Dépistage systématique et ciblé | CATIE - La source canadienne de renseignements sur le VIH et l'hépatite C

Point de mire sur la prévention

Automne 2013 

Dépistage systématique et ciblé

par Len Tooley et Logan Broeckaert

Pour les personnes vivant avec le VIH, être au courant de leur séropositivité constitue une importante première étape vers l’accès aux soins et, le moment venu, au traitement. Une meilleure compréhension de la façon dont les médicaments antirétroviraux améliorent la santé à long terme des PVVIH et comment ils réduisent le risque de transmission du VIH à d’autres a poussé plusieurs intervenants du domaine de la lutte contre le VIH à explorer des façons de diagnostiquer l’infection chez les personnes qui ignorent leur état (cas non diagnostiqués). C’est un élément essentiel si l’on veut optimiser à la fois la santé de l’individu et les avantages préventifs des traitements antirétroviraux.

S’appuyant sur l’exemple récent du projet « Seek and Treat for Optimal Prevention of HIV/AIDS » (STOP) à Vancouver (B.-C.), cet article examine deux approches utilisées pour repérer les cas d’infection non encore diagnostiqués :  le dépistage systématique et le dépistage ciblé. Bon nombre d’intervenants du domaine du VIH ont des avis très tranchés sur chaque approche. Nous examinons comment ces stratégies peuvent se compléter mutuellement.

La réalité changeante du VIH

En 2011, on estimait que 25 % des PVVIH au Canada (soit 17 980 personnes) n’étaient pas au courant de leur séropositivité 1. Qui plus est, beaucoup de cas sont diagnostiqués à un stade d’infection avancé2,3. En 2012 au Manitoba, par exemple, 41 % des gens avaient des comptes de CD4 inférieurs à 200 au moment du diagnostic4. Une étude menée entre 1998 et 2003 auprès de sujets principalement autochtones a révélé que 28 % des clients avaient un compte de CD4 inférieur à 200 au moment du diagnostic5,6,7. Ces données laissent croire que les stratégies de dépistage actuelles sont inadéquates. Il est essentiel de combler cette lacune parce que les cas d’infection non diagnostiqués ou diagnostiqués à un stade avancé ont des répercussions sur la santé et la prévention.

Les traitements antirétroviraux (TAR) ont considérablement évolué depuis leur apparition en 1996. Les nouveaux médicaments sont plus puissants, moins toxiques et plus faciles à prendre que jamais auparavant. Nous savons que le fait d’amorcer le TAR tôt a des effets bénéfiques sur la santé à court et à long terme des personnes vivant avec le VIH. De plus, la recherche montre que les PVVIH sont beaucoup plus susceptibles de prendre des précautions considérables pour éviter de transmettre le VIH une fois qu’elles sont au courant de leur séropositivité8,9.

Nous avons aussi appris que le dépistage du VIH a d’autres répercussions sur la prévention du VIH. Un diagnostic précoce peut aider à repérer les personnes à des stades précoces ou aigus d’infection au VIH, quand le counseling sur la prévention peut s’avérer particulièrement important. Dans la phase aiguë de l’infection au VIH, les gens ont des quantités plus élevées de virus dans leurs liquides corporels, ce qui les rend plus susceptibles de transmettre le VIH à leurs partenaires sexuels. Un diagnostic précoce peut également permettre de repérer les personnes admissibles à un traitement. Un traitement efficace réduit considérablement la charge virale de l’individu, ce qui, à son tour, réduit considérablement la probabilité de transmission du VIH à d’autres. Cela signifie que si suffisamment de PVVIH sont au courant de leur séropositivité, pratiquent le sécurisexe et entament un traitement, il est possible de réduire le nombre de nouvelles infections de façon considérable.

Comprendre le dépistage ciblé et le dépistage systématique

Dépistage ciblé

Au Canada, la principale approche utilisée en matière de dépistage est le dépistage ciblé du VIH – en vertu de laquelle des tests de dépistage sont effectués pour des gens et des populations considérées comme étant à risque élevé d’exposition au VIH. Le dépistage ciblé peut prendre deux formes principales : le dépistage à l’initiative du fournisseur de soins, en vertu duquel un fournisseur de soins de santé décèle certains facteurs de risque qui le pousse à offrir un test de dépistage du VIH à leur patient, ou le dépistage à l’initiative du client (parfois appelé conseil et dépistage volontaires – CDV)10, où les personnes qui se sentent à risque d’infection au VIH ou qui croient avoir été exposées au virus cherchent à obtenir un test de dépistage ou demandent à en subir un.

Le dépistage ciblé offre plusieurs avantages. Il donne notamment aux fournisseurs de service une bonne occasion de fournir des conseils aux personnes à risque élevé qui obtiennent un résultat négatif quant à leur risque d’infection au VIH et à la façon de se protéger à l’avenir. On peut aussi élaborer des ressources conçues spécifiquement pour le dépistage dans les communautés les plus touchées par le VIH et s’assurer ainsi que les personnes les plus à risque ont accès à des tests de dépistage. Les approches de dépistage ciblé sont moins susceptibles de donner lieu à des situations où les patients sont testés à leur insu en raison des procédures de counseling avant et après le test et des exigences relatives au consentement éclairé. Enfin, ces approches ne dépendent pas de l’accès aux services de soins de santé et peuvent, en outre, être adaptées à un large éventail d’endroits comme les saunas et les lieux d’échange de seringues.   

Un autre obstacle majeur au succès du dépistage ciblé à l’initiative du fournisseur est le fait qu’il dépend de la capacité d’un fournisseur de soins à déceler des facteurs de risque ou des symptômes d’une infection au VIH. Les fournisseurs de soins peuvent être limités en ce sens si le client n’a pas divulgué de facteurs de risque ou de symptômes ou si le fournisseur ignore quels symptômes ou facteurs de risque devraient l’inciter à proposer un test de dépistage du VIH11,12,13. Dans les milieux de soins très achalandés, un fournisseur peut décider de ne pas offrir de test de dépistage parce qu’il ne pense pas avoir le temps de procéder à une évaluation du risque (en vue de déterminer si un patient court un risque d’infection au VIH) ou de fournir du counseling avant et après le test14. Bien qu’il soit possible de renforcer les capacités des fournisseurs de soins à effectuer des tests de dépistage ciblé du VIH, les décisions individuelles (du client ou du fournisseur de soins) et les évaluations rattachées à cette stratégie rendent cette dernière difficile à utiliser de façon cohérente et à grande échelle15.

Un des principaux obstacles au succès du dépistage ciblé à l’initiative du client est qu’il dépend de la capacité d’une personne à comprendre et à accepter son risque d’infection au VIH16. En d’autres termes, pour que le dépistage à l’initiative du client donne de bons résultats, la personne doit savoir ce qu’est l’infection au VIH, comprendre le mécanisme de transmission du virus, évaluer son risque et être en mesure de demander à subir un test de dépistage, ce que certaines personnes ne feront pas par crainte de stigmatisation ou de discrimination. Des études menées au Canada et aux É.-U. portent à croire que les gens évaluent souvent mal leur propre risque et, par conséquent, ne cherchent pas à se faire tester17,18,19. Même si un client est capable d’évaluer adéquatement son risque d’infection au VIH, un fournisseur de soins peut refuser de lui administrer un test de dépistage. Un tel refus peut être attribuable à un manque de connaissances au sujet de la transmission du VIH, au fait que le client n’a pas divulgué ouvertement les sources du risque d’infection dans sa vie, ou parce que le fournisseur de soins craint d’avoir à communiquer un diagnostic de séropositivité au client20.

Dépistage systématique

Pris au sens le plus large, le dépistage systématique diffère du dépistage ciblé en ce sens que le dépistage du VIH s’effectue dans le cadre de soins médicaux courants et périodiques et qu’aucune évaluation du risque n’est requise avant d’offrir un test au patient. Le dépistage systématique peut signifier le fait d’offrir un test à chaque personne dans un contexte ou un milieu de soins particulier comme, par exemple, la salle d’urgence d’un hôpital ou le cabinet d’un médecin de famille. 

Le dépistage systématique du VIH est déjà considéré comme étant une pratique exemplaire pour les femmes enceintes au Canada. En 2002, l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a recommandé d’offrir systématiquement un test de dépistage du VIH à toutes les femmes enceintes au pays21,22,23.  Chaque province et territoire du Canada dispose d’une approche de dépistage systématique pour les femmes enceintes, ce qui a permis de réduire de façon significative le nombre d’enfants infectés pendant la grossesse et l’accouchement24.

En 2006, les U.S. Centers for Disease Control (CDC) ont modifié leurs lignes directrices et ont recommandé que le dépistage du VIH soit effectué dans le cadre de la pratique médicale courante, tout comme c’est le cas pour les autres maladies traitables14. Le Canada leur a emboîté le pas en 2013 lorsque l’ASPC a élaboré un nouveau Guide pour le dépistage et le diagnostic de l’infection par le VIH, qui recommande d’aborder et de discuter du dépistage du VIH lors de la prestation des soins médicaux courants. Cependant, étant donné que la prestation directe de la plupart des services médicaux relève exclusivement de la compétence provinciale, on ignore l’incidence qu’auront ces lignes directrices sur l’offre systématique de tests de dépistage du VIH.

Ceux qui prônent les stratégies de dépistage systématique soutiennent que cette approche universelle au dépistage du VIH est « l’ingrédient manquant » requis pour repérer le nombre significatif de personnes séropositives dont l’infection n’a pas encore été diagnostiquée3,25,26. Selon eux, le fait d’offrir des tests de dépistage de façon systématique, quel que soit le risque réel ou perçu d’infection au VIH, permettra de surmonter certains des défis associés au dépistage ciblé. Les stratégies de dépistage systématique pourraient également augmenter le nombre de diagnostics d’infection au VIH chez les personnes qui obtiennent des soins de santé principalement aux cliniques sans rendez-vous ou aux services d’urgence. Les adeptes de ces stratégies soutiennent également que le fait d’intégrer le dépistage systématique du VIH aux soins de santé fournis à tous aidera à déstigmatiser le VIH et les tests de dépistage en les banalisant. D’autres soutiennent que les stratégies axées principalement sur le dépistage systématique du VIH peuvent donner la fausse impression que le VIH touche tout le monde de façon égale. Toutefois, certaines populations courent un risque disproportionné de transmission du VIH et devraient donc avoir des occasions spécifiques de bénéficier d’un counseling sur la prévention dans le cadre des approches de dépistage ciblé.

La question de coût

Bon nombre d’études qui évaluent la rentabilité du dépistage systématique laissent croire que même dans les populations où la prévalence du VIH est relativement faible, le dépistage systématique peut s’avérer une stratégie rentable27,28,29,30 en raison, principalement, des économies réalisées quand une infection au VIH est détectée tôt (ce qui permet d’éviter les coûts significatifs qui peuvent être associés à un diagnostic tardif) et des économies associées à la prévention continue du VIH. Le seuil de rentabilité mondialement reconnu est de 0,1 %; en d’autres termes, pour chaque mille tests effectués, un résultat doit être positif30.

Certains économistes laissent cependant entendre que le nombre de tests de dépistage qu’il faudrait effectuer de façon systématique pour repérer un seul cas d’infection au VIH s’avèrerait plus dispendieux que de simplement renforcer les efforts de dépistage ciblé (et autres stratégies de prévention)31. Cela en a amené plusieurs à se demander s’il s’agit là d’un virage judicieux31,32,33.

Mise en œuvre du dépistage ciblé et protection des droits humains fondamentaux

Jusqu’à tout récemment, l’ASPC recommandait que chaque fois qu’ils offrent un test de dépistage du VIH à un patient, les fournisseurs de soins devaient d’abord obtenir un consentement éclairé en fournissant un counseling avant le test34.  Ce counseling préliminaire au test est censé aborder des questions comme la confidentialité, les différents types de tests de dépistage du VIH et leur fonctionnement, la communication des résultats, ce que sont les tests de confirmation, comment le VIH se transmet, les comportements à risque précis, les stratégies de réduction du risque et comment se préparer à recevoir un résultat positif.

La recherche sur les obstacles à un dépistage du VIH à plus grande échelle démontre que de nombreux fournisseurs de soins de santé trouvent ces exigences relatives au counseling (et les procédures d’obtention du consentement) trop fastidieuses pour rendre le dépistage systématique possible, étant donné le temps limité dont ils disposent pour fournir du counseling aux clients2,35. Afin d’aborder ces préoccupations, le nouveau Guide pour le dépistage et le diagnostic de l’infection par le VIH de l’ASPC recommande des évaluations simplifiées du risque, propose de nouvelles exigences quant à l’obtention du consentement et offre une approche plus souple en ce qui concerne le counseling avant et après le test.  

La Colombie-Britannique a récemment fait face à de tels obstacles quand les autorités sanitaires de Vancouver ont collaboré avec des fournisseurs de soins de santé en vue d’intégrer l’offre systématique de tests de dépistage du VIH dans les cabinets des médecins de famille et les hôpitaux. Les médecins ont indiqué que les lignes directrices sur le counseling avant le test posaient un obstacle important à l’offre systématique de tests de dépistage du VIH à tous les patients. Le Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique a réagi en mettant à jour ses lignes directrices sur le counseling. En vertu des nouvelles directives, les fournisseurs de soins doivent fournir aux patients des renseignements écrits sur le VIH et les tests de dépistage, et cela est considéré comme étant suffisant pour obtenir un consentement éclairé. Les fournisseurs sont toujours tenus de fournir un counseling verbal avant le test à tout patient qui le demande et doivent également obtenir le consentement verbal du patient avant de prescrire un test de dépistage.

Certains organismes comme le Réseau juridique canadien VIH/sida et la B.C. Civil Liberties Association ont exprimé des inquiétudes à l’effet que les changements apportés aux lignes directrices sur le counseling préalable au test et les pratiques d’obtention du consentement éclairé peuvent avoir porté atteinte aux droits du patient à un consentement éclairé33,34.  De plus, ces organismes soutiennent vigoureusement que tout changement aux pratiques de dépistage doit respecter le droit du client à la protection de sa vie privée et son droit de refuser de subir un test de dépistage. Ce sont là des éléments clés pour s’assurer que les mesures visant à freiner l’épidémie de VIH soient appliquées de façon éthique et responsable.

Projet « Seek and Treatment for Optimal Prevention of HIV/AIDS » (STOP) de Vancouver

Depuis 2010, le Projet STOP, de Vancouver, grâce à un financement du gouvernement provincial, a lancé un projet de recherche pilote incluant à la fois des initiatives de dépistage ciblé et systématique dans le cadre d’une stratégie « chercher et traiter » de plus grande envergure. Il s’agissait d’une approche complémentaire à deux volets : les autorités sanitaires municipales, en collaboration avec des cliniciens et d’autres fournisseurs de services, ont augmenté de façon considérable les possibilités d’obtention de tests de dépistage du VIH pour les clients et les fournisseurs de soins (dépistage ciblé) dans 88 endroits fréquentés par des populations à risque élevé, notamment les cliniques de soins primaires, les saunas, les centres qui desservent les personnes ayant des problèmes de santé mentale et de dépendance, les cliniques pour jeunes, les cliniques d’avortement et trois communautés des Premières Nations.

En même temps, le Projet STOP de Vancouver a collaboré étroitement avec des médecins en vue d’élargir le dépistage à l’initiative du fournisseur dans les cabinets de médecine familiale et les hôpitaux à tous les adultes qui ont déjà eu des relations sexuelles et qui n’ont pas subi de test de dépistage du VIH au cours des douze derniers mois (dépistage systématique). Dans la première année de l’initiative de dépistage systématique, 10 102 tests ont été effectués dans des hôpitaux, soit quatre fois plus qu’avant la mise en œuvre du projet STOP36.

À mesure que le nombre de tests augmentait, les deux types de stratégies de dépistage ont montré qu’elles étaient rentables. Les établissements offrant des tests de dépistage à l’initiative du fournisseur de soins aux personnes à risque élevé d’infection au VIH ont affiché un taux de résultats positifs de 0,4 % (pour chaque mille tests effectués, quatre sont positifs) 4, ce qui est bien supérieur au seuil de rentabilité de 0,1 % utilisé par Vancouver 30 . L’offre systématique de tests de dépistage du VIH dans les hôpitaux s’est également avérée rentable : la proportion de résultats positifs dans chacun des quatre hôpitaux offrant le dépistage systématique se situait entre 0,3 et 0,8 36.

De plus, un examen des dossiers médicaux électroniques des patients chez qui on a diagnostiqué une infection au VIH entre 2009 et 2011 à Vancouver a révélé que le dépistage systématique aurait permis de poser des diagnostics plus précoces. Parmi les personnes chez qui l’infection a été diagnostiquée à un stade avancé (quand le compte de CD4 est inférieur à 500 cellules/ml), 55 % avaient eu, au cours des trois années précédant le diagnostic, au moins une interaction avec le système de soins de santé pendant laquelle on aurait pu offrir et effectuer un test de dépistage5. En intégrant l’offre systématique de tests de dépistage du VIH,  Vancouver a augmenté la probabilité d’un diagnostic précoce du VIH, qui est le but ultime du dépistage.

La ville est parvenue à ce résultat grâce à une solide collaboration entre le personnel du projet STOP de Vancouver et les cliniques et organismes partenaires répartis à une douzaine d’endroits. Ce faisant, la ville a considérablement modifié son modèle de dépistage du VIH, le faisant passer d’un dépistage exclusivement ciblé à un protocole offrant à la fois un dépistage ciblé et systématique de manière intégrée.

Cibler ou systématiser le dépistage?

Bien que le dépistage ciblé et systématique soient souvent perçus comme étant des stratégies diamétralement opposées, elles peuvent également être considérées comme étant complémentaires. Au lieu de penser au dépistage ciblé ou systématique, nous devrions probablement envisager ces deux approches comme étant deux aspects d’une stratégie de dépistage intégrée conçue pour répondre aux besoins régionaux ou locaux. L’intégration de l’offre systématique de tests de dépistage aux soins de santé courants ne signifie pas qu’on ne devrait pas offrir un dépistage de grande qualité à l’initiative du fournisseur de soins ou du client aux personnes qui affichent des facteurs de risque évidents. De même, les initiatives de dépistage ciblé, à elles seules, ne permettent pas nécessairement de joindre les personnes le plus à risque d’infection au VIH en raison des obstacles intrinsèques à une évaluation exacte du risque. La recherche pourrait nous aider à mieux comprendre comment ces deux approches peuvent fonctionner ensemble.

Article connexe

Pour une discussion sur des stratégies de dépistage du VIH, consultez Points de vue des premières lignes : Dépistage systématique et ciblé.

Références

  • 1. Agence de la santé publique du Canada. Résumé : Estimations de la prévalence et de l'incidence du VIH au Canada, 2011. [Internet]. Division de la surveillance et de l'épidémiologie, Division des lignes directrices professionnelles et des pratiques de santé publique, Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections, Agence de la santé publique du Canada; 2012. À l'adresse : http://www.phac-aspc.gc.ca/aids-sida/publication/survreport/estimat2011-fra.php
  • 2. a. b. James Wilton. L'Agence de la santé publique du Canada recommande la promotion du dépistage du VIH dans le cadre des soins de santé réguliers [Internet]. Nouvelles CATIE. 2013 [cité le 22 mai 2013]. À l'adresse : http://www.catie.ca/fr/nouvellescatie/2013-05-09/lagence-sante-publique-canada-recommande-depistage-systematique-vih
  • 3. a. b. Gustafson R, Montaner J, Sibbald B. Seek and treat to optimize HIV and AIDS prevention. Canadian Medical Association Journal. 2012 Nov 26;184(18):1971.
  • 4. a. b. Thumath, M., Nathoo, A., Chu, T., Demlow, E., Gustafson, R., Macbeth, A., MacNeil, L., & Sandhu, J. Proceedings from Evening Rounds at St. Paul’s Hospital. Vancouver, Canada: Community HIV Testing Pilot (STOP HIV Education Team); 2013 Feb.
  • 5. a. b. Demlow E, MacDonald L, Nathoo A, Chu T, Sandhu J, Gustafson R. Missed opportunities for HIV diagnoses in Vancouver. Poster presented at 22nd Annual Canadian Conference on HIV/AIDS Research. Vancouver, BC; 2013.
  • 6. Krentz HB, Auld MC, Gill MJ. The high cost of medical care for patients who present late (CD4< 200 cells/μL) with HIV infection. HIV Medicine. 2004;5(2):93–8.
  • 7. Althoff KN, Gange SJ, Klein MB, Brooks JT, Hogg RS, Bosch RJ, et al. Late Presentation for Human Immunodeficiency Virus Care in the United States and Canada. Clinical Infectious Diseases. 2010 Jun;50(11):1512–20.
  • 8. Marks G, Crepaz N, Janssen RS. Estimating sexual transmission of HIV from persons aware and unaware that they are infected with the virus in the USA. AIDS. 2006 Jun 26;20(10):1447–50.
  • 9. Colfax GN, Buchbinder SP, Cornelisse PG, Vittinghoff E, Mayer K, Celum C. Sexual risk behaviors and implications for secondary HIV transmission during and after HIV seroconversion. AIDS. 2002;16(11):1529–35.
  • 10. Organisation mondiale de la santé, Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida. Guidance on provider-initiated HIV testing and counselling in health facilities. Genève : Organisation mondiale de la santé; 2007.
  • 11. Coovadia HM. Access to Voluntary Counseling and Testing for HIV in Developing Countries. Annals of the New York Academy of Sciences. 2006 Jan 25;918(1):57–63.
  • 12. Burke RC, Sepkowitz KA, Bernstein KT, Karpati AM, Myers JE, Tsoi BW, et al. Why don’t physicians test for HIV? A review of the US literature. AIDS. 2007 Jul;21(12):1617–24.
  • 13. Liddicoat RV, Horton NJ, Urban R, Maier E, Christiansen D, Samet JH. Assessing missed opportunities for HIV testing in medical settings. Journal of General Internal Medicine. 2004 Apr;19(4):349–56.
  • 14. a. b. US CDC. Revised Recommendations for HIV Testing of Adults, Adolescents, and Pregnant Women in Health-Care Settings [Internet]. 2006 [cited 2013 Mar 21]. Available from: http://www.cdc.gov/mmwr/preview/mmwrhtml/rr5514a1.htm
  • 15. Jenkins TC, Gardner EM, Thrun MW, Cohn DL, Burman WJ. Risk-based human immunodeficiency virus (HIV) testing fails to detect the majority of HIV-infected persons in medical care settings. Sexually Transmitted Diseases. 2006;33(5):329–33.
  • 16. Obermeyer CM, Osborn M. The Utilization of Testing and Counseling for HIV: A Review of the Social and Behavioral Evidence. American Journal of Public Health. 2007 Oct;97(10):1762–74.
  • 17. Millett GA, Ding H, Marks G, Iv WLJ, Bingham T, Lauby J, et al. Mistaken Assumptions and Missed Opportunities: Correlates of Undiagnosed HIV Infection among Black and Latino Men who have Sex with Men. Journal of Acquired Immune Deficiency Syndromes. 2011 Jun;1.
  • 18. Campbell T, Bernhardt S. Factors that contribute to women declining antenatal HIV testing. Health Care for Women International. 2003 Jul;24(6):544–51.
  • 19. Worthington C, Myers T. Factors underlying anxiety in HIV testing: risk perceptions, stigma, and the patient-provider power dynamic. Qualitative Health Research. 2003 May;13(5):636–55.
  • 20. Foreman M. Understanding and responding to HIV/AIDS related stigma and discrimination in the health sector. Washington, D.C.: Pan American Health Organization; 2003.
  • 21. Samson L, King S. Evidence-based guidelines for universal counselling and offering of HIV testing in pregnancy in Canada. Canadian Medical Association Journal. 1998 Jun 2;158(11):1449–57.
  • 22. Kenney P. Medical association calls for routine HIV testing of pregnant women. Can HIV/AIDS Policy and Law Review. 2002 Dec;7(2-3):32–3.
  • 23. Agence de la santé publique du Canada. Principes de dépistage du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) chez les femmes enceintes - 2002. CCDR-RMTC. 1er juillet 2002; 28(13):105–8.
  • 24. Gouvernement du Canada, ASPC. Actualités en épidémiologie du VIH/sida - Juillet 2010 - Agence de la santé publique du Canada [Internet]. 2011 [cité le 22 mai 2013]. À l'adresse : http://www.phac-aspc.gc.ca/aids-sida/publication/epi/2010/7-fra.php
  • 25. Bayer R, Fairchild AL. Changing the Paradigm for HIV Testing — The End of Exceptionalism. New England Journal of Medicine. 2006 Aug 17;355(7):647–9.
  • 26. Beckwith CG, Flanigan TP, del Rio C, Simmons E, Wing EJ, Carpenter CC, et al. It is time to implement routine, not risk-based, HIV testing. Clinical Infectious Diseases. 2005;40(7):1037–40.
  • 27. Sanders GD, Anaya HD, Asch S, Hoang T, Golden JF, Bayoumi AM, et al. Cost-Effectiveness of Strategies to Improve HIV Testing and Receipt of Results: Economic Analysis of a Randomized Controlled Trial. Journal of General Internal Medicine. 2010 Mar 4;25(6):556–63.
  • 28. Paltiel AD, Weinstein MC, Kimmel AD, Seage GR, Losina E, Zhang H, et al. Expanded Screening for HIV in the United States — An Analysis of Cost-Effectiveness. New England Journal of Medicine. 2005 Feb 10;352(6):586–95.
  • 29. Sanders GD, Bayoumi AM, Sundaram V, Bilir SP, Neukermans CP, Rydzak CE, et al. Cost-Effectiveness of Screening for HIV in the Era of Highly Active Antiretroviral Therapy. New England Journal of Medicine. 2005 Feb 10;352(6):570–85.
  • 30. a. b. c. Walensky RP, Weinstein MC, Kimmel AD, Seage GR, Losina E, Sax PE, et al. Routine human immunodeficiency virus testing: An economic evaluation of current guidelines. The American Journal of Medicine. 2005 Mar;118(3):292–300.
  • 31. a. b. Holtgrave DR. Costs and consequences of the US Centers for Disease Control and Prevention’s recommendations for opt-out HIV testing. PLoS Medicine. 2007;4(6):e194.
  • 32. Test de sérodiagnostic du VIH - Enjeux - Réseau juridique canadien VIH/sida [Internet]. 2013 [cité le 21 mars 2013]. À l'adresse : http://www.aidslaw.ca/FR/themes/test_serodiagnostic_VIH.htm
  • 33. a. b. Michael Vonn. British Columbia’s “seek and treat” strategy: a cautionary tale on privacy rights and informed consent for HIV testing. HIV/AIDS Policy & Law Review. 2012 May;16:15–8.
  • 34. a. b. Groupe de travail d'experts sur les lignes directrices canadiennes sur les infections transmises sexuellement, Agence de la santé publique du Canada. Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections. Division des infections acquises dans la collectivité. Section de la santé sexuelle et des maladies transmises sexuellement. Lignes directrices sur les infections transmises sexuellement. Ottawa: Agence de la santé publique du Canada; 2008.
  • 35. European Centre for Disease Prevention and Control. HIV testing: increasing uptake and effectiveness in the European Union. [Stockholm, Sweden]: European Centre for Disease Prevention and Control; 2010.
  • 36. a. b. Gustafson R, Nathoo A, Demlow E, Chu T, Hall D, Hull M, et al. Routine HIV testing in acute and primary care in Vancouver. Poster presented at 22nd Annual Canadian Conference on HIV/AIDS Research. Vancouver, BC; 2013.

À propos de l’auteur

Len Tooley, MSP, est coordonnateur des activités des Programmes de promotion de santé communautaire chez CATIE où il participe au renforcement des capacités et à l’application des connaissances sur divers sujets liés à la santé sexuelle et aux ITSS à travers tout le Canada. Ses principales responsabilités touchent les nouveaux développements en matière de tests de dépistage et de diagnostic du VIH ainsi que la promotion de la santé sexuelle auprès des hommes gais/bisexuels/queers/bispirituels. Il est également conseiller en VIH/sida et santé sexuelle à la Hassle Free Clinic, une clinique communautaire pour la santé sexuelle située au centre-ville de Toronto, en Ontario.

Logan Broeckaert détient une maîtrise en histoire et est actuellement chercheuse/rédactrice à CATIE. Avant de se joindre à l’organisme, Logan avait travaillé à des projets provinciaux et nationaux de recherche et d’échange de connaissances pour la Société canadienne du sida et l’Association pour la santé publique de l’Ontario.

Travaillez-vous dans le domaine du VIH ou de l’hépatite C?
Nous souhaitons connaître votre opinion.