Connectons nos programmes

Offre systématique de tests de dépistage du VIH en médecine familiale 

Vancouver STOP Project
Vancouver, Colombie-Britannique
2013

Évaluation du programme

Efficacité et efficience

L’initiative de dépistage en médecine familiale sera évaluée sur les plans de l’efficacité et de l’efficience, et dans le contexte de l’utilisation simultanée de multiples stratégies de dépistage. On peut évaluer l’efficacité d’une initiative de dépistage en déterminant si le diagnostic précoce donne les résultats souhaités. Ces derniers sont surveillés par l’examen du stade de la maladie au moment du diagnostic à l’échelon de la population.  Les données recueillies pendant la première année de l’initiative indiquent qu’une plus grande proportion de patients ont reçu leur diagnostic à un stade plus avancé de l’infection. Il est probable que l’élargissement du dépistage dans les hôpitaux et dans les soins primaires a signifié que les cas de séropositivité ignorés depuis longtemps sont maintenant diagnostiqués. Avec le temps, à mesure que ces personnes reçoivent leur diagnostic et sont arrimées à des soins, on prévoit que la proportion de diagnostics tardifs diminuera.

L’efficience est évaluée en fonction du taux de résultats positifs. Le seuil de rentabilité pour le dépistage systématique aux États-Unis est de un diagnostic pour 1000 tests. Aucun seuil équivalent n’a été établi pour le Canada, donc même si on mesure le taux de résultats positifs, le seuil sous lequel il sera justifié de mettre fin au dépistage systématique n’a pas encore été déterminé.

Formation

On a évalué les trois principales méthodes de formation à l’aide de sondages sur la satisfaction des participants. Ces derniers ont rempli des formulaires afin d’évaluer les points forts des séances, suggérer des éléments à améliorer, indiquer leur intention de modifier leurs pratiques de dépistage et évaluer si les séances de formation ont répondu aux objectifs d’apprentissage. Les ateliers sont évalués au moyen d’une série d’outils : une évaluation des besoins avant l’atelier, des sondages après l’atelier, un exercice d’engagement envers le changement et un exercice de réflexion réalisé après les ateliers A et B, respectivement. Les séances de soutien en cabinet et les webinaires sont évalués à l’aide d’un questionnaire rempli immédiatement après les séances. On recueille aussi des notes d’observation, des commentaires des conférenciers et animateurs et des données démographiques afin d’orienter les efforts d’amélioration du programme.

Répercussions

Il est clair que l’implantation du dépistage systématique en médecine familiale a commencé à modifier les opinions des professionnels et des patients concernant le VIH et son dépistage. Les données de sondage obtenues jusqu’à maintenant indiquent que les médecins ont l’intention d’offrir le test de dépistage plus souvent après la séance de formation : 80 p. cent des répondants affirment avoir l’intention de commencer à offrir le test de dépistage du VIH de façon systématique ou de l’offrir plus souvent après une séance de formation (13 p. cent ont indiqué qu’ils offraient déjà des tests de dépistage de façon systématique). Les participants aux ateliers ont indiqué avoir augmenté la fréquence d’offre du test de dépistage entre les ateliers A et B : 92 p. cent des répondants affirmaient offrir le test de dépistage du VIH de façon systématique ou avaient commencé à l’offrir plus souvent pendant la période d’intégration. Ces données étaient corroborées par des données qualitatives tirées de l’exercice de réflexion et des rapports verbaux.

Depuis mars 2013, des données sont recueillies en vue de déterminer la hausse des volumes de dépistage par suite des séances de formation et le taux de diagnostics positifs découlant du dépistage élargi.