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Nouvelles-CATIE : Bulletins de nouvelles concis sur le VIH/sidaUn dépistage du diabète pourrait être nécessaire pour les femmes utilisant des opiacés ou atteintes d’hépatite CDe nombreux rapports laissent penser que les personnes vivant avec le VIH pourraient courir un risque accru de diabète. Dans le cadre d’une étude visant à mieux éclairer ce problème, des chercheurs aux États-Unis ont examiné les résultats d’expériences menées sur des animaux et chez des humains séronégatifs. L’équipe en question a trouvé un lien entre la consommation d’opiacés—y compris l’héroïne et des substances apparentées — et le diabète. L’équipe a ensuite décidé d’examiner sa base de données pour déterminer s’il existait un lien possible entre la prise d’opiacés et l’apparition du diabète chez les femmes séropositives ou celles courant un risque élevé d’être infectées par le VIH. Les résultats semblent indiquer que la prise d’opiacés est associée au diabète et ce, que le virus de l’hépatite C soit présent ou pas. Ces résultats doivent toutefois être interprétés avec prudence. Détails de l’étudeL’équipe de recherche en question avait accès à l’énorme base de données de la Women’s Interagency HIV Study (WIHS). Les responsables de celle-ci ont recruté 2 793 femmes séropositives et 975 femmes à risque élevé depuis 1994. Une fois inscrites, les participantes se rendent au site de l’étude deux fois par an pour subir un interrogatoire, un examen physique et des prises de sang. En 2000, l’équipe de la WIHS a commencé à mesurer la glycémie à jeun (taux de sucre sanguin) des participantes. Les chercheurs n’ont pas fourni de profil moyen des participantes, dont la plupart provenait de quartiers urbains à faible revenu, situés un peu partout aux États-Unis. Résultats—consommation de droguesLes chercheurs ont constaté que 464 femmes avaient pris des opiacés avant de s’inscrire à l’étude WIHS. Les substances les plus consommées étaient les suivantes :
De plus, environ 67 % des anciennes consommatrices d’opiacés disaient avoir utilisé du crack et/ou de la cocaïne auparavant. Résultats—diabète au début de l’étudeAu moment de l’inscription, 11 % des femmes souffraient de diabète. Les chercheurs ont déterminé que les femmes qui avaient déjà consommé des opiacés (18 %) étaient plus susceptibles d’être atteintes de cette maladie que les femmes qui n’en avaient jamais consommé (9 %). Résultats—cas subséquents de diabèteLes chercheurs ont suivi 2 016 femmes qui n’avaient pas le diabète lors de leur admission à l’étude. Le suivi a duré 3 ans et demi en moyenne. Chez ce groupe de femmes, le risque de diabète aurait augmenté pour les raisons suivantes :
L’équipe de chercheurs a constaté que le risque de diabète était le plus élevé chez les femmes atteintes d’hépatite C (avec ou sans le VIH) qui consommaient encore des opiacés. Dans le cadre de l’étude WIHS, le risque de diabète était également influencé par des « facteurs de risque classiques de diabète » — âge avancé, IMC supérieur à 30 (autrement dit, l’obésité) et antécédents familiaux de diabète. Toutefois, même lorsque ces facteurs étaient pris en compte, la consommation continue d’opiacés était toujours associée à un risque accru de diabète. L’exposition à des médicaments anti-VIH n’était pas associée à l’apparition du diabète. BémolsIl faut souligner que la WIHS est une étude de cohorte. Les études de ce genre sont utiles pour relever des associations — en l’occurrence, le lien apparent entre la prise de certaines drogues et un risque accru de diabète. Toutefois, les études de cohorte ne peuvent prouver de liens de cause à effet. Autrement dit, on ne peut s’y fier pour conclure que la prise d’une drogue en particulier (opiacé) cause certainement un effet donné (diabète). Le risque d’interprétations biaisées est également un problème dans les études de cohorte, car il est difficile de tirer des conclusions fermes lors de l’analyse des données. Il reste que les résultats de l’étude WIHS sont utiles, car elles soulèvent des questions qui pourraient être explorées davantage dans le cadre d’études conçues de façon plus rigoureuse, par exemple le lien possible entre la prise d’opiacés et les problèmes de glycémie chez les hommes. —Sean R. Hosein RÉFÉRENCES :
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Date d'affichage: 05/28/2010 |
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Toute décision concernant un traitement médical particulier devrait toujours se prendre en consultation avec un professionnel ou une professionnelle de la santé qualifié(e) qui a une expérience des maladies liées au VIH et des traitements en question. POUR EN SAVOIR PLUS | |