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Répandons la nouvelle au sujet du traitement de l'hépatite C : L'accès s'améliore et les taux de guérison sont élevés

2017 a été jusqu’à présent une année remarquable pour l'hépatite C.

De nouveaux traitements ont été approuvés qui peuvent guérir plus de 95 pour cent des personnes qui les prennent pendant huit à 12 semaines, et ce, tout en causant peu d'effets secondaires. L'un de ces médicaments est efficace contre toutes les souches du virus de l'hépatite C et fournit ainsi davantage d'options de traitement aux personnes vivant avec n'importe quel génotype.

Une nouvelle entente a amélioré l'accès à de nombreux nouveaux médicaments dans plusieurs régions du Canada. Certaines provinces se sont même engagées à éliminer toutes les restrictions sur l'accès aux traitements d'ici 2018.

Le peg-interféron, ce médicament anti-hépatite C tristement célèbre pour être difficile à prendre, n'est plus disponible au Canada. Ce traitement était administré par injection, causait des effets secondaires très désagréables et ne guérissait qu'à peu près la moitié des personnes infectées par la souche la plus courante du virus.

Bien que nous disposions de traitements plus efficaces depuis quelques années, ils ont des prix élevés, le plus notoire étant un comprimé facturé à 1 000 $ la prise. En raison de ces coûts élevés, les régimes d'assurance médicaments provinciaux et territoriaux ont imposé des restrictions sur l'accès aux traitements.

En février 2017, un groupe portant le nom d'Alliance pancanadienne pharmaceutique (APP) a négocié une entente sur le prix des médicaments avec plusieurs compagnies pharmaceutiques au nom des provinces et des territoires. En vertu de cette entente, le prix de six médicaments anti-hépatite C a baissé.

Une fois l'entente conclue, il revenait à chaque province et à chaque territoire de décider de modifier sa liste de médicaments assurés ou pas.

L'Alberta, la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse, l'Ontario, le Québec et la Saskatchewan ont agi vite pour modifier leur liste de médicaments et améliorer l'accès. Mieux encore, la Colombie-Britannique et l'Ontario prévoient éliminer toutes les restrictions relatives au traitement de l'hépatite d'ici 2018.

Avant l'introduction de ces changements, dans tous les territoires et provinces, à l'exception du Québec et de l'Île-du-Prince-Édouard, il fallait que le foie des personnes atteintes d'hépatite C ait subi au minimum des dommages modérés pour qu'elles aient accès au traitement de l'hépatite C.

Suite aux nouveaux changements, toutes les provinces qui ont modifié leur liste de médicaments assurés ont dressé une longue liste d'exceptions à la règle concernant les dommages modérés au foie, ce qui veut dire que l'accès au traitement est devenu plus facile pour de nombreuses personnes.

La liste d'exceptions inclut les suivantes :

  • les personnes ayant aussi le VIH ou l'hépatite B
  • les personnes ayant subi une greffe d'organe, que ce soit du foie ou d'un autre organe
  • les personnes qui souhaitent tomber enceintes au cours de la prochaine année
  • les personnes recevant un traitement contre le diabète
  • les personnes souffrant d'une insuffisance rénale chronique grave
  • les personnes ayant des problèmes de santé causés par l'hépatite C qui touchent des parties du corps autres que le foie (on parle de manifestations extra-hépatiques)
  • les personnes souffrant de stéatose hépatique, une affection très courante caractérisée par l'entreposage d'une quantité excessive de graisse dans le foie

Dans l'ensemble, ces exceptions ouvrent la possibilité de suivre un traitement pour de nombreuses personnes. Nous devons répandre cette bonne nouvelle et aviser les gens que l'accès au traitement s'améliore à plusieurs endroits, que la médication n'est plus difficile à prendre et que les chances de guérir de l'hépatite C sont excellentes.