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Nouvelles-CATIE : Bulletins de nouvelles concis sur le VIH/sidaLes comportements sexuels changeants ont un impact sur les risques de transmission du VIHLa très grande accessibilité de la multithérapie antirétrovirale dans les pays à revenu élevé a eu un impact considérable dans ces sociétés : les décès attribuables aux suites du sida sont peu fréquents de nos jours, du moins chez les personnes qui prennent leurs soins et leurs traitements au sérieux. En supprimant les niveaux de VIH, la multithérapie favorise l’augmentation du compte de cellules CD4+ et permet au système immunitaire de commencer à se réparer. Cette restauration partielle du système immunitaire se traduit généralement par un regain d’énergie, et de nombreuses personnes ont la possibilité de retourner au travail ou de rependre leurs activités bénévoles. De plus, les chercheurs estiment que les personnes séropositives qui se prennent en charge et qui ont très peu de problèmes de santé coexistants ont désormais une espérance de vie quasi-normale, du moins dans les pays à revenu élevé dotés d’un système de bien-être social. Tandis que la multithérapie continue d’avoir un profond impact favorable sur la santé et la vie des personnes séropositives, il semble qu’elle produise des effets indésirables au sein de la population séronégative, comme peuvent l’attester les tendances suivantes observées par des chercheurs œuvrant dans des pays à revenu élevé :
Une équipe de chercheurs internationale a récemment constaté que, même si les taux d’infection par le VIH ont diminué entre 1996 et 2000, ils augmentent depuis 2001 dans les pays suivants : Australie, Canada, France, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni et États-Unis. Comme aucun remède curatif ou vaccin efficace ne semble être à l’horizon, le condom demeure essentiel à la prévention de la transmission du VIH chez les personnes sexuellement actives. SérotriageIl existe un autre moyen théorique de réduire les risques d’exposition au VIH lors des relations sexuelles : le sérotriage. Cette méthode consiste à ne choisir que des partenaires sexuels ayant le même statut VIH que soi-même. Pour les personnes vivant avec le VIH, le fait de choisir uniquement des partenaires sexuels séropositifs peut alléger l’inquiétude suscitée par la perspective d’infecter d’autres personnes. Pour les personnes séronégatives, le sérotriage peut atténuer la peur de se faire infecter par le VIH. Le sérotriage comporte toutefois des risques, surtout lorsque les partenaires en question n’ont pas recours au condom pour les relations avec pénétration :
Sérotriage—une étude jette une lumière sur les risquesDes chercheurs à Seattle ont mené une étude chez des hommes gais et bisexuels entre 2001 et 2007. Ils ont trouvé que le sérotriage devenait plus fréquent au fil du temps. Chose troublante, ils ont également constaté que certains hommes qui faisaient du sérotriage avaient des relations sexuelles non protégées. Chose importante, même si le sérotriage a réduit les risques de transmission du VIH, ces risques demeuraient supérieurs à ce qu’ils auraient été si des condoms avaient été utilisés. Selon l’équipe de recherche, « les limitations du sérotriage semblent être profondes, tant du point de vue personnel que sur le plan de la santé publique ». Cette conclusion tient peut-être du fait que le sérotriage n’a conféré qu’une protection partielle contre la transmission du VIH. Les chercheurs ont également déterminé que 32 % de tous les hommes nouvellement diagnostiqués séropositifs indiquaient que des relations sexuelles anales non protégées avec « un partenaire qu’il croyait séronégatif était leur comportement sexuel le plus risqué. » Cette équipe de chercheurs s’est inquiétée de constater que le sérotriage sans condoms comportait tant de risques pour les hommes séronégatifs, mais leurs résultats doivent être confirmés par d’autres équipes. L’équipe de Seattle ainsi affirme : « Nous n’avons pas recueilli systématiquement des données pour expliquer comment les participants connaissaient le statut VIH de leurs partenaires; certaines infections attribuées à l’échec du sérotriage pourraient donc refléter des suppositions erronées à cet égard de la part des participants plutôt que des discussions explicites peu fiables entre les hommes avant l’activité sexuelle. » Ce genre de sérotriage — supposer ou deviner le statut VIH de ses partenaires — a été surnommé « seroguessing » par des chercheurs australiens dont le travail fait l’objet de notre prochain bulletin de Nouvelles-CATIE. —Sean R. Hosein REFERENCES:
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Date d'affichage: 11/10/2009 |
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Toute décision concernant un traitement médical particulier devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé qualifié(e) qui a une expérience des maladies liées au VIH et des traitements en question. POUR EN SAVOIR PLUS | |