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Sexual Health Information Project (SHIP) (Projet d’information sur la santé sexuelle) 

Griffin Centre Mental Health Services
Ontario
2012

Défis

  • Élaborer des approches accessibles en matière de développement communautaire et de promotion de la santé sexuelle
    • Comme bien des gens, les jeunes catalogués comme ayant une déficience intellectuelle peuvent trouver les activités trop axées sur les tâches peu intéressantes. Bien que tous les travaux du projet comprennent des tâches et des détails, l’équipe doit décider quels éléments d’un projet se prêtent mieux à la collaboration et lesquels devraient être exécutés exclusivement par le personnel. Consulter les jeunes et collaborer avec eux d’une manière qui place leur expérience à l’avant-plan et qui tient compte des différences est la clé du succès.
    • Travailler avec des personnes atteintes de handicaps divers signifie que toutes les activités doivent être accessibles par des gens ayant des aptitudes et des habiletés cognitives diverses. Il est important de tenir compte de ce facteur lorsqu’on planifie les rôles des bénévoles, des consultants et des pairs éducateurs. En ayant une idée claire des tâches à accomplir, le personnel peut adapter les rôles de chaque membre de l’équipe en fonction des aptitudes et compétences de cette personne. Ainsi, tout le monde n’a pas à faire le même travail, mais chacun peut faire ce qui correspond le mieux à ses habiletés et contribuer à la réalisation du projet.
    • Il est essentiel de concevoir des ateliers qui tiennent compte d’un large éventail de capacités. Les responsables du programme ReachOUT ont constaté que les activités artistiques comme les arts visuels et le théâtre sont une façon de créer des ateliers plus inclusifs qui tiennent compte des différences sur le plan de la communication et la compréhension orales et non verbales.
    • Un des obstacles à la participation aux activités concerne les moyens financiers des participants. Les responsables du programme ReachOUT ont observé une baisse de la participation lorsqu’ils n’étaient pas en mesure d’assumer les frais de déplacement des participants. 
  • Une véritable collaboration avec des personnes cataloguées comme ayant une déficience intellectuelle est plus fastidieuse que les méthodes de travail traditionnelles. Elle exige que les membres de l’équipe consacrent plus de temps à la préparation, la consultation et l’examen du matériel et à l’élaboration de méthodes et d’une documentation plus accessibles. Si les membres de l’équipe n’établissent pas leurs délais en conséquence, cela peut les frustrer et les inciter à prendre des raccourcis, ce qui aura une incidence sur les taux de participation des personnes atteintes de déficience intellectuelle. 
  • S’assurer que les soutiens appropriés sont en place pour les participants – qui doivent souvent composer avec des oppressions multiples et entrecroisées – peut s’avérer difficile. Beaucoup de participants sont confrontés à des formes d’oppression extrêmes. Il est important de reconnaître en quoi cela peut influencer la dynamique de groupe et la participation et de s’assurer que le personnel est en mesure de fournir un soutien et des recommandations supplémentaires au besoin.