Coin des lecteurs
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Dans le vent!
JUDY WEISER a une très belle plume et écrit de manière précise, claire et accessible. J’ai trouvé son article très utile (« Le moral, ça va? », automne / hiver 2003). Cela m’a rappelé tout ce que j’ai fait pour VIVRE dans la meilleure santé possible au cours des nombreuses années que je vis avec le VIH. Cela a confirmé la justesse de tous mes efforts pour influencer les effets du VIH sur ma santé. Cela m’a également rappelé qu’il est important de « poursuivre son parcours », un mot d’encouragement dont j’ai parfois besoin lorsque je m’écarte du droit chemin. Cet article a eu un impact très positif sur ma journée, qui bien sûr, mène au lendemain!
David N.
Vancouver
Quelques mots sur la lipo
UN GRAND MERCI à Wayne Stump pour avoir mis sur papier ce que je ressens ces temps-ci (« En pleine face », automne / hiver 2003). J’ai été touché par sa candeur et la façon dont il s’exprime. J’ai moi aussi le « look lipo » et je ne suis plus considéré comme « passable » dans la communauté.
Depuis que l’apparence de mon visage a changé, je suis très conscient des divisions au sein la communauté séropositive de Toronto : les personnes qui prennent des médicaments et celles qui n’en prennent pas; celles qui travaillent et celles qui sont en congé d’invalidité; celles qui sont atteintes de lipodystrophie et celles qui ne le sont pas, et ainsi de suite. Cette prise de conscience entraîne des effets négatifs : la perte d’estime de soi, l’impression de perdre le contrôle (ma lipo révèle au grand jour le fait que je suis séropositif) et d’être une monnaie gaie dévaluée (si on peut se permettre l’expression) dans une communauté très préoccupée par l’apparence.
D’un autre côté, depuis que je souffre de lipodystrophie, je me tiens plus à l’écart. Je dois passer davantage de temps seul et explorer mon être spirituel. Le fait d’être atteint de lipodystrophie m’a également appris à faire preuve d’une plus grande compassion à l’égard de la souffrance des autres. Cependant, la perte d’intimité est beaucoup plus dure à vivre que toute perte physique — une réalité difficile à accepter.
Je vois nos homologues américains qui se précipitent sur les solutions rapides (Bio-Alcamid, silicone, injections d’Artecoll) et je me demande souvent si une solution cosmétique permettrait d’atténuer le « marquage au fer rouge » de la lipo sur notre psyché et notre identité.
Rob C.
Toronto
EN LISANT L’ARTICLE de Wayne Stump, j’ai eu l’impression de lire ma propre histoire. Je prends les mêmes médicaments depuis plus de cinq ans et, tout comme M. Stump, je porte les traces de la lipo sur mon visage. Je suis toutefois reconnaissant de la santé qu’il me reste. J’ai perdu beaucoup d’amis et je crois que la meilleure façon de leur rendre hommage est de saisir la torche et de poursuivre leur travail.
En tant que pair-conseiller à Living Positive d’Edmonton, je parle souvent de ma vie avec le VIH — j’en décris les aspects désagréables et que cela exige beaucoup de travail, mais que ce n’est CERTAINEMENT PAS la fin du monde. Il y a quelques années, j’ai lancé un projet appelé la « courtepointe de la vie », une immense courtepointe générique décorée de rubans qui portent le nom d’une personne. Chaque ruban est fixé à la courtepointe à l’aide d’un bouton qui indique le nombre d’années depuis que la personne vit avec le VIH (qui va présentement de 1 à 23). C’est une image puissante et tangible qui montre aux gens qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils ont encore un avenir.
Merci de m’avoir rappelé que je ne suis pas seul.
Gil C.
Edmonton
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