Vivre avec la co-infection VIH/hépatite C

Une fois que le traitement contre le VIH ou l’hépatite C est commencé

Une partie de cette information n’est plus à jour. Nous sommes actuellement en train de mettre à jour le contenu. Pour obtenir des renseignements exacts, veuillez vous référer à  la section sur le traitement d’Hépatite C : Un guide détaillé

Comment savoir si le traitement fait son travail

Le traitement du VIH ralentit la production de VIH dans le corps. Cela donne lieu à une chute de la charge virale en VIH.

L’objectif est d’avoir une charge virale en VIH indétectable.

Charge viraleLa charge virale en VIH devient habituellement indétectable après trois ou quatre mois de traitement, selon le traitement que vous prenez et le niveau où elle était avant le traitement. Ne vous alarmez pas si votre charge ne devient pas indétectable tout de suite. Parlez-en à votre médecin pour déterminer combien de temps cela pourrait prendre dans votre cas.

Une fois que votre charge virale en VIH est devenue indétectable, elle devrait le rester. Si elle redevient détectable, cela pourrait indiquer un problème avec votre traitement anti-VIH.

D’ordinaire, l’augmentation du compte de CD4 ne se produit pas aussi rapidement que la baisse de la charge virale, surtout si vous avez la co-infection à l’hépatite C. Une fois que le VIH est bien maîtrisé, votre système immunitaire devrait devenir plus fort.

Pendant votre traitement, on choisira peut-être de mesurer votre charge virale en hépatite C afin d’évaluer votre réponse au traitement, mais pas nécessairement. Il est certain qu’elle sera mesurée une fois le traitement terminée. La mesure la plus importante de l’efficacité du traitement se fera trois ou six mois après la fin de celui-ci. Si la charge virale est indétectable à ce moment-là, vous serez guéri. On dira aussi que vous avez obtenu une réponse virologique soutenue (RVS).

Indétectable et guéri : deux mots importants

Une charge virale indétectable en VIH veut dire que la quantité de VIH est tellement faible que le test utilisé pour la mesurer n’est pas capable de détecter de virus dans le sang. Lorsque votre charge virale en VIH est indétectable, votre système immunitaire peut se rebâtir et mieux protéger votre santé. Cela NE veut PAS dire que le VIH a disparu de votre corps. Vous êtes toujours séropositif. À l’heure actuelle, il est impossible de guérir le VIH.

La charge virale en hépatite C peut également devenir indétectable grâce au traitement. Si la charge virale en hépatite C est encore indétectable trois ou six mois après la fin du traitement, la personne traitée est guérie.

La guérison de l’hépatite C peut empêcher d’autres lésions hépatiques de se produire et réduire le risque d’insuffisance hépatique et de cancer du foie. Chez de nombreuses personnes, le foie réussit à se guérir au fil du temps après la guérison de l’hépatite C.

Comment faire face aux effets secondaires

En général, les personnes co-infectées qui prennent un traitement contre le VIH, l’hépatite C ou les deux éprouvent les mêmes effets secondaires que les personnes qui vivent avec un seul des virus et qui suivent un seul traitement. La différence principale est que certains effets secondaires peuvent être plus fréquents et plus intenses chez les personnes co-infectées.

En ce qui concerne les médicaments anti-VIH, la bonne nouvelle est que les nouveaux médicaments sont beaucoup plus faciles à tolérer que les médicaments plus anciens. De plus, les effets secondaires des traitements anti-VIH ont tendance à devenir moins intenses avec le temps.

Travaillez avez votre équipe de soins pour vous préparer à faire face aux effets secondaires avant de commencer le traitement.

Se préparer aux effets secondaires veut dire comprendre quels effets secondaires vous êtes susceptible d’éprouver et les façons de les atténuer. Par exemple, votre médecin pourrait vous prescrire des médicaments contre la diarrhée durant les premières semaines de votre traitement contre le VIH. Vous pourriez aussi atténuer les nausées causées par certains médicaments anti-hépatite C en mangeant de petits repas au cours de la journée, en sirotant de l’eau et en prenant des médicaments contre la nausée.

Si vous buvez de l’alcool ou prenez de la drogue, vous voudrez peut-être parler à votre médecin ou infirmier afin d’obtenir de l’aide pour combattre votre dépendance éventuelle à ces substances. Si vous réussissez à régler votre problème, votre traitement sera peut-être plus facile à suivre.

Certaines personnes ont envie d’arrêter précocement leur traitement à cause des effets secondaires. Mais il est important de prendre toutes ses doses en suivant les instructions à la lettre afin d’assurer le succès du traitement. Si vous éprouvez des effets secondaires intenses, parlez à votre médecin ou infirmier pour trouver un moyen de les réduire.

CATIE fournit aussi de l’information sur les effets secondaires des médicaments anti-VIH et anti-hépatite C (et des conseils pratiques pour y faire face) à www.catie.ca. Vous pouvez aussi composer le 1-800-263-1638 pour parler avec quelqu’un qui connaît bien les traitements du VIH et de l’hépatite C.

Produits de santé naturels

Les produits de santé naturels comprennent les vitamines et les minéraux, les remèdes à base de plantes médicinales, les médecines homéopathiques, les systèmes de guérison anciens, les probiotiques et les suppléments.

Parlez à votre médecin ou pharmacien de tous les produits de santé naturels que vous prenez ou envisagez de prendre.

Les gens ont de nombreuses raisons pour utiliser des produits de santé naturels, y compris la prévention et la prise en charge des effets secondaires des médicaments. Par exemple, les suppléments d’antioxydants (comme les vitamines C et E, la N-acétyl-cystéine [NAC] et la co-enzyme Q10) sont populaires auprès de certaines personnes vivant avec le VIH parce qu’ils peuvent aider à protéger les cellules contre les dommages causés par le VIH. Il reste toutefois qu’aucun produit de santé naturel ne s’est avéré efficace pour le traitement du VIH lui-même ou de l’hépatite C.

Même si les produits de santé naturels n’ont pas besoin d’être prescrits par un médecin, ils ont des bienfaits et des effets secondaires au même titre que les autres médicaments. Certains produits de santé naturels interagissent mal avec des médicaments utilisés pour le traitement du VIH, de l’hépatite C et d’autres infections et affections. Cela est particulièrement vrai dans le cas des plantes médicinales. Par exemple, le millepertuis, une plante utilisée pour traiter la dépression, peut causer des problèmes avec les médicaments utilisés contre le VIH et l’hépatite C. Le chardon Marie, une plante qui améliorerait la santé du foie selon certains, peut aussi causer des problèmes avec de nombreux médicaments, y compris ceux contre le VIH et l’hépatite C.

Vous souhaiterez peut-être consulter un spécialiste de la médecine naturopathique. L’Association canadienne des docteurs en naturopathie (ACDN) fournit de l’information sur les docteurs en naturopathie réglementés partout au Canada. Appelez l’ACDN au 1-800-551-4381 ou visitez son site à www.cand.ca.

Pour en savoir plus sur les plantes médicinales et les thérapies complémentaires utilisées par les personnes vivant avec le VIH, consultez les guides pratiques de CATIE.

Après le traitement de l’hépatite C

Si le traitement vous a guéri du virus : Selon l’état de santé de votre foie, votre médecin voudra peut-être continuer à vous suivre pour détecter des signes de cancer du foie. Il ou elle pourrait recommander un test de dépistage tous les six à 12 mois, par exemple. Vous pourriez aussi continuer à éprouver des symptômes de lésions hépatiques, tels que la fatigue ou des problèmes de concentration. Chez beaucoup de personnes, le foie se guérit au fil du temps.

Même après un traitement réussi, le corps ne développe aucune protection contre le virus de l’hépatite C, et il est possible de contracter l’infection de nouveau. Vous pourrez prendre des mesures pour vous protéger à l’avenir en vous renseignant sur les façons dont l’hépatite C se transmet d’une personne à l’autre. (Lisez « Protégez-vous, protégez les autres ».)

Si le traitement ne vous a pas guéri : Grâce aux AAD et à leurs taux de guérison élevés, le risque de ne pas guérir de l’hépatite C est plus faible de nos jours. Toutefois, si le traitement de l’hépatite C ne réussit pas à guérir l’infection, les personnes en question peuvent éprouver beaucoup d’émotions différentes. Vous voudrez peut-être parler de vos sentiments avec un ami, un membre de votre famille, un conseiller, un infirmier ou quelqu’un de votre organisme local de lutte contre le VIH ou l’hépatite.

Concentrez-vous sur ce que vous pouvez faire pour réduire les dommages au foie et bien vous porter. (Lisez « Ce que vous pouvez faire pour prendre soin de votre santé ».) Continuez de consulter régulièrement votre médecin pour vérifier l’état de votre foie.

Il y a d’autres options qui pourraient vous convenir :

  • Songez à réessayer le traitement, surtout lorsque de nouveaux médicaments anti-hépatite C auront vu le jour.
  • Subir une greffe du foie. Une greffe de foie est une option dans les cas d’insuffisance hépatique. Beaucoup de personnes se sentent mieux, passent moins de temps à l’hôpital et ont une vie plus active après avoir reçu une greffe de foie. Mais il faut comprendre que la transplantation ne guérit pas l’hépatite C. Si le virus de l’hépatite C est encore présent dans le corps, il infectera le nouveau foie.
  • Dans le passé au Canada, les personnes séropositives étaient exclues comme candidates à la transplantation d’organes. De nos jours, cependant, il est possible pour des personnes séropositives de recevoir une greffe d’organe dans certaines provinces.

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