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Nouvelles-CATIE : Bulletins de nouvelles concis sur le VIH/sidaLe sérotriage : choix éclairé ou divination?Certaines personnes sexuellement actives adoptent une pratique appelée sérotriage : elles ont des rapports sexuels seulement avec des personnes ayant le même statut VIH qu’elles. En théorie, le sérotriage devrait réduire la transmission du VIH. En réalité, toutefois, certaines personnes adoptent cette pratique dans le but d’abandonner le condom lors des relations sexuelles avec pénétration. Des chercheurs d’Australie étudient les comportements sexuels d’hommes séropositifs et séronégatifs depuis plus de sept ans. Ils affirment que certains hommes font des suppositions par rapport au statut VIH de leurs partenaires passagers ou se contentent de deviner celui-ci, au lieu d’insister sur des conversations explicites à ce sujet. Se fondant sur ces suppositions, de nombreux hommes consentent à des relations anales non protégées avec d’autres hommes avec qui ils croient partager le même statut VIH. Ce comportement – faire des suppositions par rapport au statut VIH de ses partenaires – a été surnommé « seroguessing » par les chercheurs australiens (to guess = deviner). Le seroguessing, phénomène qui a été décrit également par des chercheurs canadiens et américains, augmente les risques de transmission du VIH. Les chercheurs australiens ont recruté des hommes dans les deux groupes suivants :
La plupart des hommes dans chaque groupe étaient d’origine anglo-australienne. Ils ont été interviewés par les chercheurs au sujet de leurs comportements sexuels et sociaux. Les participants à l’étude HIM, dont la moyenne d’âge était de 36 ans, passaient régulièrement des tests de dépistage du VIH. La moyenne d’âge des participants séropositifs était de 46 ans. Résultats—tendancesAu fil du temps, de plus en plus de participants, tant séropositifs que séronégatifs, dévoilaient qu’ils avaient eu des relations anales non protégées avec des partenaires passagers ayant le même statut VIH qu’eux. Quand on leur demandait comment ils savaient le statut VIH de leurs partenaires, certains hommes avouaient avoir deviné celui-ci ou présumé le connaître. Quant à la fréquence des conversations explicites à ce sujet, elle se résumait comme suit :
Selon les chercheurs, cette étude « met en évidence le fait que beaucoup d’hommes séropositifs et séronégatifs se contentent à l’heure actuelle de deviner le statut sérologique de leurs partenaires…[avant d’avoir ensuite des relations anales non protégées]. » L’équipe a fait une autre découverte étrange, à savoir que le fait de demander explicitement le statut VIH de son partenaire ou de deviner simplement celui-ci « ne semblait pas avoir d’incidence sur la décision d’avoir des relations anales non protégées. » Contextes sexuels et risquesLes hommes séronégatifs qui font du sérotriage courent déjà des risques d’infection par le VIH à cause des facteurs suivants :
Compte tenu de tous ces facteurs, les chercheurs font valoir que « la réduction des risques favorisée par le sérotriage chez les personnes séronégatives pourrait être partiellement compromise par un taux élevé de seroguessing. » Non-dévoilementLes résultats de cette étude et d’études antérieures ont poussé les chercheurs australiens à conclure que les hommes séropositifs dévoilent de plus en plus leur statut à leurs partenaires sexuels passagers potentiels. Toutefois, ces mêmes études révèlent qu’ « une proportion substantielle d’hommes ne dévoilent pas leur statut sérologique ou ne le font qu’occasionnellement, selon les circonstances. » De plus, d’après l’équipe, « même si beaucoup d’hommes séropositifs ne dévoilent pas leur statut, un grand nombre d’hommes séronégatifs font fréquemment des suppositions erronées quant au statut sérologique de leurs partenaires. » Vers un renforcement de l’éducation à la préventionLes taux d’infection par le VIH sont à la hausse dans les communautés gaies des pays à revenu élevé, probablement à cause de la prolifération des rapports anaux non protégés et du sérotriage approximatif. Les chercheurs australiens encouragent les organismes qui développent des programmes visant la prévention du VIH à tenir compte des « changements dans les attitudes et les comportements des hommes gais contemporains. » Ce genre de programmes, ajoutent-ils, « devraient promouvoir la réduction active des risques, contrairement au seroguessing et à la prise de risques passive. » De plus, cette équipe maintient que les politiques et les programmes devraient « aborder le problème de la stigmatisation et de la discrimination liées au VIH et renforcer les compétences susceptibles de faciliter les conversations sur le VIH, tant chez les personnes séropositives que séronégatives. » Peut-être la recommandation la plus importante de l’équipe australienne est la suivante : l’éducation en matière de VIH devrait « tenir du compte du fait que les hommes séronégatifs qui ont des relations anales non protégées en se fiant à des suppositions de séroconcordance courent des risques élevés d’être infectés par le VIH. » Recherche canadienne apparentéeDirigée par le professeur Barry Adam, une équipe de l’AIDS Committee of Toronto a interviewé exhaustivement des hommes gais et bisexuels qui avaient des relations sexuelles anales non protégées tout le temps ou presque tout le temps. L’équipe a découvert que les suppositions que faisaient ces hommes par rapport à leurs partenaires passagers et aux comportements qu’ils considéraient comme normaux différaient selon leur statut VIH et l’étendue de leurs réseaux sociaux et sexuels. Selon ces chercheurs ontariens, à cause de cette tendance à faire, même à leur insu, des suppositions par rapport au statut VIH de leurs partenaires, les hommes séronégatifs qui font du sérotriage et qui ont des relations anales non protégées pourraient courir des risques élevés à l’égard de la transmission du VIH. —Sean R. Hosein REFERENCES:
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Date d'affichage: 11/13/2009 |
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Toute décision concernant un traitement médical particulier devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé qualifié(e) qui a une expérience des maladies liées au VIH et des traitements en question. POUR EN SAVOIR PLUS | |