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Services de pairs navigateurs 

Positive Living Society of BC, L’hôpital St. Paul, Vancouver STOP Project
Vancouver, Colombie-Britannique
2013

Défis

Combler le fossé entre les cliniques et les organismes communautaires peut représenter un défi : Bien que les cliniques médicales et les organismes communautaires aient des objectifs similaires quant à la santé et au bien-être des personnes séropositives, leurs valeurs et leurs philosophies organisationnelles sont souvent différentes. Combler le fossé entre ces deux services essentiels peut être difficile tant pour la communauté médicale que pour celle des services fournis par les pairs, puisque chacune a une culture qui lui est propre. Cette difficulté a été abordée par les Services de pairs navigateurs, les deux parties (clinique d’immunodéficience et PLBC) étant disposées à subir des changements par l’entremise d’un processus de négociation.

Le vécu peut être sous-estimé : Dans les contextes formels de soins de santé, le vécu peut être sous-estimé, surtout par rapport à l’instruction ou à la formation. À certains moments, tant les pairs que le personnel médical ont sous-estimé ces connaissances. Cette question a été abordée par un lent processus de négociation et de changement dans les deux groupes. En outre, les résultats positifs du programme ont permis à toutes les parties de constater la valeur des connaissances des pairs.

Clarté des rôles au sein des équipes interdisciplinaires : L’un des principaux enjeux dans la collaboration était qu’il fallait établir clairement le rôle des pairs navigateurs. Parfois, il y avait dédoublement des efforts par différents membres du personnel, en partie parce que les clients avaient besoin de services différents à des moments différents. Néanmoins, cette difficulté a pu être réglée grâce à une meilleure définition des rôles et responsabilités de chaque équipe et de chaque poste.

Le travail d’intervention de proximité peut être dangereux : Les pairs en intervention de proximité travaillent avec des personnes fortement marginalisées. Certains se sont retrouvés dans des situations de confinement déclarées par des équipes tactiques d’intervention dans des centres de soins psychiatriques, où ils ont été témoins d’usage actif de drogues. Ces expériences peuvent mettre les pairs en danger et avoir un effet déclencheur sur leurs propres vulnérabilités. Les pairs signalent tout incident au coordonnateur et, ensemble, ils élaborent des mesures de soutien pour faire face à la situation. Dans certains cas, le pair a dû mettre fin à ses activités dans un contexte précis. Les pairs navigateurs ne sont aucunement pointés du doigt dans ces cas. On leur fait bien comprendre qu’il n’y a rien de mal à prioriser leur sécurité.

Limites de la relation pair–client : La relation thérapeutique entre le pair et le client est un élément clé du programme. Parfois, selon l’intensité de la relation pair–client, ce dernier redirige vers le pair des sentiments qu’il ressent pour d’autres personnes présentes dans sa vie. Les pairs sont formés pour reconnaître les signes d’un tel phénomène et on leur conseille de ramener la relation au niveau professionnel et de revoir avec le client les limites du service des pairs. De plus, étant donné les rapports qu’ils entretiennent avec les clients, les pairs peuvent aussi, quoique rarement, oublier les lignes de démarcation entre la relation professionnelle et la relation personnelle et développer des sentiments envers le client. Le coordonnateur est à l’affût de signes évocateurs d’une telle situation et en discute avec le pair, parfois en consultation avec le psychologue sous contrat.

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