Réseau canadien d'info-traitements sida Savoir, ça aide... Appelez-nous au 1-800-263-1638 ou écrivez-nous
English home page 

TraitementSida : 176

Numéro de volume : 22, Nombre de numéro : 1

2010 janvier

I AGENTS ANTI-HIV - C. Envisager de reporter le début de la thérapie

Selon le groupe d’experts, c’est rarement une bonne idée de hâter le début de la thérapie : «  certains patients et leurs cliniciens pourraient décider de reporter le traitement pendant une certaine période en raison de circonstances cliniques ou personnelles. » S’il est raisonnable de reporter le traitement pour les patients ayant un compte élevé de CD4+, les experts maintiennent toutefois que « lorsque le compte de CD4+ est faible (moins de 200 cellules), le report du traitement ne devrait être envisagé que dans des situations rares et moyennant un suivi clinique consciencieux. Un retard de courte durée peut être envisagé pour permettre au patient de se préparer à suivre un traitement à vie. »

Nous abordons ensuite quelques questions qui pourraient influencer les patients et les médecins relativement à leur décision de commencer un traitement ou de le reporter.

Observance thérapeutique

Une bonne observance thérapeutique (également appelée fidélité ou adhésion au traitement) est essentielle pour minimiser le risque de résistance et conserver le plus d’options de traitement futures possible. Selon le groupe d’experts, s’il y a un risque d’observance insuffisante, il peut être « prudent » de reporter le traitement le temps que les barrières à l’observance soient éliminées. Cependant, dans les cas où les médecins estiment qu’il est urgent de commencer une thérapie, ceux-ci peuvent passer outre à leurs préoccupations concernant l’observance. Dans quelles situations le besoin de commencer la thérapie peut-il devenir urgent? Consultez la section « Autres conditions » près de la fin de la section B dans ce document.

Graves problèmes de santé coexistants

Les auteurs des lignes directrices affirment qu’il est possible d’envisager le report de la thérapie anti-VIH lorsque « le traitement ou les manifestations d’autres affections médicales risquent de compromettre le traitement de l’infection au VIH ou vice versa. » Les auteurs proposent les exemples suivants pour souligner ce point :

  • Le patient a besoin d’une chirurgie qui pourrait nécessiter l’interruption prolongée de son traitement anti-VIH.
  • Le patient prend des médicaments qui ont des interactions cliniquement significatives avec médicaments anti-VIH.

Dans les deux cas mentionnés ci-dessus, le groupe d’experts tient pour acquis que la situation est temporaire et que le traitement anti-VIH débutera rapidement dès que ces autres problèmes seront résolus.

Il existe certaines situations rares où les médecins pourraient choisir de ne pas prescrire de thérapie anti-VIH. Il s’agit habituellement de patients atteints de maladies susceptibles de leur écourter considérablement l’espérance de vie ou de réduire grandement la qualité de celle-ci, comme les suivantes :

  • cancers incurables non liés à l’infection au VIH
  • insuffisance hépatique terminale où le mauvais état de santé du patient empêche la transplantation

Contrôleurs d’élite

Des chercheurs ont inventé le terme « elite controllers » pour décrire un groupe atypique de PVVIH (moins de 1 %) qui réussissent à maintenir pendant de nombreuses années un compte de CD4+ élevé et une charge virale faible sans avoir recours aux médicaments. Il est possible que ces personnes puissent bénéficier tout de même de la prise de médicaments anti-VIH dès un stade précoce de l’infection. Toutefois, comme il n’y a pas de données à l’appui d’une telle démarche, les experts n’ont pas recommandé le traitement pour ces gens.


Date d'affichage : 2010 January 25

Hosein SR

 

Toute décision concernant un traitement médical particulier devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé qualifié(e) qui a une expérience des maladies liées au VIH et des traitements en question. POUR EN SAVOIR PLUS