Vivre avec la co-infection VIH/hépatite C

Commencer un traitement contre le VIH ou l’hépatite C

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Choses à prendre en considération avant de commencer le traitement

Choisir de commencer un traitement contre le VIH ou l’hépatite C est une grande étape. Lorsque vous envisagez de suivre un traitement contre l’un ou l’autre, il y a beaucoup de facteurs, autant d’ordre médical que non médical, qu’il faut prendre en considération, y compris les suivants :

Observer votre traitement

  • Votre aptitude à suivre fidèlement (observer) votre traitement. L’observance thérapeutique est essentielle à l’efficacité des médicaments. Cela est vrai autant pour le traitement du VIH que pour le traitement de l’hépatite C. Dans le cas de l’hépatite C, si vous prenez tous vos médicaments, vous augmenterez vos chances de guérison. Dans le cas du VIH, il faut avoir une certaine concentration des médicaments anti-VIH dans votre corps pour maintenir la suppression virale. Les doses manquées font en sorte que les taux de médicaments chutent trop bas pour bien contrôler le virus. Elles peuvent également permettre au virus d’apprendre à faire des copies de lui-même même lorsqu’il est exposé aux médicaments. Si cela arrive, le ou les médicaments en question n’agiront plus pour vous. Si vous songez à la façon dont un traitement quotidien affectera votre vie avant qu’il commence, vous aurez plus de chances de suivre fidèlement votre traitement lorsqu’il sera en cours. Les préoccupations courantes comprennent la prise en charge des effets secondaires, la prise des médicaments dans différentes situations de la vie quotidienne et le respect des posologies (prendre ses médicaments à l’heure indiquée).

    Si, pour quelque raison que ce soit, vous en êtes à un moment de votre vie où vous n’êtes pas capable de prendre des médicaments régulièrement et en suivant les instructions de votre médecin, essayez d’examiner clairement et honnêtement l’origine de votre problème. La résolution des problèmes d’observance est une affaire personnelle. On peut souvent trouver de l’aide auprès d’un pharmacien, d’un infirmier, d’un travailleur social ou d’un ami qui a déjà suivi un traitement.

  • La gestion des effets secondaires à court et à long terme; vous sentez-vous assez fort et recevez-vous assez de soutien pour y faire face? Les traitements de l’hépatite C qui incluent seulement des AAD provoquent peu d’effets secondaires qui ont tendance à être légers ou modérés. Si vous en apprenez le plus possible sur les effets secondaires et les moyens de les atténuer avant de commencer le traitement, vous pourrez prendre de meilleures décisions. (Lisez « Comment faire face aux effets secondaires » pour en savoir plus.)
  • Les autres problèmes de santé, notamment les maladies du cœur, le diabète, les lésions rénales, l’anémie, l’obésité et les problèmes de santé mentale comme la dépression peuvent avoir un impact sur vos médicaments spécifiques ou la façon dont vous vous préparez à faire face aux effets secondaires. Par exemple, certaines personnes atteintes de dépression commencent à prendre des antidépresseurs quelques semaines avant de commencer leur traitement contre l’hépatite C incluant le peg-interféron.
  • La vitesse de progression des lésions hépatiques. L’état de votre foie pourrait rester stable ou il pourrait se détériorer très rapidement. Le suivi de votre santé hépatique fournira quelques informations sur la vitesse à laquelle la maladie progresse. Les dommages graves au foie peuvent rendre l’hépatite C et le VIH plus difficiles à traiter, en plus de limiter vos choix de médicaments contre le VIH.
  • Votre réseau de soutien. L’appui d’un groupe de soutien et de vos proches a un rôle important à jouer pendant toutes les phases du traitement.
  • Si vous ou votre partenaire êtes enceinte ou si l’un d’entre vous souhaite avoir un bébé, consultez la section « Vous pouvez avoir un bébé en santé » pour obtenir de l’information importante.

Votre équipe de soins peut vous aider à examiner tous ces facteurs et à prendre la décision qui vous convient le mieux. Le plus important est de commencer le traitement quand vous êtes prêt.

Vos médicaments doivent bien agir ensemble

Parfois, lorsqu’une personne prend des médicaments pour plus d’une maladie en même temps, ces médicaments risquent d’interagir les uns avec les autres. On parle alors d’interaction médicamenteuse. Les interactions de ce genre peuvent accroître le nombre d’effets secondaires ou modifier l’efficacité d’un médicament particulier.

Il est important de savoir que certains des médicaments couramment utilisés pour traiter le VIH et l’hépatite C peuvent interagir les uns avec les autres. Plusieurs autres médicaments que vous prenez peut-être, comme la méthadone, peuvent aussi interagir avec des médicaments anti-VIH et anti-hépatite C.

Parlez à votre médecin des différents médicaments que vous prenez afin qu’il ou elle puisse vous aider à éviter les interactions médicamenteuses. Le fait de faire exécuter toutes vos ordonnances à la même pharmacie pourra aussi aider à prévenir des interactions inattendues.

Un autre genre d’interaction médicamenteuse peut se produire lorsqu’une affection médicale existante comme l’hépatite C modifie l’efficacité ou l’innocuité d’un médicament particulier. De nombreux médicaments anti-VIH sont dégradés par le foie, ce qui peut être une source rare de dommages additionnels pour cet organe. Votre médecin pourrait vous recommander de changer vos médicaments anti-VIH pour des choix moins durs pour le foie ou encore de réduire vos doses — les effets indésirables sur le foie disparaissent habituellement après ces changements.

Si vous suivez un traitement anti-VIH, des tests de sang réguliers pour vérifier l’état de santé du foie vous aideront à reconnaître des problèmes éventuels. Cela est vrai si vous prenez aussi un traitement contre l’hépatite C ou pas. De cette manière, la plupart des personnes peuvent suivre un traitement qui est sûr et efficace.

Interaction medicamenteuse

Comment payer ses traitements

Traiter le VIH ou l’hépatite C coûte cher. Certaines personnes ont une assurance-médicaments privée qui couvre les coûts du traitement. Si vous n’en avez pas, il y a d’autres options.

Au Canada, il existe des programmes fédéraux, provinciaux et territoriaux pour aider à couvrir ces coûts. Une autorisation spéciale est parfois nécessaire pour faire payer ses médicaments par un régime public.

En plus des programmes gouvernementaux, de nombreuses sociétés pharmaceutiques qui mettent sur le marché des médicaments contre le VIH et l’hépatite C offrent des programmes pour aider les gens à payer les coûts liés à leurs médicaments.

CATIE fournit de l’information sur la couverture des médicaments anti-VIH et anti-hépatite C.