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TraitementSida : 179Numéro de volume : 22, Nombre de numéro : 4 2010 mai/juin I AGENTS ANTI-VIH : A. Le raltégravir contre l’efavirenz – quatre ans plus tardLe raltégravir, vendu sous le nom d’Isentress, est le premier d’une nouvelle catégorie de médicaments anti-VIH appelés inhibiteurs de l’intégrase. Il est utilisé dans le cadre de nombreuses combinaisons antirétrovirales contre le VIH. Même si le raltégravir est approuvé dans plusieurs pays et régions à revenu élevé, des essais cliniques se poursuivent pour en explorer les effets. Pour l’étude 004, des chercheurs d’Australie, des Amériques du Nord et du Sud et de Thaïlande ont mené un essai clinique randomisé à double insu, contrôlé contre placebo, pour comparer une combinaison à base de raltégravir contre une combinaison à base d’efavirenz (Sustiva et dans Atripla). Les 198 participants ont également reçu les deux médicaments anti-VIH suivants sous forme d’une coformulation à dosages fixes nommée Truvada :
Dans l’ensemble, les deux combinaisons (raltégravir + Truvada et efavirenz + Truvada) ont fait preuve d’une efficacité semblable après quatre ans, mais les effets secondaires étaient moins courants chez les personnes du groupe raltégravir. Détails de l’étudeLes chercheurs ont recruté des participants qui n’avaient jamais utilisé de médicaments anti-VIH auparavant et dont le VIH était encore sensible aux effets des médicaments figurant dans l’étude. Lors de l’étude 004, on a commencé par administrer diverses doses de raltégravir (100 mg, 200 mg, 400 mg ou 600 mg, deux fois par jour). Cependant, après la première année de l’étude, la dose de ce médicament a été fixée à 400 mg, deux fois par jour. Le profil moyen des participants au début de l’étude était le suivant :
Les participants ont été répartis selon un rapport de 4 à 1 pour recevoir une des deux combinaisons, ce qui a donné la distribution suivante :
Résultats—efficacitéÀ la fin de la quatrième année de l’étude, la charge virale des participants se situait à moins de 50 copies dans les proportions suivantes :
La charge virale a augmenté et est restée élevée (échec virologique) dans les proportions suivantes :
Résultats—innocuitéDans l’ensemble, les effets secondaires signalés étaient semblables chez la majorité des participants, sans égard aux médicaments utilisés. Toutefois, on a observé davantage de symptômes neuropsychiatriques chez les participants recevant de l’efavirenz (63 %), comparativement au groupe raltégravir (38 %). La plupart des problèmes en question se sont produits durant la première année de l’étude. Les chercheurs ont dressé la liste suivante de symptômes neuropsychiatriques :
D’autres effets secondaires courants se sont produits comme suit : Diarrhée
Nausée
Étourdissements
Maux de tête
Rêves bizarres
Cauchemars
Difficulté à s’endormir
CancerComme c’est le cas de tout nouveau médicament administré aux personnes immunodéprimées, les chercheurs s’inquiétaient de constater un risque accru de cancer. Des tumeurs se sont en effet développées chez les participants dans les proportions suivantes :
Les types de cancers en question étaient les suivants :
Tests de laboratoireLes risques de dyslipidémies graves – taux élevés de cholestérol et de triglycérides dans le sang – étaient plus élevés chez les participants recevant de l’efavirenz. Cette question sera abordée en profondeur plus loin dans ce numéro de TraitementSida. Davantage de participants du groupe efavirenz avaient des taux d’enzymes hépatiques — AST et ALT — supérieurs à la normale dans le sang, mais ces résultats étaient fondés sur une faible proportion de participants. La question de l’innocuité du raltégravir chez les personnes co-infectées par un virus de l’hépatite sera abordée plus loin. En résumé, on peut affirmer que les combinaisons à base de raltégravir ou à base d’efavirenz ont une efficacité comparable : chez 74 % des participants, la charge virale a chuté sous la barre des 50 copies et est restée ainsi pendant quatre ans. Quant au compte de CD4+, il a augmenté chez tous les participants, quelle que soit la combinaison antirétrovirale utilisée. Enfin, l’efavirenz semble avoir causé de graves augmentations des taux de mauvais cholestérol et de triglycérides, comparativement au raltégravir. RÉFÉRENCE :
Date d'affichage : 2010 June 30 Hosein SR |
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Toute décision concernant un traitement médical particulier devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé qualifié(e) qui a une expérience des maladies liées au VIH et des traitements en question. POUR EN SAVOIR PLUS | |