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Nouvelles-CATIE : Bulletins de nouvelles concis sur le VIH/sidaLes taux d’ITS ont beaucoup augmenté chez les Canadiens d’âge moyenLes chercheurs savent que l’activité sexuelle contribue à la santé et au bonheur des adultes, et la sexualité continue de jouer un rôle important dans le bien-être des gens à mesure qu’ils vieillissent. Au Canada, les adultes d’âge moyen — entre 40 et 59 ans — représentent environ le tiers de la population. La santé sexuelle est un élément important de cette période de la vie. À en croire les dernières données de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), il semblerait que les Canadiens d’âge moyen aient besoin d’être éduqués par rapport à la santé sexuelle. Les résultats de plusieurs études laissent croire que les adultes d’âge moyen sont nombreux à ne pas « se considérer comme étant à risque » de contracter des infections transmissibles sexuellement (ITS), y compris le VIH. En plus de provoquer l’inflammation de tissus délicats, les ITS peuvent causer des plaies ou des lésions sur ou à l’intérieur des organes génitaux, ce qui peut faciliter la transmission du VIH. Des chercheurs de l’ASPC ont récemment analysé des données sur trois ITS courantes, soit la chlamydia, la gonorrhée et la syphilis. Les données en question ont été recueillies au Canada entre 1997 et 2007. L’analyse effectuée par l’ASPC porte à croire que l’incidence de ces infections a beaucoup augmenté, particulièrement chez les Canadiens d’âge moyen. Ce phénomène risque d’avoir un impact important sur la transmission du VIH. Résultats—chlamydiaLa majorité des cas de chlamydia se sont produits chez des jeunes (15 à 29 ans), mais il n’empêche que le nombre de cas de cette ITS a augmenté de 166 % chez les adultes d’âge moyen au cours de la période en question. Même si les chercheurs de l’ASPC soulignent que la chlamydia continue d’affecter de façon « disproportionnée » les femmes âgées de 15 à 29 ans, les hommes d’âge moyen comptaient pour 60 % des cas en 2007. Résultats—gonorrhéeComme dans le cas de la chlamydia, la plupart des cas de gonorrhée concernaient des jeunes personnes. Toutefois, entre 1997 et 2007, les taux de gonorrhée ont augmenté de 210 % chez les personnes d’âge moyen. Des hommes comptaient pour 88 % des cas de gonorrhée. Résultats—syphilisDans ce cas, les chercheurs se sont surtout intéressés aux cas de « syphilis infectieuse », c’est-à-dire la syphilis primaire, la syphilis secondaire et la syphilis latente précoce, autrement dit les stades précoces de la maladie. Les taux de syphilis ont augmenté de huit fois au cours de la période en question et ce, dans tous les groupes d’âge. Chez les adultes d’âge moyen, les taux de syphilis ont augmenté de 11 fois. Les chercheurs de l’ASPC ont trouvé que les hommes étaient touchés de façon disproportionnée par la syphilis. En effet, 93 % des cas de syphilis recensés en 2007 concernaient des hommes. Pas seulement au CanadaL’équipe de l’ASPC a comparé les taux d’ITS de deux autres pays : le Royaume-Uni et les États-Unis. Les chercheurs ont trouvé que les taux d’ITS augmentaient chez les adultes d’âge moyen dans ces pays aussi. Au Royaume-Uni, le taux de syphilis chez les 45 à 65 ans a augmenté de 2 839 % entre 1997 et 2007. Aux États-Unis, on a observé une augmentation de 46 % du taux de syphilis chez ce même groupe d’âge au cours de la même période. Comme c’était le cas au Canada, les hommes d’âge moyen représentaient la majorité des cas. Pourquoi une augmentation aussi spectaculaire?Les tendances signalées par l’ASPC correspondent aux rapports provenant de la Colombie-Britannique, de l’Ontario et du Québec. La prolifération des ITS chez les Canadiens d’âge moyen tient en partie au fait que ce groupe d’âge représente maintenant une plus forte proportion de la population qu’en 1997. Toutefois, on ne pourrait attribuer qu’une partie de l’augmentation à cette différence démographique. Les chercheurs de l’ASPC suggèrent que des changements d’ordre social — davantage de divorces chez les adultes d’âge moyen, d’où l’augmentation du nombre de célibataires sexuellement actifs — auraient joué un rôle dans l’augmentation des taux d’ITS. La plus grande accessibilité des médicaments oraux efficaces contre l’impuissance (dysfonction érectile ou DE) a sans doute joué un rôle aussi. De plus en plus, on entend parler d’hommes qui combinent médicaments contre la DE et substances illicites, telles que la cocaïne ou le crystal meth, afin d’intensifier temporairement leur plaisir sexuel. Sous l’effet d’une telle combinaison, beaucoup de gens ont davantage de rapports sexuels avec davantage de partenaires. Si aucune protection n’est utilisée, les risques de transmettre ou de contracter des ITS augmentent. Le problème sous la surfaceIl faut souligner que l’équipe de l’ASPC a fondé son analyse sur des cas d’ITS confirmés par des tests de laboratoire. Il est probable que les vrais taux d’ITS sont plus élevés, entre autres parce que certains médecins fondent leurs diagnostics sur les symptômes du patient et prescrivent un traitement sans avoir confirmé l’infection au laboratoire. Rappelons toutefois qu’il est possible d’avoir une ITS sans présenter de symptômes. Les personnes atteintes d’une ITS asymptomatique sont peu susceptibles de se faire soigner. Lignes directricesTravaillant de concert avec un groupe de médecins, d’infirmiers, de chercheurs et d’autres professionnels de la santé chevronnés, l’ASPC a élaboré d’excellentes lignes directrices exhaustives sur la prise en charge des ITS : Lignes directrices canadiennes sur les infections transmissibles sexuellement. Ce document propose des conseils aux médecins pour les aider à aborder le sujet de la prévention des ITS avec leurs patients. Les lignes directrices canadiennes sont mises à jour régulièrement et peuvent être consultées en ligne à l’adresse suivante : www.phac-aspc.gc.ca/std-mts/sti-its/guide-lignesdir-fra.php. Pour commander votre exemplaire, visitez le Centre de distribution de CATIE en cliquant sur le lien suivant : http://orders.catie.ca/index.php?language=fr —Sean R. Hosein RÉFÉRENCES :
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Date d'affichage: 01/25/2010 |
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Toute décision concernant un traitement médical particulier devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé qualifié(e) qui a une expérience des maladies liées au VIH et des traitements en question. POUR EN SAVOIR PLUS | |