Connectons nos programmes

Une approche axée sur le réseau social pour les enquêtes VIH et la notification des partenaires 

Région sanitaire de Saskatoon (RSS)
Saskatoon, SK
2016

Mise en œuvre du programme

Quand la région sanitaire de Saskatoon prend connaissance d’un nouveau résultat positif à un test de dépistage du VIH, elle charge des membres de son personnel de trouver la personne en question et de lui fournir des services. Des services de soutien sont fournis par une infirmière de la santé publique sous la direction du médecin hygiéniste et peuvent être offerts par téléphone ou en personne. Les services de suivi pour les personnes qui viennent de recevoir un diagnostic de séropositivité comprennent l’éducation sur la transmission du VIH, la prévention et le traitement, de l’information sur l’obligation légale de dévoiler son statut VIH, la notification des partenaires, le counseling après test et l’arrimage aux soins.

En vertu du processus traditionnel d’enquête VIH et de notification des partenaires, une infirmière de la santé publique travaille avec la personne qui a reçu le diagnostic d’infection au VIH en vue d’identifier et de communiquer avec ses partenaires sexuels directs et les gens avec qui elle a partagé du matériel d’injection. On encourage les personnes qui viennent de recevoir un diagnostic à informer elles-mêmes leurs partenaires, et le personnel infirmier de la région sanitaire de Saskatoon assure un suivi auprès des partenaires directs pour leur fournir des renseignements supplémentaires et leur rappeler qu’il est important de passer un test de dépistage du VIH dans les plus brefs délais possibles, que ce soit par l’entremise de la santé publique ou de leur fournisseur de soins primaires.

Tout partenaire qui obtient un résultat négatif au test de dépistage du VIH reçoit du counseling sur les mesures à prendre pour rester séronégatif et fait l’objet d’une évaluation pour déterminer s’il y a lieu de l’aiguiller vers d’autres services. Les partenaires qui reçoivent un résultat positif au test de dépistage sont par la suite arrimés à des soins.

Ajouter une approche axée sur le réseau social

L’approche axée sur le réseau social repose sur la méthodologie actuelle d’enquête VIH et de notification des partenaires et est donc facile à mettre en œuvre. L’approche met l’accent sur l’environnement social où les comportements à risque se produisent et fait participer les pairs, les familles et la communauté. Un des principaux buts de l’approche axée sur le réseau social est de disséminer des connaissances exactes et de sensibiliser la communauté afin de prévenir la transmission du VIH. Cela s’effectue par l’éducation des personnes qui viennent de recevoir un diagnostic et de leurs partenaires, proches et amis qu’ils considèrent comme faisant partie de leur réseau social. En augmentant les connaissances au sein de la communauté et en sensibilisant cette dernière, l’approche axée sur le réseau social aide à réduire la transmission du virus.

À Saskatoon, l’approche axée sur le réseau social a augmenté les occasions de dépistage du VIH et de counseling pour les personnes qui courent un risque élevé d’infection, mais qui n’ont pas été citées comme étant des contacts directs par quelqu’un qui vient de recevoir un diagnostic de séropositivité. Ces personnes courent un risque plus élevé parce que l’on sait que les comportements à risque comme le partage de matériel d’injection de drogues se produisent souvent au sein des cercles sociaux, et que les réseaux de personnes qui s’injectent des drogues comprennent souvent des personnes vivant avec le VIH.

Protocole de l’approche axée sur le réseau social

Dans le cadre d’une enquête VIH qui utilise une approche axée sur le réseau social, lorsqu’on communique avec une personne identifiée initialement comme faisant partie du réseau social de quelqu’un qui a récemment reçu un diagnostic d’infection au VIH, on lui dit qu’à la connaissance de la santé publique, il n’y a aucune raison de croire qu’elle ait été directement exposée au VIH. Une infirmière de la santé publique lui explique qu’on est en train de mener une enquête sur une éclosion de VIH dans la communauté et qu’on aimerait lui donner l’occasion de passer un test de dépistage. La plupart des personnes avec qui la région sanitaire de Saskatoon a communiqué dans le cadre de l’approche axée sur le réseau social ont accepté l’offre de test de dépistage.

La région sanitaire de Saskatoon a constaté que lorsqu’on utilise cette approche pendant des éclosions de VIH chez les personnes qui s’injectent des drogues, les personnes qui venaient de recevoir un diagnostic de séropositivité fournissaient une liste beaucoup plus longue de contacts sociaux que lorsqu’on leur demandait de divulguer les noms de ceux avec qui elles avaient eu des rapports sexuels ou partagé du matériel d’injection.