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TraitementSida : 174Numéro de volume : 21, Nombre de numéro : 5 2009 juillet/août I EFFETS SECONDAIRES ET COMPLICATIONS : E. Comparaison de virus – le VIH et l’hépatite chez les hommesÀ l’heure actuelle, les modes de transmission du VIH les plus courants sont les suivants dans les pays à revenu élevé :
Le virus de l’hépatite C (VHC) se transmet de façon semblable, particulièrement chez les hommes séropositifs. Nous savons que la co-infection par ces deux virus peut causer des dommages au système immunitaire et au foie, mais nombre de chercheurs se demandent quel impact la co-infection aurait sur les reins. Pour en savoir plus, des médecins français ont mené une étude. Leurs résultats laissent croire que la co-infection par le VHC peut compromettre la santé rénale. Détails de l’étudeDivers problèmes de santé ont incité 100 personnes à subir une biopsie rénale sur une période de neuf ans à l’Hôpital Pitié-Salpêtrière de Paris. Après avoir examiné les dossiers médicaux de ces personnes, les chercheurs ont tiré des conclusions par rapport à leur santé rénale en se fondant sur leurs antécédents d’infections virales. Le profil moyen des participants au moment de leur première consultation était le suivant :
Les participants ont été répartis en trois groupes :
RésultatsLes biopsies rénales ont révélé la présence d’inflammation dans les reins de certains participants, particulièrement dans les parties de l’organe qui assurent le filtrage du sang. Quand l’inflammation se produit dans cette partie du rein, on parle de GNMP (glomérulonéphrite membranoproliférative). La GNMP se produit lorsque des anticorps s’accumulent dans les membranes des unités de filtration du rein, c’est-à-dire les glomérules. Ces membranes aident à filtrer les déchets présents dans le sang et à les évacuer dans l’urine. La GNMP s’observe dans certains cas d’infections virales chroniques. Les participants à cette étude souffraient de GNMP dans les proportions suivantes :
Les biopsies ont révélé que les vaisseaux sanguins de certains participants atteints du VIH seulement étaient particulièrement rigides, ce qui laisse soupçonner une maladie cardiovasculaire. Lorsque les reins subissent des dommages importants, des déchets peuvent s’accumuler un peu partout dans le corps. Pour aider à débarrasser le corps des déchets, on a recours à une méthode de filtration sanguine artificielle appelée dialyse. Seul un faible nombre de personnes ont eu besoin d’une telle intervention dans cette étude :
Un traitement n’a pas été administré à toutes les personnes co-infectées par le VIH et le VHC dans le cadre de cette étude française. Toutefois, la santé rénale des patients qui en ont reçu un s’est améliorée. DécèsVingt-et-une personnes inscrites à cette étude sont mortes par la suite. La plupart d’entre elles étaient atteintes du VHC ou encore du VHC et du VIH en même temps. Le risque de décès était plus élevé chez les participants atteints du VHC qui souffraient également de GNMP. D’autres facteurs ont contribué au décès des personnes co-infectées par le VIH et le VHC :
Inhibiteurs ECAPlusieurs participants à l’étude française recevaient des inhibiteurs ECA (enzyme de conversion de l’angiotensine) pour réduire leur tension artérielle, ainsi que des médicaments hypolipidémiants appelés statines. Ces médicaments ne semblent avoir eu aucun impact indésirable sur la survie des participants. Du point de vue statistique, le facteurs suivants ont été associés à la mortalité dans le cadre de cette étude :
La rétention d’eau devient un problème lorsque les reins n’arrivent plus à évacuer l’eau du corps. Les résultats de cette étude soulignent l’effet délétère que peut avoir l’infection au VIH sur les reins, ainsi que la nécessité d’aider les personnes atteintes du VHC à obtenir les soins dont elles ont besoin. Cette étude française s’est déroulée auprès d’un groupe constitué principalement d’hommes. Notre prochain article parle davantage des femmes co-infectées et de l’impact du VHC sur leur santé rénale. RÉFÉRENCE :
Date d'affichage : 2009 August 10 Hosein SR |
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Toute décision concernant un traitement médical particulier devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé qualifié(e) qui a une expérience des maladies liées au VIH et des traitements en question. POUR EN SAVOIR PLUS | |