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TraitementSida : 174Numéro de volume : 21, Nombre de numéro : 5 2009 juillet/août I EFFETS SECONDAIRES ET COMPLICATIONS : A. Les reinsAu cours des 15 premières années de l’épidémie du sida, les acteurs du domaine médical mettaient surtout l’accent sur la prévention et le traitement des infections potentiellement mortelles qui touchaient couramment les personnes atteintes du sida. À l’époque actuelle, la trithérapie ou multithérapie antirétrovirale – combinaison de médicaments anti-VIH—est largement accessible, du moins dans les pays à revenu élevé. Ce genre de traitement permet à beaucoup de personnes infectées par le VIH de maintenir un état de rémission. Tant que ces personnes ne présentent aucune autre maladie grave concomitante et qu’elles prennent leurs soins et leurs traitements au sérieux, les chercheurs estiment qu’elles pourront connaître une espérance de vie quasi-normale. Cependant, à mesure que l’espérance de vie des personnes séropositives (PVVIH) se prolonge, les chercheurs, les médecins et les patients s’interrogent sur l’impact à long terme du VIH sur le corps vieillissant, ainsi que sur les effets secondaires potentiels du traitement. Dans le présent numéro de TraitementSida, nous examinons quelques études sur la santé des reins et le VIH. L’accent sur les reinsLes reins sont deux organes d’à peu près la grosseur d’un poing. Ils se trouvent de part et d’autre de la colonne vertébrale, juste en dessous des côtes. Ces organes exercent de nombreuses fonctions vitales, dont les suivantes :
Chaque rein contient des millions de cellules appelées néphrons. À l’intérieur de chaque néphron se trouvent des unités de filtrage minuscules appelées glomérules. FiltrageL’une des fonctions les plus importantes des reins consiste à filtrer les déchets présents dans le sang. Ces déchets résultent des nombreuses activités accomplies par les cellules au quotidien : l’exercice de leurs fonctions, l’auto-réparation et, dans certains cas, leur mort. Des déchets sont également produits lorsque les aliments sont métabolisés pour libérer de l’énergie. Les cellules évacuent leurs déchets dans le sang. Suivi de la santé des reinsOn peut vérifier l’état de santé des reins de plusieurs façons. Une des méthodes les plus utilisées consiste à évaluer l’efficacité du filtrage du sang accompli par le glomérule; on appelle cette mesure le débit de filtration glomérulaire ou DFG. Toutefois, vu que mesurer le DFG absolu est difficile et dispendieux et prend beaucoup de temps, les médecins demandent le plus souvent aux laboratoires d’estimer le DFG. Les résultats de ce genre de test sont écrits ainsi : DFGe. Un mot au sujet de la créatinineAvant de parler davantage du DFGe, il faut d’abord offrir quelques renseignements au sujet d’une substance appelée créatinine. Celle-ci est un déchet qui se produit lorsque les muscles se dégradent. Chez les personnes en bonne santé, le taux de créatinine demeure habituellement relativement constant. Puisque la créatinine est filtrée par les reins, on peut se fonder sur les niveaux de cette substance pour estimer le DFG. Pour estimer le DFG, on insère habituellement les taux de créatinine dans une des deux formules suivantes :
La formule MDRD est souvent utilisée pour calculer le DFGe parce qu’elle tient compte de facteurs comme l’âge, le sexe et la race. La formule Cockcroft-Gault ne tient pas compte de la race de la personne testée. Parfois, on mesure le taux d’une protéine appelée cystatine C pour estimer le DFG, notamment à des fins de recherche scientifique (nous parlons davantage de cette protéine plus tard). Résultats de testsLes résultats d’un DFGe sont exprimés sous forme de chiffre suivi de l’abréviation mL/min (90 mL/min, par exemple). Dans la plupart des cas, un résultat de 90 ou plus indique que les reins sont en bonne santé. Des résultats plus faibles peuvent cependant suggérer la présence de lésions rénales comme suit :
Autres testsOutre le DFGe, il existe d’autres tests utiles pour évaluer le risque de dysfonction rénale :
Signes et symptômesSouvent, les lésions rénales de stade précoce ne provoquent aucun symptôme détectable. Toutefois, les signes/symptômes suivants risquent de se produire au fur et à mesure que l’état des reins se détériore :
Facteurs de risque d’insuffisance rénaleIl existe de nombreux facteurs qui contribuent à augmenter les risques d’insuffisance rénale, y compris les suivants :
La bonne nouvelle est que le diabète, l’hypertension et la charge virale en VIH peuvent souvent être contrôlés, ce qui permet de réduire le risque d’insuffisance rénale. RÉFÉRENCES :
Date d'affichage : 2009 August 10 Hosein SR |
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Toute décision concernant un traitement médical particulier devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé qualifié(e) qui a une expérience des maladies liées au VIH et des traitements en question. POUR EN SAVOIR PLUS | |