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TraitementSida : 176

Numéro de volume : 22, Nombre de numéro : 1

2010 janvier

I AGENTS ANTI-HIV - I. Co-infection par le virus de l'hépatite C

Des études à long terme ont permis de constater que 33 % des personnes atteintes du VHC présentent de graves lésions hépatiques environ 20 ans après l'infection. Cependant, l'état du foie peut se détériorer plus rapidement si les facteurs suivants sont présents :

  • âge avancé
  • abus d'alcool
  • sexe masculin
  • présence du VIH

Selon une analyse de plusieurs études menées chez des personnes co-infectées par le VIH et le VHC, les lésions hépatiques apparaîtraient trois fois plus rapidement chez celles-ci que chez les personnes infectées seulement par le VHC, surtout si le compte de CD4+ est faible.

Avant de prescrire un traitement anti-VIH à leurs patients, le groupe d'experts encourage les médecins à leur faire subir un dépistage du VIH.

Les experts ont souligné plusieurs points critiques au sujet des soins :

  • « On doit conseiller aux patients co-infectés d'éviter la consommation d'alcool, de prendre les mesures nécessaires pour prévenir la transmission des deux virus aux autres et de se faire vacciner contre les hépatites A et B [s'ils ne sont pas déjà immunisés]. »
  • Tous les patients co-infectés devraient être évalués à titre de candidats au traitement anti-VHC.
  • Les experts recommandent que les patients co-infectés soient traités, surtout ceux ayant un compte de CD4+ élevé, et ce, conformément aux lignes directrices habituelles sur le traitement de l'hépatite C .
  • Pour les patients comptant moins de 200 CD4+, le groupe d'experts recommande de commencer un traitement anti-VIH et d'attendre une augmentation du compte de CD4+ avant de commencer le traitement anti-VHC.
  • Des stimulants de la moelle osseuse pourraient être nécessaires pour atténuer l'impact des effets secondaires des médicaments anti-VHC.

Points à prendre en considération avant d'administrer un traitement anti-VIH à des patients co-infectés par le VHC :

  • Le ddI est à éviter à cause du risque de toxicité grave lors de l'interaction avec l'antiviral ribavirine.
  • L’AZT est à éviter par les personnes recevant de la ribavirine à cause du risque accru de toxicité.
  • Certaines études rétrospectives laissent croire que l'abacavir (Ziagen et dans Kivexa) pourrait agir moins efficacement chez les personnes suivant un traitement anti-VHC, mais il n'y a pas de données probantes d'essais cliniques bien conçus pour le confirmer. Ainsi, les experts ne déconseillent pas la prise de l'abacavir dans les cas de co-infection.

Lésions hépatiques

La prise de médicaments anti-VIH peut causer des dommages au foie, particulièrement chez des personnes co-infectées par le VHC. Le plus grand risque de toxicité est présent chez les personnes souffrant de lésions hépatiques graves, de cirrhose ou d'insuffisance hépatique terminale. Le traitement réussi de l'infection au VHC pourrait réduire le risque de lésions hépatiques causées par les traitements anti-VIH.

Début du traitement anti-VIH

Le groupe d'experts recommande que les personnes co-infectées commencent le traitement dès que leur compte de CD4+ glisse sous la barre des 500 cellules. Les experts recommandent les mêmes combinaisons pour les personnes co-infectées que pour les personnes mono-infectées (VIH seulement).

Médicaments anti-VIH à éviter

Le groupe d'experts recommande que les médicaments anti-VIH suivants soient évités par les patients recevant ou envisageant de recevoir la ribavirine :

  • AZT (zidovudine, Retrovir et dans le Combivir)
  • d4T (stavudine, Zerit)
  • ddI (Videx EC)

Date d'affichage : 2010 January 25

Hosein SR

 

Toute décision concernant un traitement médical particulier devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé qualifié(e) qui a une expérience des maladies liées au VIH et des traitements en question. POUR EN SAVOIR PLUS