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TraitementSida : 175Numéro de volume : 21, Nombre de numéro : 5 2009 novembre I COMPLICATIONS ET EFFETS SECONDAIRES : C. L’insuffisance rénale est pointée du doigt comme un facteur prédisposant les gens à une crise cardiaqueDes chercheurs travaillant pour la Veterans Administration (VA) des États-Unis ont établi une grande base de données portant sur près de 20 000 personnes séropositives qui se sont fait soigner. Ces chercheurs s’étaient aperçus que les taux de crises cardiaques semblaient être à la baisse chez les patients en multithérapie aux États-Unis, particulièrement dans le nord de la Californie, d’où leur confusion devant les rapports faisant état d’une augmentation du nombre de crises cardiaques chez des patients sous abacavir. Les chercheurs de la VA ont décidé d’analyser leur base de données afin de relever tout lien possible entre la prise de l’abacavir et un risque accru de crise cardiaque ou d’AVC. En plus des facteurs de risque cardiovasculaires classiques, les chercheurs ont découvert que l’insuffisance rénale chronique et, selon certaines études, l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC), augmentaient les risques de crise cardiaque et d’AVC. De plus, les chercheurs de la VA ont insisté sur le point suivant : puisque le médicament anti-VIH ténofovir est souvent toxique pour les reins, la présence d’une maladie rénale chronique chez certaines patients aurait pu pousser les médecins de ceux-ci à leur prescrire de l’abacavir au lieu du ténofovir. Par conséquent, il est possible qu’une forte proportion de patients sous abacavir courent un risque accru de crise cardiaque à cause d’une maladie préexistante, en l’occurrence l’insuffisance rénale chronique. Les chercheurs ont mené une étude pour aborder en profondeur cette question et d’autres. Détails de l’étudeL’équipe de la VA a analysé des données recueillies entre 1996 et 2004. Ils ont réparti les sujets en plusieurs groupes selon le traitement qui leur avait été prescrit, comme suit :
Ce dernier groupe – aucune médication en cours – a servi de groupe témoin à des fins de comparaison. Les chercheurs ont analysé les dossiers médicaux de 19 424 personnes séropositives dont la moyenne d’âge était de 46 ans et qui avaient été suivies pendant au moins quatre ans. RésultatsL’équipe de la VA a trouvé que 80 % des personnes inscrites à sa base de données utilisaient des médicaments anti-VIH et que les événements suivants s’étaient produits durant la période à l’étude :
Les chercheurs ont remarqué que les victimes de crises cardiaques étaient plus susceptibles de correspondre au profil suivant que les personnes qui n’avaient pas eu de crise cardiaque :
Crise cardiaque et traitementL’équipe de la VA a constaté que les taux de crise cardiaque sont restés relativement stables durant la période en question. Lorsqu’ils ont examiné l’impact possible du traitement sur le risque de crise cardiaque, voici ce qu’ils ont découvert :
Crise cardiaque et insuffisance rénale chronique
AVC et traitementEn ce qui concerne le lien éventuel entre le traitement et le risque d’AVC, les données révélaient ce qui suit :
La présence d’affections préexistantes a-t-elle eu une incidence sur les prescriptionsLes chercheurs ont trouvé un lien hautement significatif sur le plan statistique entre la présence d’une insuffisance rénale chronique et le choix d’analogue nucléosidique fait par les médecins. Par exemple, les patients recevant l’abacavir étaient plus susceptibles de souffrir d’insuffisance rénale chronique que les patients recevant le ténofovir. Puisque l’insuffisance rénale chronique augmente le risque de crise cardiaque, la fréquence élevée de la prescription de l’abacavir aux personnes atteintes d’une maladie rénale pourrait expliquer la fausse conclusion voulant que l’abacavir cause des crises cardiaques. La présence d’affections préexistantes a-t-elle eu une incidence sur les prescriptions? Il faut souligner que cette étude réalisée à la VA n’est pas parfaite. Il s’agit d’une étude rétrospective, c’est-à-dire une étude examinant des événements qui se sont déjà produits. Il reste que la VA a recueilli des données sur les crises cardiaques entre 1996 et 2004, alors que les responsables de l’étude DAD n’ont commencé leur collecte de données en la matière qu’en 1999. Selon l’équipe de la VA, puisque le rôle de l’insuffisance rénale chronique n’avait pas été pris entierement en considération lors d’autres études, telle la DAD, cette omission aurait pu pousser les équipes en question à conclure que la prise de l’abacavir contribuait au risque de crise cardiaque. RÉFÉRENCES:
Date d'affichage : 2009 December 18 Hosein SR |
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Toute décision concernant un traitement médical particulier devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé qualifié(e) qui a une expérience des maladies liées au VIH et des traitements en question. POUR EN SAVOIR PLUS | |