Vous et votre santé : un guide à l’intention des personnes vivant avec le VIH

9. Le suivi de votre santé

Dans ce chapitre, nous abordons la question du suivi de votre santé.

La recherche est en train de montrer que :

  • plus vous êtes diagnostiqué rapidement après avoir été infecté par le VIH,
  • plus vous commencez rapidement à recevoir des soins et à prendre des médicaments anti-VIH,
  • plus votre charge virale est supprimée rapidement (c'est-à-dire qu'elle devient indétectable), et
  • plus vous réussissez à maintenir longtemps votre charge virale indétectable,
  • plus vous pourrez vous attendre à vivre en bonne santé avec le VIH à long terme.

Pourtant nous sommes nombreux à avoir vécu longtemps avec le VIH avant de commencer à prendre des médicaments efficaces contre le virus, et nos préoccupations de santé sont compliquées par le diagnostic plus tardif, les résistances médicamenteuses, le vieillissement et d'autres facteurs.

Dans ce chapitre, nous examinerons ce que vous et votre médecin devriez surveiller — les aspects les plus importants de votre santé. Ensuite, nous examinerons comment le suivi se fait en décrivant les divers tests et interventions qui sont utilisés pour faire en sorte que vous restiez en bonne santé et pour déceler les problèmes qui ont besoin d'attention.

Certains de ces tests vous seront peut-être familiers, notamment le compte de lymphocytes CD4+ et le test de mesure de la charge virale. Bien que ces tests soient essentiels à la prise en charge des personnes vivant avec le VIH (PVVIH), la question ne s'arrête pas là. Nous examinerons la façon dont votre compte de CD4+ et votre charge virale s'intègrent dans l’ensemble des tests utilisés pour faire le suivi de votre santé.

Finalement, le succès de ceux qui veulent bien vivre avec le VIH est partiellement influencé par la capacité du système de santé canadien à répondre aux besoins des personnes diverses vivant avec le VIH.

Pourquoi faire le suivi de votre santé?

Il est très important que vous voyiez régulièrement votre médecin afin que vous puissiez faire ensemble le suivi de votre état de santé et votre bien-être.

Étant donné que chaque personne répond différemment au VIH et aux médicaments utilisés pour le traiter, il est important que vous consultiez régulièrement votre médecin.

Une fois à l'intérieur de l'organisme, le VIH détruit lentement le système immunitaire. Bien qu'il infecte principalement les cellules CD4+ et s’installe à l'intérieur de celles-ci, le VIH s’attaque à beaucoup d'autres cellules du système immunitaire aussi, ce qui lui permet de bloquer la réponse immunitaire normale de votre corps. Un système immunitaire endommagé n’est pas capable de lutter contre les microbes, y compris les bactéries et les autres virus qui peuvent vous rendre malade. Sans traitement, le temps que met le VIH à détruire le système immunitaire varie d'une personne à une autre, mais la période moyenne est de huit à dix ans (voir le chapitre 2, Le VIH : Ce qu’il faut savoir). Toutefois, chez certaines personnes, l’infection progresse beaucoup plus rapidement. Il arrive aussi que l’infection progresse très lentement ou pas du tout dans certains cas. Étant donné que chaque personne répond différemment au VIH et aux médicaments utilisés pour le traiter, il est important que vous consultiez régulièrement votre médecin pour :

  • discuter d'un traitement contre le VIH si vous n'en suivez pas déjà un
  • vous assurer que vos médicaments continuent de maintenir votre charge virale indétectable afin que votre VIH ne progresse pas et que vous réduisiez le plus possible le risque de transmettre le VIH à d'autres personnes
  • surveiller les effets secondaires et changer de médicaments si nécessaire
  • régler n'importe quel problème que vous avez à prendre vos médicaments tels qu'ils sont prescrits
  • guetter les signes de résistances médicamenteuses pouvant résulter d'éventuels problèmes d'observance thérapeutique

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Le suivi de l’infection au VIH

Pour établir comment le VIH affecte votre système immunitaire et comment le traitement affecte le virus, votre médecin vous fera subir des analyses sanguines pour établir votre compte de lymphocytes CD4+ et votre charge virale, ainsi que votre état de santé général.

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Le compte de lymphocytes CD4+

Les cellules T sont un composant crucial de votre système immunitaire. Les cellules T aident à reconnaître et à détruire les microbes qui risquent de vous nuire. Les lymphocytes CD4+ (également appelées cellules CD4+ ou cellules T4) sont des cellules T spécifiques qui sont essentielles à la coordination de la fonction immunitaire et au fonctionnement approprié des autres cellules immunitaires (voir le chapitre 2, Le VIH : Ce qu’il faut savoir). Le VIH infecte et tue les cellules CD4+. Le corps parvient au début à remplacer les CD4+ perdues. Toutefois, en l'absence de médicaments anti-VIH, le virus continuera de faire des copies de lui-même, votre système immunitaire s'affaiblira et votre compte de lymphocytes CD4+ diminuera.

Le compte de lymphocytes CD4+, ou plus simplement le compte de CD4+, est une mesure de la force de votre système immunitaire. Un compte de CD4+ normal se situe entre 500 et 1 500 cellules par millimètre cube (mm3) de sang, soit l'équivalent d'une tête d'épingle environ. Comme c'est le cas avec d'autres tests, il arrive que le compte de CD4+ d'une personne se situe au-dessous ou au-dessus de ces valeurs, sans raison particulière. Le compte de CD4+ varie également en fonction de l'activité de votre système immunitaire au moment du test. Si le compte de CD4+ est anormal par rapport aux valeurs précédentes, un autre test pourrait être indiqué. De plus, il vaut mieux ne pas vérifier votre compte de CD4+ lorsque vous êtes malade ou que vous venez de recevoir un vaccin. Votre réponse immunitaire à l'infection ou au vaccin peut contribuer à une chute ou à une augmentation de votre compte de CD4+.

Votre compte de CD4+ donne une idée globale de l'état de votre système immunitaire

Votre compte de CD4+ donne une idée globale de l'état de votre système immunitaire. Des valeurs supérieures à 500 cellules/mm3 dénotent généralement un système immunitaire assez fort pour lutter contre la plupart des infections. Des valeurs situées entre 200 et 500 cellules/mm3 pourraient être inquiétantes parce qu'elles signalent un affaiblissement du système immunitaire et une plus grande vulnérabilité aux infections. À moins de 200 cellules/mm3, le compte de CD4+ reflète l’état très affaibli du système immunitaire et l’augmentation considérable des risques d’infections potentiellement mortelles comme la pneumonie à Pneumocystis (PPC). Si votre compte de CD4+ est inférieur à 100 copies, les risques des infections graves suivantes s’accroissent considérablement : une infection pouvant causer la cécité appelée rétinite à cytomégalovirus (CMV); une activation du complexe Mycobacterium avium (MAC); une infection parasitaire appelée toxoplasmose. Pour en savoir plus sur ces infections, voir le chapitre 12 (Les infections et les cancers liés au VIH).

Le pourcentage de lymphocytes CD4+ compare le compte de CD4+ au nombre total de lymphocytes T. Normalement, les cellules CD4+ représentent entre 35 % et 50 % du nombre total de lymphocytes T. Si votre compte de CD4+ diminue en l'absence d'un traitement contre le VIH, ces cellules constitueront une proportion de plus en plus faible de la population totale de cellules T, et votre pourcentage de cellules CD4+ baissera.

En général, tant que le compte de CD4+ se situe à plus de 200 cellules/mm3, le risque de tomber malade n'est pas grand à court terme.

Les médicaments anti-VIH empêchent le virus de se répliquer. Une fois qu’il est supprimé et que votre charge virale devient indétectable, le VIH ne s’attaque plus aux cellules du système immunitaire, et le compte de CD4+ peut commencer à augmenter. La vitesse et l'ampleur de l’augmentation du nombre de cellules CD4+ varient d'une personne à l'autre et dépendent du stade de l'infection avant l'amorce du traitement anti-VIH. Certaines personnes ne constatent qu'une faible augmentation, alors que d'autres voient leur compte de CD4+ revenir à la normale. En général, tant que le compte de CD4+ dépasse ou se maintient au-dessus de 200 cellules/mm3, le risque de tomber malade n'est grand à court terme. Votre médecin continuera pourtant de surveiller votre compte de CD4+ pour s'assurer qu'il demeure dans une marge sécuritaire.

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Votre médecin voudra mesurer votre charge virale à intervalles réguliers afin de surveiller votre réponse au traitement. Vous devriez constater une baisse importante de votre charge virale dans les quatre à six premières semaines du traitement anti-VIH. Une telle baisse indiquerait que vos médicaments font leur travail.

La charge virale

Le test de charge virale mesure la quantité de VIH dans le sang. Ce test permet d'établir le nombre de copies de VIH dans un millilitre (ml) de sang. Chez les personnes qui ne suivent aucun traitement, cette mesure varie largement : certaines personnes ont une charge virale de quelques centaines de copies alors que d'autres en ont une qui dépasse les 100 000.

Les médicaments anti-VIH empêchent le virus de se répliquer. Un traitement anti-VIH efficace devrait immédiatement entraîner une baisse de la charge virale. L'objectif du traitement consiste à supprimer la charge virale autant que possible, afin qu'il soit impossible de la détecter à l'aide des tests actuellement disponibles. Selon le test utilisé, le seuil de détection du VIH dans le sang est de 40 à 50 copies par millilitre (mL). Ainsi, si votre charge virale est inférieure à 50 copies/mL, elle est indétectable. N'oubliez pas toutefois qu'une charge virale indétectable n’est pas synonyme d’une disparition du virus. Cela signifie que le nombre de copies du VIH dans votre sang est si faible qu'il est impossible de le quantifier au moyen de la technologie actuelle. Lorsque vous aurez réussi à maintenir continuellement une charge virale indétectable depuis six mois sous l'effet d'un traitement contre le VIH, vous ne serez plus capable de transmettre le VIH à vos partenaires sexuels. Cela sera le cas tant et aussi longtemps que vous continuerez à prendre votre traitement et que votre charge virale restera indétectable.

Votre médecin voudra mesurer votre charge virale à intervalles réguliers afin de surveiller votre réponse au traitement. Vous devriez constater une baisse importante de votre charge virale dans les quatre à six premières semaines du traitement anti-VIH. Une telle baisse indiquerait que vos médicaments font leur travail. Une fois le VIH entièrement supprimé (c.-à-d., une fois que votre charge virale est indétectable) dans votre sang, votre médecin continuera de mesurer régulièrement votre charge virale pour s'assurer que le VIH est encore supprimé et que votre charge virale est indétectable.

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Les tests de résistance

Le VIH peut acquérir une résistance aux médicaments anti-VIH, et les souches résistantes du virus peuvent se transmettre d'une personne à une autre. Il existe un test qui permet de déceler les résistances aux médicaments; il s’agit du test génotypique. Avant de vous prescrire des médicaments anti-VIH, votre médecin voudra peut-être savoir de quel génotype du VIH vous êtes porteur. Le génotype indiquera à quels médicaments anti-VIH votre virus est sensible et auxquels il est résistant. Si votre charge virale n'est pas supprimée jusqu’à un niveau indétectable ou si elle augmente à nouveau après avoir été indétectable, votre médecin effectuera sans doute un test génotypique et changera vos médicaments. Un autre type de test de résistance, appelé détermination du phénotype, n'est pas facilement accessible au Canada.

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Autres choses à surveiller

Il est important que vous surveilliez votre état de santé global lorsque vous vivez avec le VIH. Et surveiller votre santé, c'est plus que surveiller les effets du VIH.

Votre état de santé global

Il est important que vous surveilliez votre état de santé global, que vous soyez séropositif ou pas. Mais c'est encore plus important si vous vivez avec le VIH, car ce virus et son traitement vous rendent plus vulnérable à des problèmes de santé, légers et graves, qui peuvent toucher n'importe quelle partie du corps.

Efforcez-vous de maintenir un mode de vie sain. Reposez-vous bien, adoptez une alimentation équilibrée et faites régulièrement de l’exercice afin de rester fort et en bonne santé.

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Votre santé sexuelle

Pour les personnes ayant le VIH, le risque de contracter une infection transmissible sexuellement est plus grand.

Les rapports sexuels font partie intégrante de la vie de la plupart des gens. Ils peuvent réduire le stress, faciliter l’expression de soi et procurer beaucoup de plaisir. Pour maximiser votre plaisir, participez activement au maintien de votre bonne santé sexuelle.

Si elles ne prennent pas de médicaments anti-VIH efficaces, les personnes vivant avec le VIH courent des risques accrus de contracter une infection transmissible sexuellement, et les symptômes d'une telle infection peuvent être plus graves. Il est toutefois à mentionner que certaines infections transmissibles sexuellement ne provoquent pas forcément de symptômes immédiats. On conseille aux personnes qui ont des rapports sexuels avec différents partenaires de se faire tester régulièrement pour des maladies telles que la gonorrhée, la chlamydia et la syphilis. (Voir le chapitre 7, Votre santé sexuelle.)

Le condom réduit grandement les risques de transmission du VIH et offre l'avantage additionnel de vous protéger contre les infections transmissibles sexuellement comme la gonorrhée et la chlamydia. N'oublions pas, toutefois, qu'un condom ne protège pas nécessairement contre toutes les infections transmissibles sexuellement. Par exemple, la syphilis, l'herpès et les verrues génitales peuvent se transmettre même si un condom est utilisé lors d'un rapport sexuel.

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Votre santé mentale

La dépression et les autres troubles mentaux sont courants chez les personnes vivant avec le VIH, bien qu'ils soient rarement reconnus et traités. Il nous arrive à tous de déprimer de temps à autre, mais si vous vous sentez déprimé ou désespéré pendant une période prolongée, ne tardez pas à en parler à votre médecin. Tout comme le stress et l'anxiété, la dépression est trop fréquemment ignorée et risque donc de nuire à votre santé et à votre sentiment de bien-être. (Voir le chapitre 6, Votre santé émotionnelle.)

Des problèmes de santé mentale graves peuvent être causés par les effets du VIH sur le cerveau, ainsi que par certaines infections potentiellement mortelles (voir le chapitre 12 Les infections et les cancers liés au VIH) qui s'observent chez les personnes séropositives non traitées. Ces troubles sont extrêmement rares de nos jours parce qu'il est habituellement possible de les prévenir grâce à l'usage de médicaments anti-VIH efficaces.

Les chercheurs observent maintenant des formes plus légères de lésions cérébrales liées au VIH qu'ils regroupent sous l'abréviation HAND (de l'anglais pour trouble neurologique associé au VIH). Ces cas plus légers, et surtout ceux qui sont initialement asymptomatiques, sont souvent subtils et ne sont découverts qu'à la suite d'évaluations neuropsychologiques complexes et élaborées.

Les symptômes du trouble HAND peuvent inclure des problèmes de cognition, de mémoire et de concentration, ainsi qu’une difficulté à coordonner ses mouvements. Notons que d'autres problèmes, notamment la dépression, peuvent causer des symptômes semblables. Consultez immédiatement votre médecin dès que vous remarquez quoi que ce soit d'anormal.

Assurez-vous de faire le suivi de votre santé mentale à chacun de vos examens médicaux réguliers.

Assurez-vous de faire le suivi de votre santé mentale à chacun de vos examens médicaux réguliers. Essayez de prendre conscience de votre état mental, de vos habiletés d'adaptation et de votre aptitude à faire face au stress. Chez plusieurs PVVIH, l’incapacité de gérer le stress peut conduire à une consommation excessive de drogues et d'alcool, ce qui nuit davantage à la santé de la personne concernée.

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Surveillez votre cholestérol et votre pression artérielle avec votre médecin et envisagez un traitement si les valeurs sont élevées.

La santé cardiovasculaire (du cœur)

Les maladies du cœur se développent souvent lentement, mais une fois installées, elles sont parfois difficiles, voire impossibles à guérir. Surveillez votre cholestérol et votre pression artérielle avec votre médecin et envisagez un traitement si les valeurs sont élevées.

Maintenez une bonne santé cardiovasculaire en limitant votre consommation de matières grasses et en faisant régulièrement de l'exercice. Le tabagisme contribue beaucoup aux maladies du cœur. Si vous fumez, envisagez de suivre un programme de cessation du tabagisme.

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Le diabète

Le diabète est souvent surnommé un « tueur silencieux » parce que la glycémie des personnes touchées atteint souvent un niveau élevé sans qu’elles s'en rendent compte. Faites vérifier votre glycémie (taux de sucre sanguin) régulièrement, et plus particulièrement lorsque vous avancez en âge, si vous avez des antécédents familiaux de diabète ou si vous suivez une multithérapie antirétrovirale. Le test de glycémie devrait être fait le matin lorsque vous êtes à jeun. Votre médecin pourra également demander un test du taux d'hémoglobine A1C, qui donne une idée de vos taux de glycémie sur une période de quelques mois.

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Le vaccin contre les hépatites A et B est vivement recommandé aux personnes qui voyagent ou qui ont plusieurs partenaires sexuels.

Les hépatites A, B et C

Les hépatites B et C sont des infections virales qui peuvent demeurer dans votre foie pendant de nombreuses années et causer des lésions permanentes, notamment la cirrhose et le cancer du foie. Le système immunitaire parvient généralement très bien à se débarrasser de l'hépatite A, une autre infection virale du foie, qui ne cause que très rarement des lésions permanentes. Toutefois, l'hépatite A peut vous rendre très malade pendant plusieurs semaines. De plus, l’hépatite A risque de causer des complications sérieuses si vous souffrez déjà d'une hépatite B ou C. Une analyse sanguine permet de déceler la présence de l'une ou l'autre de ces infections. (Voir le chapitre 12 (Les infections et les cancers liés au VIH.)

Si vous n'avez pas l'hépatite B, envisagez de vous faire vacciner afin de vous protéger à l'avenir. Le vaccin contre les hépatites A et B est vivement recommandé aux personnes qui voyagent ou qui ont plusieurs partenaires sexuels. Malheureusement, aucun vaccin n'existe encore contre l'hépatite C. Si vous êtes porteur du virus de l'hépatite B ou C, demandez à votre médecin de vous renvoyer à un spécialiste des hépatites.

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Comment faire le suivi de votre santé

Mentionnez à votre médecin tout effet qui dure, qui semble hors de l'ordinaire ou qui provoque des sensations différentes dans votre corps.

Changements perceptibles dans votre santé

Votre médecin suivra votre état de santé de nombreuses façons différentes. Tout d'abord, il vous demandera comment vous vous sentez dernièrement, si vous avez remarqué des changements dans votre état de santé et, le cas échéant, depuis quand. Ces changements pourraient inclure l'anxiété, les diarrhées, les maux de tête ou un changement de poids.

Votre médecin vous demandera sans doute si vous avez remarqué des changements ou des problèmes, puis il vous posera d'autres questions spécifiques sur des choses que vous n'avez peut-être pas mentionnées. Prenez le temps de lui répondre honnêtement. Les maux et les douleurs ne sont pas tous anormaux, mais mentionnez ceux qui durent, ceux qui semblent hors de l'ordinaire et ceux qui provoquent des sensations différentes dans votre corps. Afin de n'oublier aucun détail lors de votre prochaine visite chez le médecin, songez à noter tous les changements que vous remarquez dans votre dossier de santé personnel.

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On vous fera subir plus fréquemment des examens physiques si vous venez d’être diagnostiqué ou si vous mentionnez avoir observé des changements.

L’examen physique

Votre médecin procédera ensuite à un examen physique, mais pas nécessairement lors de chacune de vos visites. Si vous vous sentez bien et n'avez remarqué aucun changement dans votre santé, votre médecin pourrait choisir de ne pas vous examiner ou de ne s'attarder que sur quelques points spécifiques. On vous fera subir plus fréquemment des examens physiques si vous venez d’être diagnostiqué ou si vous mentionnez avoir observé des changements. Afin d’effectuer un examen physique exhaustif, votre médecin vous demandera peut-être de vous déshabiller et d'enfiler une chemise d'hôpital. Quoi qu’il en soit, le médecin doit vous faire part de ses préoccupations, le cas échéant, et formuler son plan d’action.

L'examen physique complet commence généralement avec vos signes vitaux : pouls, pression artérielle, rythme respiratoire et température. Votre médecin vous examinera peut-être les yeux, les oreilles et la bouche pour s'assurer qu'il n'y a pas d'infection, puis il examinera vos ganglions lymphatiques au niveau du cou, des aisselles et de l'aine. Le médecin posera son stéthoscope sur votre poitrine pour écouter ce qui se passe dans votre cœur. Il le posera ensuite à différents endroits sur votre dos en vous demandant d'inspirer et d'expirer, afin d’écouter vos poumons. Pour vous examiner les organes abdominaux, le médecin placera sa main sur votre estomac et appuiera légèrement pour commencer, puis plus fortement. Il palpera les bords de votre foie et de votre rate avec ses doigts ou tapera sur votre estomac, juste sous les côtes. Pour examiner votre système nerveux, il vérifiera vos réflexes et votre force, ainsi que votre équilibre. Enfin, votre médecin examinera votre peau, pour voir si vous avez des éruptions.

Si vous êtes sexuellement actif ou avez des symptômes, il est probable que votre médecin vous examinera les organes génitaux. Si vous avez un vagin, le médecin regardera les lèvres extérieures du vagin pour s'assurer qu'il n'y a ni plaie ni lésion. Ensuite, votre médecin introduira un spéculum pour voir l'intérieur du vagin et le col utérin. Si vous avez un pénis, le médecin examinera l'extrémité du pénis, pour s'assurer qu'il n'y a pas d'écoulement, ainsi que la verge, pour s'assurer qu'il n'y a pas de plaies ou de lésions. Ensuite, votre médecin vous serrera légèrement le scrotum, juste au-dessus des testicules, pour s'assurer qu'il n'y a aucun signe de sensibilité ou d'inflammation. Il palpera également les testicules pour confirmer qu'elles ne contiennent aucune masse ou bosse.

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Les analyses sanguines (également connues sous le nom de tests sanguins ou tests de sang) permettent de mesurer les niveaux des substances transportées par le sang et de déterminer ainsi dans quelle mesure les différents organes et appareils de votre corps fonctionnent comme il faut.

Les analyses sanguines

Le sang contient de nombreux types de cellules (globules) différents qui sont suspendues dans un liquide transparent appelé plasma. Le sang transporte de l'oxygène à partir des poumons, des éléments nutritifs à partir de l’appareil digestif et des hormones des ganglions lymphatiques vers les cellules et les tissus du corps entier. Il transporte également les déchets jusqu'aux reins et au foie afin qu’ils soient éliminés. Le sang transporte aussi d'importantes protéines qui contribuent à la coagulation, ainsi que des anticorps, qui permettent à l'organisme de lutter contre les infections.

Les analyses sanguines (aussi appelés tests sanguins ou tests de sang) permettent de mesurer les niveaux des substances transportées par le sang et de déterminer ainsi dans quelle mesure les différents organes et appareils de votre corps fonctionnent comme il faut. Elles peuvent aussi aider à confirmer un diagnostic soupçonné fondé sur les changements dans votre santé et l'examen physique.

Si cela vous intéresse, demandez à votre médecin de vous expliquer les résultats de vos tests dans un langage que vous pourrez comprendre. Essayez de ne pas trop vous attarder sur les chiffres. Plutôt, essayez de retenir les points suivants :

  • Tous vos résultats sont comparés à des valeurs normales, soit une gamme de valeurs à l'intérieur de laquelle la majorité des gens en bonne santé se trouveraient. Il y aura toujours des gens dont les résultats seront supérieurs ou inférieurs aux valeurs normales; ainsi, il est important d'établir ce qui est normal pour vous.
  • Surveillez les tendances qui se dégagent au fil du temps. Il est normal que les résultats varient, mais ils devraient toutefois rester dans les valeurs normales. Des résultats constamment à la hausse ou à la baisse peuvent dénoter un problème.
  • Les résultats peuvent également varier d'un laboratoire à l'autre. Il est généralement préférable de faire faire toutes ses analyses sanguines dans le même laboratoire. Ainsi, si les résultats changent, vous saurez que la différence n’est pas attribuable à un changement de laboratoire.
  • Il arrive que les résultats soient faux. Essayez de ne pas laisser un seul résultat anormal trop vous inquiéter. Envisagez plutôt de répéter le test avant de prendre des décisions importantes concernant vos traitements.

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Les analyses sanguines courantes

Vous trouverez ci-dessous une liste des analyses sanguines les plus courantes. Pour tous ces tests, une petite quantité de sang (généralement 5 à 10 mL, une ou deux cuillères à thé) est prélevée dans une veine de votre bras et envoyée au laboratoire.

Formule sanguine (hémogramme complet) : La formule sanguine est une des analyses sanguines les plus courantes. Elle permet généralement de reconnaître un bon nombre de problèmes de santé. Tout résultat hors des valeurs normales peut dénoter la présence d'une infection, une alimentation médiocre ou une hémopathie (maladie du sang) spécifique. Puisque les globules sanguins sont fabriqués dans la moelle épinière, des résultats anormaux sont parfois indicateurs de problèmes au niveau de la moelle, tels qu'une infection ou les effets secondaires d'un médicament. La formule sanguine regroupe plusieurs analyses différentes.

  • Leucocytémie (compte de globules blancs) : Ce test permet d'établir le nombre total de globules blancs (les cellules de votre système immunitaire) présents dans un échantillon de sang. Un nombre élevé peut signaler une infection, alors qu'un nombre faible peut révéler un problème au niveau de la moelle épinière.
  • Test différentiel : Il existe plusieurs variétés de globules blancs, dont les neutrophiles, les lymphocytes et les monocytes; chaque famille de globules blancs a des fonctions différentes. Le test différentiel permet à votre médecin d'établir les taux des différents types de globules blancs dans votre sang. Une augmentation ou une baisse de ces taux peut révéler différents problèmes.
  • Numération érythrocytaire (compte de globules rouges) : Les globules rouges, qui donnent à votre sang sa couleur rouge, contiennent du fer et transportent l'oxygène de vos poumons aux autres tissus. Ils ont aussi pour rôle de ramener le gaz carbonique des tissus jusqu'aux poumons, là où il est éliminé à chaque expiration. Ce test mesure la quantité de globules rouges présents dans un certain échantillon de sang.
  • Hémoglobine : On trouve dans les globules rouges une substance protéique riche en fer qui transporte de l'oxygène vers les tissus de l'organisme; cette substance porte le nom d’hémoglobine. Il est possible de manquer d’hémoglobine même si on a un compte de globules rouges normal. Lorsque le taux d'hémoglobine est bas, on parle d'anémie. La fatigue, l'essoufflement et la pâleur sont les principaux symptômes d'une anémie.
  • Numération plaquettaire : Les plaquettes contribuent à la coagulation sanguine. Une personne dont la numération plaquettaire est basse a plus facilement des ecchymoses (bleus), saigne plus que normalement lorsqu'elle se coupe ou se blesse, et peut saigner fréquemment des gencives ou développer des éruptions cutanées.

Urée et créatinine : L'urée et la créatinine sont des déchets qui résultent du fonctionnement normal du corps. Ces déchets sont éliminés du sang par les reins et excrétés dans l'urine. Une accumulation d'urée et de créatinine dans le sang révèle un fonctionnement anormal des reins.

Électrolytes : Les électrolytes, notamment le sodium, le potassium, le chlorure et le calcium, sont dissous dans le sang. Leur équilibre doit être maintenu. Vomissements et diarrhées graves peuvent contribuer à un déséquilibre électrolytique dans votre organisme, vous rendant faible et confus.

Épreuves de fonction hépatique : Les épreuves de fonction hépatique incluent un certain nombre de tests différents. Ensemble, ceux-ci donnent une idée générale de la santé de votre foie.

  • Transaminases : Les transaminases (aspartate aminotransférase, ou AST, et alanine aminotransférase, ou ALT) sont des enzymes que contiennent les cellules du foie. Lorsque le foie est endommagé par la consommation d'alcool ou de drogues, ou par des infections telles que l'hépatite C, les cellules du foie meurent et libèrent ces enzymes dans le sang. L'augmentation des taux d'AST et d'ALT dans le sang est signe d’une inflammation du foie.
  • PA (phosphatase alcaline) et GGT (gammaglutamyl transpeptidase) : Un système ramifié de canaux recueille la bile, une substance sécrétée par le foie, et l’achemine vers la vésicule biliaire. Une augmentation des taux de PA et de GGT dans le sang peut indiquer que les conduits biliaires sont endommagés.
  • Bilirubine : La bilirubine est issue du catabolisme (destruction) des globules rouges. Normalement, elle est éliminée du sang par le foie et excrétée dans la bile. L'accumulation anormale de bilirubine dans le sang peut entraîner un jaunissement des yeux et de la peau (un phénomène appelé jaunisse ou ictère). Une accumulation de bilirubine peut se produire pour plusieurs raisons : une destruction excessive des globules rouges; un foie endommagé ou un blocage des canaux biliaires entraînant un reflux de bile. Certains médicaments, tel l'atazanavir, un médicament anti-VIH, sont susceptibles de faire augmenter le taux de bilirubine en ralentissant son élimination du sang par le foie.
  • Albumine : L'albumine est une protéine fabriquée par les cellules du foie qui est présente dans le sang. Un faible taux d'albumine peut signaler une grave malnutrition ou une fonction hépatique médiocre.
  • RIN : Le RIN (pour Rapport international normalisé) est une mesure de la vitesse de coagulation du sang. Les protéines coagulantes sont fabriquées par le foie. Ainsi, un ralentissement de la vitesse de coagulation peut indiquer que le foie est en train de synthétiser moins de protéines.

Glycémie : Le sucre (glucose) qui est présent dans votre sang est la principale source d'énergie de la majorité des cellules. Le corps maintient habituellement la glycémie à l’intérieur d’une fourchette étroite. Un taux de glucose anormalement élevé, comme dans les cas de diabète, peut entraîner des lésions aux cellules et aux tissus. On observe souvent des taux de glycémie élevés chez les personnes qui suivent un traitement anti-VIH. Un changement de traitement, des modifications alimentaires ou la prise d'autres médicaments sont parfois nécessaires. On recommande de faire mesurer sa glycémie tôt le matin, à jeun. Une autre façon de vérifier si vous êtes diabétique consiste à subir un test d'hémoglobine A1C, qui donne une idée de vos taux de glycémie sur une période de quelques mois.

Lipides : Le cholestérol et les triglycérides sont les principales formes de graisses se trouvant dans le corps. On associe les maladies du cœur et le durcissement des artères à un taux de cholestérol-LDL (lipoprotéine de basse densité ou « mauvais » cholestérol) élevé. Le cholestérol-HDL (lipoprotéine de haute densité ou « bon » cholestérol) aide à éliminer le « mauvais » cholestérol du sang; un taux de cholestérol-HDL élevé est bon pour la santé cardiaque.

  • Cholestérol : Une partie du cholestérol présent dans votre sang provient de votre alimentation; le reste est fabriqué par l'organisme. Il est prouvé que des taux élevés de cholestérol, et plus particulièrement du « mauvais » cholestérol, contribuent aux maladies cardiaques. Certains médicaments anti-VIH peuvent provoquer une élévation des taux de cholestérol. Pour faire baisser votre cholestérol, votre médecin vous encouragera à faire de l'exercice et à adopter une alimentation faible en matières grasses. Si cela s’avère inefficace, il choisira peut-être de vous prescrire des médicaments hypocholestérolémiants.
  • Triglycérides : Les triglycérides sont une autre forme de graisse qui se trouve dans le sang. Tout le monde en a besoin, mais en quantité modérée. Les médicaments anti-VIH peuvent augmenter les triglycérides; il est donc important de vérifier régulièrement son taux de triglycérides lorsqu'on suit un traitement anti-VIH.

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Autres tests

Analyse d'urine : L'analyse des urines est un autre moyen d’évaluer le fonctionnement des reins. Les reins filtrent le sang, l'enrichissant d'éléments nutritifs importants et éliminant les déchets sous forme d'urine. Une analyse d'urine sert à déceler des substances qui ne devraient pas se trouver dans l’urine, telles que du sang, des protéines, du glucose (sucre) ou des globules blancs.

Cultures : Si votre médecin soupçonne une infection, il pourra envoyer au laboratoire un échantillon de sang, de selles, d'urine, de crachat, de pus, de liquide céphalorachidien ou d'autres tissus pour faire effectuer une culture bactérienne. Les techniciens essaieront alors de faire proliférer les microbes de vos échantillons. Ce processus peut prendre plusieurs jours. Si l'échantillon contient des bactéries ou d'autres microbes, on pourra les identifier. Certains microbes croissent très lentement et il faut parfois plusieurs semaines pour les identifier.

Sérologie : Certains microbes ou bactéries ne peuvent pas être mis en culture. Dans de tels cas, votre médecin peut examiner votre sang pour vérifier s’il contient des anticorps à ces microbes.

Biopsie : Une biopsie consiste à prélever un petit échantillon de tissu (peau, ganglion lymphatique ou tissu hépatique) et à l'examiner au microscope. Un médecin spécialisé appelé pathologiste examinera ces échantillons de tissu pour vérifier qu'ils ne contiennent pas d'anomalies, de microbes ou de cancers.

Examens endoscopiques (endoscopes) : L’invention des fibres optiques a permis aux médecins de créer des endoscopes, soit de longs tubes flexibles qui sont utilisés pour examiner les cavités internes du corps humain. Un gastroscope, introduit par la bouche, est utilisé pour examiner l'estomac. Un coloscope, introduit par l'anus, sert à examiner le gros intestin. Un bronchoscope, introduit par la bouche et la trachée, sert pour sa part à examiner l'intérieur des poumons.

Radiographies (rayons X) : Les radiographies permettent aux médecins de voir l'intérieur du corps humain. Une radiographie pulmonaire peut révéler une densité anormale des tissus des poumons causée par une pneumonie ou un cancer.

Tomodensitogramme (scan) et IRM : Les appareils à balayage créent des images de l'intérieur du corps. Un médecin spécialisé appelé radiologue examine ces images pour s'assurer qu'elles ne montrent aucune anomalie dans les organes et les tissus.

Scintigraphie osseuse : L'amincissement des os (ostéopénie et ostéoporose) qui se produit communément chez les personnes âgées, notamment les femmes ménopausées, s’observe parfois chez les personnes vivant avec le VIH, et plus particulièrement celles qui prennent des médicaments anti-VIH et qui sont séropositives depuis longtemps. Une scintigraphie osseuse est utilisée pour mesurer la densité osseuse, prédire le risque de fractures et déterminer si un traitement supplémentaire est nécessaire. Les PVVIH ne sont pas automatiquement soumises à de tels examens, même si on estime qu'elles devraient l'être.

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Les tests liés à l'appareil reproducteur

Comme le cancer du col de l'utérus et les états précancéreux de cet organe sont plus courants en présence du VIH, on recommande un test Pap annuel.

Le test Pap (ou frottis cervico-vaginal) est une épreuve de dépistage qui permet de découvrir une croissance anormale des cellules du col de l'utérus (entrée de l'utérus), fréquemment causée par le virus du papillome humain (VPH). Certaines anomalies sont légères et disparaissent d'elles-mêmes. D'autres anomalies peuvent suggérer un problème plus grave ainsi qu’un risque accru de cancer du col de l'utérus. Consultez le chapitre 15 (Le VIH et les femmes) pour en savoir plus.

Comme le cancer du col de l'utérus et les états précancéreux de cet organe sont plus courants en présence du VIH, on recommande un test Pap annuel. En cas d'anomalies, votre médecin recommandera peut-être des tests plus fréquents. Dans le cadre du test Pap, le médecin utilise un spéculum pour ouvrir le vagin et examiner le col de l'utérus. Il recueille ensuite des cellules de la surface du col de l'utérus à l'aide d'une brosse, puis les envoie au laboratoire.

Il n'existe pas de données probantes permettant d'affirmer que le cancer du sein en plus fréquent en présence du VIH. On recommande généralement que toutes les personnes ayant des seins et plus de 50 ans subissent une mammographie chaque année.

La prostate est située à la base de la vessie, juste devant le rectum. Le sperme des testicules et l'urine de la vessie passent par la prostate avant de sortir du corps. Avec l'âge, la prostate a tendance à prendre du volume, rendant la miction (action d’uriner) difficile. Un cancer de la prostate, plus commun chez les personnes plus âgées, peut alors se déclarer. Enfin, les infections sexuellement transmissibles qui s'installent habituellement dans le pénis peuvent se rendre jusqu'à la prostate et l'infecter, entraînant douleur et inconfort. Étant donné ces risques, votre médecin choisira peut-être de vous examiner la prostate. Pour ce faire, il introduira un doigt ganté lubrifié dans votre anus afin de vous palper la prostate. Il évaluera la taille de votre prostate et vérifiera s'il y a des masses quelconques ou si la pression vous cause de la douleur.

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Les tests de dépistage du cancer anal

Les personnes vivant avec le VIH peuvent courir un risque plus élevé de cancer anal, surtout si elles ne prennent pas de médicaments anti-VIH. Le cancer anal a été associé au virus du papillome humain (VPH). Plusieurs moyens peuvent être utilisés pour dépister le cancer anal : votre médecin peut vous palper avec un doigt pour détecter des anomalies, vous pouvez passer un test Pap anal ou vous laisser insérer un anuscope pour détecter des lésions cancéreuses. Il n'existe cependant aucune recommandation normalisée concernant la meilleure pratique à adopter. Les tests de dépistage des dysplasies anales (présence de cellules anormales dans l'anus) ne sont pas accessibles de façon routinière partout au Canada; cependant, il est possible que votre médecin soit au courant d'une étude de recherche utilisant le test Pap anal qui recrute des participants dans votre localité.

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Ressources

Un guide pratique pour un corps en santé pour les personnes vivant avec le VIH

Un guide pratique des effets secondaires des médicaments anti-VIH pour les personnes vivant avec le VIH

Vision positive – Magazine sur la santé et le bien-être avec articles sur le maintien d'un mode de vie sain

Feuillets d'information de CATIE sur différents genres de tests pour les femmes vivant avec le VIH

À propos de l’auteur

Paul MacPhersonPaul MacPherson est professeur adjoint de médecine et infectiologue à la division des maladies infectieuses du campus général de l'Hôpital d'Ottawa. Le Dr MacPherson s'intéresse tout particulièrement au traitement des patients vivant avec le VIH. Il a également été nommé au département de biochimie, de microbiologie et d’immunologie de l'Université d'Ottawa et est chercheur à l'Institut de recherche en santé d'Ottawa. Dans le cadre de son travail, il cherche principalement à découvrir comment, au niveau moléculaire, le VIH parvient à mettre le système immunitaire hors d'état.

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