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Nouvelles-CATIE : Bulletins de nouvelles concis sur le VIH/sidaÀ bien y penser, pas si exempt de symptômesEn l’absence de traitement, l’infection par le VIH inévitablement dégrade le système immunitaire, entraînant le développement d’infections potentiellement fatales — le sida— environ dix ans après l’infection. L’intervalle entre l’infection initiale par le VIH et le développement du sida est couramment appelé période exempte de symptôme ou asymptomatique. La raison en est qu’au cours de cette période, les infections potentiellement fatales sont peu communes. L’idée de diviser les stades de la maladie du VIH en périodes spécifiques a germé vers le début de la pandémie du sida alors que le point de mire médical était de retarder la manifestation d’infections graves et le spectre planant de la mort. En 1996, la multithérapie antirétrovirale hautement active devenait disponible dans les pays à revenu élevé. Il en résultait que pour la première fois depuis l’apparition du sida, les personnes séropositives étaient en mesure de se rétablir d’infections potentiellement fatales et d’y résister. Aujourd’hui, les avantages de la multithérapie sont clairement prolongés et si vastes que les chercheurs s’attendent de plus en plus à ce que certaines personnes séropositives aient une espérance de vie quasi-normale. Symptômes à tous les stadesTel que nous le mentionnions plus tôt, l’intervalle entre l’infection initiale au VIH et l’apparition du sida se nomme période exempte de symptôme ou période asymptomatique. Cependant, cette idée pourrait être en train de changer. Des chercheurs de la Norvège, de l’Afrique du Sud, de Taiwan, du Kenya et des États-Unis ont surveillé l’état de santé de personnes séropositives. Leurs résultats suggèrent que durant la période dite asymptomatique, ces personnes peuvent, à bien y voir, présenter des symptômes. Détails de l’étudeEn tout, 1 992 personnes séropositives ont été surveillées. Leur profil était le suivant :
L’équipe de l’étude a divisé les participants en trois groupes, basés sur la numération des cellules CD4+ comme suit :
L’étude posait des questions quant à leur état de santé, tout particulièrement concernant une vaste gamme de symptômes couvrant la santé physique et la santé mentale. RésultatsEn général, après évaluation du nombre de symptômes signalés, il n’y avait pas de différence significative entre les trois groupes de participants. Ceci suggère que même en présence d’une numération faible ou d’une numération élevée de CD4+, les personnes séropositives présentent des symptômes de maladie. Les participants qui prenaient des médicaments antiviraux avaient tendance à signaler des symptômes moins intenses que ceux qui n’étaient pas sous multithérapie. SymptômesParmi les symptômes les plus couramment signalés on notait :
Pour certains participants, indépendamment de la numération CD4+, ces symptômes étaient intenses. Certains des symptômes indiqués pouvaient prendre la forme de problèmes isolés ou faire partie d’autres conditions de santé, incluant notamment l’anxiété, la dépression et des déficits hormonaux. Bien qu’aucun des participants à l’étude ne faisait face à des conditions potentiellement fatales, même ceux ayant plus de 350 cellules CD4+ présentaient des symptômes de maladie, peut-être non reliés au VIH. L’équipe d’étude internationale suggère que les médecins et le personnel infirmier interrogent soigneusement les patients concernant leur état de santé indépendamment de la numération CD4+. Ce faisant, les professionnels des soins de la santé pourraient découvrir des conditions sous-jacentes qui diminuent la qualité de vie de leurs patients, ce qui leur permettrait d’apporter un soulagement. —Sean R. Hosein RÉFÉRENCES :
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Date d'affichage: 04/06/2009 |
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Toute décision concernant un traitement médical particulier devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé qualifié(e) qui a une expérience des maladies liées au VIH et des traitements en question. POUR EN SAVOIR PLUS | |