Point de mire sur la prévention

Printemps 2014 

Négatif, positif ou inconnu? Utiliser la connaissance du statut sérologique comme stratégie de prévention du VIH

par James Wilton et Tim Rogers

En tant que travailleurs de première ligne dans la prévention du VIH, il est important de connaître les stratégies de prévention utilisées par les clients et de comprendre comment ces derniers perçoivent les risques qui y sont associés.

Une des stratégies de prévention du VIH couramment utilisées par les hommes gais et hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HARSAH) est le « sérotriage », qui consiste à limiter toutes les activités sexuelles – ou seulement celles comportant un risque élevé – aux partenaires qui ont le même statut sérologique. Par exemple, une personne séronégative peut choisir de n’avoir des rapports sexuels sans condom qu’avec des partenaires qui sont aussi séronégatifs, ou une personne séropositive peut choisir de n’avoir des relations sexuelles sans condom qu’avec des personnes également séropositives. Cette stratégie est utilisée dans différents types de relations – stables, occasionnelles, monogames et non monogames.

Le présent article met l’accent sur la fréquence du recours au sérotriage, l’efficacité de cette stratégie et comment la connaissance de son statut VIH peut être utilisée avec efficacité comme stratégie de prévention. L’article traite seulement des stratégies de sérotriage basées sur les individus qui s’identifient ou identifient les autres comme séropositifs ou séronégatifs. Il n’aborde pas d’autres facteurs comme la charge virale ou l’utilisation d’autres stratégies de prévention du VIH, qui jouent un rôle très important dans l’évaluation des risques liés au VIH. Pour obtenir de plus amples renseignements sur ces autres stratégies, veuillez consulter la liste de ressources à la fin de cet article.

Le sérotriage est-il répandu?

Le sérotriage est assez répandu chez les HARSAH au Canada et dans d’autres parties du monde.

Des travaux de recherche menés aux États-Unis, en Europe et en Australie indiquent que 14 % à 44 % des HARSAH séropositifs et 25 % à 38 % des HARSAH séronégatifs pratiquent le sérotriage.1 Dans un sondage effectué en 2009 auprès des HARSAH de Vancouver, 50 % de ceux qui sont séropositifs et 34 % de ceux qui sont séronégatifs s’y adonnent2. En outre, selon une enquête nationale menée auprès de HARSAH séropositifs et séronégatifs au Canada, les rapports sexuels sans condom étaient plus courants dans les relations occasionnelles et régulières où l’on croyait que l’autre partenaire avait le même statut sérologique et moins courants dans les relations où l’on croyait que le partenaire avait un statut sérologique différent.3

Le sérotriage fonctionne-t-il?

La communauté des HARSAH a des opinions variées quant à l’efficacité du sérotriage. Dans le cadre de l’enquête téléphonique nationale effectuée en 2011-2012 par Appel aux hommes Canada auprès des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, on leur a demandé d’indiquer dans quelle mesure, selon eux, le sérotriage était efficace.4 Cinquante pour cent des répondants le croyaient efficace et 50 % étaient d’avis contraire.

En théorie, le sérotriage pourrait s’avérer une stratégie très efficace pour réduire le risque de transmission du VIH puisque l’on sait qu’il n’y a aucune possibilité de transmission du virus si les deux partenaires ont le même statut sérologique (sauf en cas de surinfection pour le sérotriage entre partenaires séropositifs, dont il est question plus loin).

Toutefois, dans la pratique, la recherche nous apprend quelque chose de différent. Bien qu’il y ait des preuves indiquant que le sérotriage entre partenaires séronégatifs offre une certaine protection, les hommes qui y ont recours s’exposent à un risque relativement élevé d’infection au VIH.

La plus importante étude jamais effectuée sur l’efficacité du sérotriage a analysé des données recueillies auprès de plus de 12 000 HARSAH séronégatifs en Amérique du Nord.5 Dans le cadre de cette étude,  le sérotriage entre partenaires séronégatifs était défini comme étant le fait de n’avoir des relations sexuelles anales sans condom qu’avec des partenaires que l’on croit être séronégatifs.  L’analyse a révélé que le risque d’infection au VIH chez les « sérotrieurs » était 57 % plus faible comparativement aux hommes qui pratiquaient le sexe anal réceptif sans condom avec des partenaires séropositifs ou de statut sérologique inconnu. Toutefois, l’étude a également révélé que le risque d’infection au VIH chez les « sérotrieurs » était 82 % plus élevé comparativement aux hommes qui n’avaient pas de relations sexuelles anales sans condom.

D’autres études ont mené à des résultats semblables, à savoir le sérotriage diminue le risque de façon générale comparativement à l’absence d’une stratégie de prévention quelconque, mais il comporte un risque plus élevé comparativement à l’utilisation de condoms.6,7,8,9,10

Pourquoi le sérotriage ne fonctionne-t-il pas dans tous les cas?

Le sérotriage est probablement moins efficace que la plupart des gens ne seraient portés à le croire. Une connaissance erronée de son propre statut sérologique ou de celui de son partenaire est l’explication la plus probable pour cette efficacité inférieure aux attentes. Si le statut sérologique est différent de ce que l’on croyait, alors le risque de transmission du VIH associé au sérotriage augmente.

Malheureusement, la recherche indique qu’une mauvaise connaissance du statut sérologique est courante. Il y a deux principales raisons à cela : des problèmes liés au dévoilement et des croyances erronées au sujet de son propre statut sérologique.

Problèmes liés au dévoilement

Si le statut sérologique n’est pas dévoilé (non-dévoilement), il est alors possible de se faire une fausse opinion du statut sérologique d’un partenaire sexuel.

Pour une variété de raisons – y compris les questions liées à la vie privée et à la crainte de stigmatisation, de discrimination, de rejet, de violence ou de criminalisation – bon nombre de personnes séropositives ne dévoilent pas leur statut sérologique à leurs partenaires sexuels. La recherche indique effectivement que jusqu’à 30 % des HARSAH vivant avec le VIH ne dévoilent pas leur statut sérologique à leurs partenaires sexuels avant d’avoir des relations sexuelles anales sans condom.11,12,13,14 De nombreux HARSAH séronégatifs ne dévoilent également pas leur statut sérologique. En outre, une proportion importante de HARSAH ne demande pas à leurs partenaires sexuels de leur dévoiler leur statut sérologique. Selon les résultats d’une étude menée à Vancouver, 36 % des HARSAH tant séropositifs que séronégatifs n’ont pas demandé à leurs partenaires sexuels de leur révéler leur statut sérologique.2

Au lieu de cela, les hommes peuvent se livrer à des suppositions sur le statut sérologique d’un partenaire sexuel d’après des indices indirects (également appelé dévoilement implicite ou sous-entendu), plutôt que d’aborder le sujet de front ou de poser des questions directes. Par exemple, certains hommes peuvent se baser sur l’apparence ou les gestes d’un partenaire (par ex., si ce dernier veut ou non utiliser un condom) ou penser qu’un partenaire dévoilerait son statut sérologique si ce dernier était différent du leur. 1,15,16,17

Certains hommes séronégatifs peuvent donc présumer que leurs partenaires sont séronégatifs et certains hommes séropositifs peuvent tenir pour acquis que leurs partenaires le sont également.18 Si ces suppositions s’avèrent fausses, alors le risque de transmission du VIH augmente. Malheureusement, la recherche indique que les suppositions erronées sont peut-être chose courante. Par exemple, dans une étude menée auprès de HARSAH qui avaient récemment reçu un diagnostic d’infection au VIH, 21 % ont indiqué qu’ils étaient certains que le partenaire sexuel qui leur avait transmis le virus était séronégatif.19 Semblablement, dans une étude menée auprès de personnes vivant avec le VIH, beaucoup d’entre elles (64 %) pensaient à tort que leurs partenaires sexuels vivaient également avec le VIH.20

Fausses croyances au sujet de son propre statut sérologique

Le dévoilement est une importante étape du processus de sérotriage, mais il n’est pertinent que si le statut sérologique dévoilé est exact. Bien qu’il soit relativement facile d’être certain de sa propre séropositivité (dès lors qu’un diagnostic de séropositivité est posé, le statut sérologique est connu et ne change pas), être certain de sa propre séronégativité peut s’avérer plus difficile. Certains hommes peuvent donc penser à tort qu’ils sont séronégatifs et en informer leurs partenaires sexuels, alors qu’en réalité ils ne le sont pas. 

On estime qu’environ 20 % des HARSAH séropositifs au Canada ignorent qu’ils le sont.21 Ces hommes peuvent se penser séronégatifs, se dévoiler comme tels et s’adonner à des comportements de sérotriage fondés sur cette présomption. À titre d’exemple, selon une étude menée à Vancouver, 50 % des HARSAH séropositifs dont l’infection n’a pas été diagnostiquée pensaient qu’il était peu probable ou très peu probable qu’ils contractent le VIH au cours de leur vie (bien qu’ils soient déjà infectés) et 39 % ont dit avoir recours au sérotriage pour réduire leur risque d’infection.2 Dans une autre étude, environ 20 % des hommes qui pratiquaient le sérotriage ont dit qu’ils étaient séronégatifs même s’ils n’avaient pas subi de test de dépistage au cours des douze derniers mois, et 16 % ont dit qu’ils ignoraient leur statut sérologique.22

Il y a deux importants facteurs à considérer lorsqu’on évalue l’exactitude d’un statut sérologique : la date du dernier test de dépistage du VIH et la période fenêtre.

Si une personne s’est adonnée à une activité qui l’a potentiellement exposée au VIH depuis son dernier test de dépistage négatif, il se peut qu’elle soit en réalité séropositive. Il est donc important de tenir compte du délai écoulé et des comportements à risque depuis le dernier test de dépistage du VIH.

Même si une personne ne s’est pas adonnée à des activités à risque depuis son dernier test de dépistage négatif, il est tout de même possible qu’elle soit séropositive en raison de la période fenêtre. La période fenêtre (ou fenêtre sérologique) désigne le délai écoulé entre l’infection initiale au VIH et le moment où cette infection est diagnostiquée au moyen d’un test de dépistage. Selon le test utilisé, la période fenêtre peut aller de deux semaines à trois mois. Durant ce délai, un test de dépistage peut indiquer à tort qu’une personne séropositive est séronégative. Ce résultat erroné peut porter la personne à croire qu’elle est séronégative et à dévoiler ce statut sérologique à des partenaires.  

Évaluer les risques

Mise à part l’ignorance de son propre statut sérologique, il y a plusieurs autres risques associés au sérotriage et il est important de communiquer ces risques aux clients.

Infection récente au VIH

Le sérotriage entre personnes séronégatives augmente le risque de transmission du VIH si l’on présume qu’un des partenaires sexuels est séronégatif alors qu’en réalité il est séropositif. Ce risque est amplifié si le partenaire que l’on croit à tort être séronégatif est récemment devenu séropositif. La recherche démontre que la quantité de virus (charge virale) présente dans les liquides corporels est très élevée dans les premiers mois suivant l’infection et que cela augmente la probabilité de transmission du VIH.23 Même si une personne récemment infectée subit un test de dépistage, elle peut, en raison de la période fenêtre, obtenir un résultat négatif et dévoiler ce résultat erroné à ses partenaires. Le VIH pourrait ainsi se transmettre rapidement à l’intérieur des réseaux sexuels parce qu’une infection récente est difficile à détecter.

Infections transmises sexuellement

Bien que le sérotriage entre partenaires séropositifs ou séronégatifs puisse aider à réduire le risque de transmission du VIH, il ne réduit pas le risque de contracter d’autres infections transmises sexuellement (ITS) telles que la gonorrhée, la syphilis, la chlamydia et l’herpès. Les ITS peuvent également augmenter le risque qu’une personne séronégative contracte le VIH et qu’une personne séropositive transmette le virus.24

Surinfection

Le sérotriage entre partenaires séropositifs pose un risque de surinfection – un terme qui désigne la transmission d’une nouvelle souche de VIH entre deux partenaires séropositifs (également appelée réinfection). Si une souche résistante aux médicaments est transmise, le traitement utilisé par le partenaire réinfecté peut cesser de fonctionner. Cependant, on ne sait pas trop à quelle fréquence la surinfection se produit. Bien que certaines études indiquent qu’il s’agit d’un phénomène rare, d’autres études suggèrent par contre que les taux de surinfection chez les personnes séropositives sont comparables aux taux de transmission du VIH entre les personnes séropositives et séronégatives dans la même population. (La plupart de ces études portaient toutefois sur la transmission hétérosexuelle.)25

Assurer l’efficacité du sérotriage

L’efficacité du sérotriage dépend en grande partie de la mesure dans laquelle chaque partenaire connaît son statut sérologique et est capable de le communiquer à l’autre. Le sérotriage exige donc que les partenaires sexuels s’engagent dans un processus qui comprend un dévoilement ouvert et honnête de leur statut sérologique et, dans le cas du sérotriage entre partenaires séronégatifs, une discussion des antécédents sexuels et de dépistage.

Pour les couples dans une relation stable, l’usage efficace du sérotriage nécessite plusieurs étapes – un processus parfois appelé « sécurité négociée » ou stratégie « en parler, se faire dépister, se faire dépister, faire confiance. »

Les deux partenaires devraient tout d’abord discuter de cette stratégie et de ses risques et avantages potentiels. Ensuite, ils devraient tous les deux subir un test de dépistage du VIH; ils peuvent le faire séparément, bien que certains établissements offrent aux couples la possibilité de subir des tests de dépistage et de recevoir du counseling ensemble. Si les résultats aux tests sont négatifs et qu’il n’y a aucune possibilité que l’un ou l’autre des partenaires soit dans la période fenêtre au moment du test, alors les résultats sont concluants. Toutefois, si l’un ou l’autre des partenaires a potentiellement été récemment exposé au VIH, ils devraient se faire tester à nouveau à la fin de la période fenêtre pertinente et éviter toute autre exposition potentielle au VIH pendant cette période.

Une fois qu’un couple a confirmé qu’ils sont tous les deux séronégatifs, la priorité est d’éviter la transmission du VIH dans le cadre d’activités sexuelles qui ont lieu en dehors de la relation. Si un partenaire devient séropositif, il y a un risque élevé de transmission du VIH au partenaire séronégatif.26,27,28,29 Les couples devront peut-être élaborer une stratégie pour éviter de transmettre le VIH à des partenaires externes. Cela peut inclure une entente sur ce qui est permis et interdit en dehors de la relation. La confiance et la communication ouverte sont la clé pour que les deux partenaires se sentent à l’aise lorsqu’ils dévoilent qu’ils ont peut-être été exposés au VIH. S’il y a eu exposition potentielle, le couple peut prendre des précautions pour éviter une transmission du VIH en aval, jusqu’à ce que le partenaire qui a été exposé au virus subisse un test de dépistage.

Le sérotriage dans le contexte des rapports sexuels occasionnels peut s’avérer très risqué puisqu’il est difficile (et peut-être impossible) d’être certain de son propre statut sérologique ou de celui de son partenaire. De plus, certaines personnes peuvent mal connaître leur propre statut sérologique.

Bien qu’il puisse être difficile d’être absolument certain qu’un partenaire est séronégatif dans le contexte des relations non monogames, il est important de subir des tests de dépistage du VIH de façon régulière puisque cela permet de se faire une idée plus précise de son propre statut sérologique et (si une infection se produit) d’obtenir un diagnostic de séropositivité le plus tôt possible.

Messages clés

L’efficacité des stratégies basées sur la connaissance du statut VIH dans la prévention de la transmission du VIH dépend du contexte et de la mesure dans laquelle il est bien utilisé. Il y a plusieurs choses que les fournisseurs de services de première ligne peuvent faire pour aider à améliorer l’efficacité de ces stratégies pour les clients séronégatifs et séropositifs.

  • Contester la capacité du client de savoir avec certitude qu’il est séronégatif. Sensibiliser les clients au fait qu’ils ne peuvent pas se fier à d’anciens résultats négatifs aux tests de dépistage pour déterminer leur statut sérologique actuel. Si un client a potentiellement été exposé au VIH depuis son dernier test ou si la période fenêtre est une explication possible du résultat négatif, encouragez-le à en parler avec son ou ses partenaire(s) sexuel(s) et à leur indiquer qu’il ignore leur statut sérologique.
  • Encourager les hommes gais sexuellement actifs à se soumettre fréquemment à des tests de dépistage du VIH. Les fournisseurs de service devraient aider les clients à élaborer une stratégie pratique et acceptable pour le dépistage du VIH.
  • Soutenir les clients et les encourager à discuter ouvertement de leur statut sérologique avec leurs partenaires. Encouragez des discussions franches et ouvertes et dites aux clients d’éviter de présumer du statut sérologique de leurs partenaires. Soutenez tous les clients – qu’ils soient séronégatifs, séropositifs ou de statut sérologique inconnu – dans leur démarche pour amorcer de telles discussions, tout en reconnaissant que l’évitement de la transmission du VIH est une responsabilité partagée. Dans le cas des clients séropositifs, cela peut exiger des programmes visant à appuyer le dévoilement du statut sérologique et des interventions aptes à réduire la stigmatisation et la discrimination.
  • Offrir du counseling aux couples afin de les aider à améliorer la communication et l’élaboration de stratégies de prévention du VIH à l’intérieur de leurs relations.
  • Améliorer les connaissances sur l’infection aiguë au VIH et la période fenêtre. Chaque test de dépistage du VIH a une période fenêtre différente et il est important de savoir quels tests sont utilisés dans votre région.

Ressources

Dévoilement du VIH : guide d’information sur le droit pour les hommes gais au Canada

Le traitement et la charge virale : que savons-nous de leurs répercussions sur la transmission du VIH?

Les infections transmissibles sexuellement : quel rôle jouent-elles dans la transmission du VIH?

Intégrer la PPrE à la pratique : une mise à jour sur la recherche et la mise en œuvre

La prophylaxie pré-exposition (PPrE)Feuillet d’information de CATIE

Chiffrer les risques lors d'une exposition au VIH

Références

  • 1. a. b. Cassels S, Katz DA. Seroadaptation among Men Who Have Sex with Men: Emerging Research Themes. Current HIV/AIDS Reports. 2013 Nov 15;10:305–13.
  • 2. a. b. c. Moore DM, Kanters S, Michelow W, et al. Implications for HIV prevention programs from a serobehavioural survey of men who have sex with men in Vancouver, British Columbia: the ManCount study. Canadian Journal of Public Health. 2012 Apr;103(2):142–6.
  • 3. Agence de la santé publique du Canada. M-Track : Surveillance améliorée de l’infection à VIH, des infections transmissibles sexuellement et par le sang et des comportements à risque associés chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes au Canada. Rapport de la phase 1. 2011. Disponible à : http://orders.catie.ca/product_info.php?products_id=25923
  • 4. Appel aux hommes Canada. Rapport technique. 2013. Disponible (en anglais seulement) à : http://www.malecall.ca/technical-report/
  • 5. Vallabhaneni S, Li X, Vittinghoff E, Donnell D, Pilcher CD, Buchbinder SP. Seroadaptive Practices: Association with HIV Acquisition among HIV-Negative Men Who Have Sex with Men. PloS One. 2012;7(10):e45718.
  • 6. Jin F, Crawford J, Prestage GP, et al. Unprotected anal intercourse, risk reduction behaviours, and subsequent HIV infection in a cohort of homosexual men. AIDS. 2009 Jan 14;23(2):243–52.
  • 7. Golden MR, Stekler J, Hughes JP, Wood RW. HIV serosorting in men who have sex with men: is it safe? Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes. 2008 Oct 1;49(2):212–8.
  • 8. Golden MR, Dombrowski JC, Kerani RP, Stekler JD. Failure of serosorting to protect African American men who have sex with men from HIV infection. Sexually Transmitted Diseases. 2012 Sep;39(9):659–64.
  • 9. Philip SS, Yu X, Donnell D, et al. Serosorting is associated with a decreased risk of HIV seroconversion in the EXPLORE Study Cohort. PloS One. 2010;5(9).
  • 10. Van den Boom W, Konings R, Davidovich U, et al. Is serosorting effective in reducing the risk of HIV-infection among men who have sex with men with casual sex partners? Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes. 2013 Nov 20; [Epub ahead of print]
  • 11. Ciccarone DH, Kanouse DE, Collins RL, et al. Sex without disclosure of positive HIV serostatus in a US probability sample of persons receiving medical care for HIV infection. American Journal of Public Health. 2003 Jun;93(6):949–54.
  • 12. Grov C, DeBusk JA, Bimbi DS, et al. Barebacking, the Internet, and harm reduction: an intercept survey with gay and bisexual men in Los Angeles and New York City. AIDS and Behavior. 2007 Jul;11(4):527–36.
  • 13. Marks G, Crepaz N. HIV-positive men’s sexual practices in the context of self-disclosure of HIV status. Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes. 2001 May 1;27(1):79–85.
  • 14. Wolitski RJ, Rietmeijer CA, Goldbaum GM, Wilson RM. HIV serostatus disclosure among gay and bisexual men in four American cities: general patterns and relation to sexual practices. AIDS Care. 1998 Oct;10(5):599–610.
  • 15. Eaton LA, Kalichman SC, O’Connell DA, Karchner WD. A strategy for selecting sexual partners believed to pose little/no risks for HIV: serosorting and its implications for HIV transmission. AIDS Care. 2009 Oct;21(10):1279–88.
  • 16. Adam BD, Husbands W, Murray J, Maxwell J. Silence, assent and HIV risk. Culture, Health and Sexuality. 2008 Nov;10(8):759–72.
  • 17. Adam BD, Husbands W, Murray J, Maxwell J. Circuits, Networks, and HIV Risk Management. AIDS Education and Prevention. 2008 Oct;20(5):420–34.
  • 18. Zablotska IB, Imrie J, Prestage G, et al. Gay men’s current practice of HIV seroconcordant unprotected anal intercourse: serosorting or seroguessing? AIDS Care. 2009 Apr;21(4):501–10.
  • 19. Jin F, Prestage GP, Ellard J, et al. How homosexual men believe they became infected with HIV: the role of risk-reduction behaviors. Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes. 1999. 2007 Oct 1;46(2):245–7.
  • 20. Niccolai LM, Farley TA, Ayoub MA, et al. HIV-infected persons’ knowledge of their sexual partners’ HIV status. AIDS Education and Prevention. 2002 Jun;14(3):183–9.
  • 21. Agence de la santé publique du Canada. Résumé : Estimations de la prévalence et de l'incidence du VIH au Canada, 2011. 2012. Disponible à : http://www.phac-aspc.gc.ca/aids-sida/publication/survreport/estimat2011-fra.php
  • 22. Lociciro S, Jeannin A, Dubois-Arber F. Men having sex with men serosorting with casual partners: who, how much, and what risk factors in Switzerland, 2007-2009. BMC Public Health. 2013 13:839.
  • 23. Miller WC, Rosenberg NE, Rutstein SE, Powers KA. Role of acute and early HIV infection in the sexual transmission of HIV. Current Opinion in HIV and AIDS. 2010 Jul;5(4):277–82.
  • 24. Ward H, Rönn M. Contribution of sexually transmitted infections to the sexual transmission of HIV. Current Opinion in HIV and AIDS. 2010 Jul;5(4):305–10.
  • 25. Redd AD, Quinn TC, Tobian AAR. Frequency and implications of HIV superinfection. Lancet Infectious Diseases. 2013 Jul;13(7):622–8.
  • 26. Sullivan PS, Salazar L, Buchbinder S, Sanchez TH. Estimating the proportion of HIV transmissions from main sex partners among men who have sex with men in five US cities. [Miscellaneous Article]. AIDS. 2009 June 1;23(9):1153–62.
  • 27. Davidovich U, de Wit J, Albrecht N, et al. Increase in the share of steady partners as a source of HIV infection: a 17-year study of seroconversion among gay men. AIDS. 2001 Jul 6;15(10):1303–8.
  • 28. Jansen IAV, Geskus RB, Davidovich U, et al. Ongoing HIV-1 transmission among men who have sex with men in Amsterdam: a 25-year prospective cohort study. AIDS. 2011;Feb 20;25(4):493–501.
  • 29. Goodreau SM, Carnegie NB, Vittinghoff E, et al. What drives the US and Peruvian HIV epidemics in men who have sex with men (MSM)? PloS One. 2012;7(11):e50522.

À propos de l’auteur

James Wilton est le coordonnateur du projet de prévention du VIH par la science biomédicale pour CATIE et termine actuellement sa maîtrise en santé publique, avec une spécialisation en épidémiologie, à l’Université de Toronto. Il a également obtenu un diplôme de premier cycle en microbiologie et immunologie de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC).

Tim Rogers est le directeur du service Échange des connaissances pour CATIE. Il collabore avec CATIE depuis 15 ans, d’abord comme bénévole puis comme membre du personnel.