nouvelle encourageante pour les chercheurs d’un remède contre le VIH, il est important de noter que la transplantation de moelle osseuse est une procédure médicale complexe et dangereuse. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une stratégie viable pour guérir le VIH à grande échelle, les résultats pourraient orienter le travail des chercheurs sur les thérapies géniques et par anticorps contre le VIH.

CATIE tient à féliciter et à remercier les chercheurs et participants à cette contribution importante à la recherche d’un remède contre le VIH. Notre rédacteur scientifique et médical Sean Hosein assiste actuellement à CROI et publiera davantage de détails sur www.catie.ca dans les prochaines semaines.