Après avoir reçu un diagnostic de VIH

Ce que vous devez savoir

Vous allez bien…

La première chose que vous devez savoir est que vous allez bien. Les soins et le traitement du VIH ont progressé énormément. Les personnes ayant le VIH ont maintenant une vie longue et productive. De fait, si elles commencent tôt le traitement et reçoivent des soins appropriés, de nombreuses personnes ayant le VIH connaîtront une durée de vie naturelle.

Vous allez bienAprès avoir reçu un diagnostic de VIH, il est normal qu’à l’idée d’avoir à vivre avec le VIH, vous ressentiez une foule d’émotions différentes. Comment vous sentez-vous en ce moment? Peut-être venez-vous tout juste de l’apprendre et êtes calme. Ou peut-être l’avez-vous appris il y a un ou deux mois et alliez bien jusqu’à ce que quelqu’un passe une remarque méprisante. Ou peut-être vous êtes-vous mis à boire et à festoyer, ou êtes-vous rentré dans votre coquille, tout en sachant que vous ne pourrez pas agir de la sorte éternellement.

« J’étais tétanisée quand j’ai reçu mon diagnostic. Je ne sentais rien. »

Lisez les histoires de Marvelous et de Esther.

« Je ne suis jamais allée me faire tester pour le VIH. Tout ce que je voulais en cette journée de 1995, c’était donner du sang à la Croix-Rouge. Alors quand j’ai reçu le diagnostic de mon médecin une semaine plus tard, j’ai eu un choc : « Quoi, le VIH? Qu’est-ce que vous voulez dire? Je suis lesbienne! Les lesbiennes ne contractent pas le VIH! » De fait, comme je l’ai appris, ça arrive à certaines d’entre nous. »

Lisez l’histoire de Kath.

Indépendamment de ce que vous ressentez, il est vraiment important que vous vous disiez que tout va bien et que vous vous permettiez de ressentir toutes les émotions qui vous assaillent. C’est également une bonne idée de les extérioriser – soyez en colère, triste, confiant, calme, abandonnez-vous momentanément à la peur et à la stupeur. Toutefois, si vous n’arrivez plus à gérer ce torrent d’émotions, envisagez de solliciter l’aide de conseillers professionnels, de vos amis et de votre famille en qui vous avez confiance, mais surtout d’autres personnes vivant avec le VIH. Parler de vos émotions peut vous faire beaucoup de bien. Il peut aussi être utile de fréquenter d’autres personnes séropositives qui ont vécu votre situation actuelle et qui ont maintenant une bonne santé et une vie épanouie.

Vous n’êtes pas obligé de dire à tout le monde que vous avez le VIH. Et vous n’êtes pas obligé de faire semblant que tout est encore comme auparavant, parce que ce n’est pas vrai.

Rappelez-vous que vous avez beaucoup de temps pour faire face à cette nouvelle. Et vos émotions de ce moment vont changer. À mesure que le temps passe et que vous trouvez des personnes capables de vous donner du soutien, vous vous adapterez à la réalité de vivre avec le VIH.

«Le diagnostic a probablement été la pire chose de toute cette expérience. À partir de là, ça allait de mieux en mieux chaque jour et alors que ma santé s’améliorait, je me sentais mieux dans cette situation. J’ai été dévasté d’apprendre que mon test de dépistage était positif, mais j’ai beaucoup lu au sujet du VIH et j’ai fait un effort particulier pour recouvrer ma santé le plus rapidement possible.

Lorsque j’ai reçu mon diagnostic, mon compte de CD4 était bas et ma charge virale élevée. En peu de temps, mon compte de CD4 approchait les 1 300 et ma charge vitale était indétectable. À part le fait d’avoir à me souvenir de prendre un comprimé par jour, ma vie n’est presque pas touchée par la maladie. J’ai été très chanceux de tomber en amour avec une personne séronégative et notre relation se porte bien. »

—Jon

… et vous avez un avenir

Vous avez un avenir. Vous pouvez encore avoir des objectifs et des projets. Vous pouvez encore avoir des relations significatives. Vous pouvez encore avoir des relations sexuelles. Et si vous vous demandez si vous serez capable d’avoir des enfants et de travailler, sachez que ce sont encore des possibilités lorsque vous vivez avec le VIH.

Il se peut que vous voyiez tout de façon différente depuis votre diagnostic. Dites-vous qu’il est normal que vous soyez découragé en ce moment, mais ne renoncez pas à vos rêves et, surtout, ne faites pas une croix sur votre propre vie. Si vous vous sentez triste et désespéré ou si vous ne prenez plus aucun plaisir aux choses que vous aimiez faire auparavant et que cet état perdure, il serait sage d’en parler à votre médecin ou à un conseiller. Il se peut que vous vous sentiez déprimé. C’est tout à fait normal dans les circonstances et il y a des gens qui pourront vous aider.

Vous avez un avenirAurez-vous à relever de nouveaux défis? Oui, vous pourrez avoir à faire face à des défis sur le plan de votre santé ainsi que de votre vie sociale, mais il y a des services et des gens qui peuvent vous aider. Il existe des centres de santé communautaires et des organismes de lutte contre le VIH, qui offrent du soutien aux personnes vivant avec le VIH, aux personnes comme vous. Ces endroits sont également un bon moyen de rencontrer d’autres personnes vivant avec le VIH. Vous pouvez visiter VIH411.ca ou contacter CATIE (info@catie.ca/1.800.263.1638) pour prendre contact avec un organisme de lutte contre le VIH dans votre région.

Peut-être auriez-vous préféré ne jamais apprendre que vous avez le VIH. C’est vrai que la première fois, il est difficile d’entendre une telle chose. Mais le fait que vous le sachiez signifie que vous pouvez prendre les mesures nécessaires pour prendre soin de vous et de votre santé.

Savoir, c’est pouvoir. C’est un cliché, mais pour le VIH, c’est vrai. Maintenant que vous connaissez votre statut, vous pouvez décider de la manière dont vous voulez vivre avec le virus. Plus vous en apprendrez, plus vous saurez vivre avec le VIH à votre manière.