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Actualités infohépatiteC 9.12  

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 9.12 de CATIE du 25 mai au 8 juin 2018. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

Nous rendons parfois compte de l’utilisation expérimentale de médicaments contre l’hépatite C. Pour plus de renseignements sur l’utilisation approuvée des traitements de l’hépatite C au Canada, consultez le tableau des Médicaments anti-hépatite C approuvés au Canada pour les adultes et les feuillets d'information sur chacun des traitements anti-hépatite C.

À la une

De nouvelles lignes directrices canadiennes sur le traitement de l’hépatite C voient le jour

De nouvelles lignes directrices canadiennes sur le traitement de l’hépatite C viennent d’être publiées par l’Association canadienne pour l’étude du foie dans le Journal de l’Association médicale canadienne.

Ces lignes directrices incluent de nombreuses recommandations à l’intention des professionnels de la santé, dont les suivantes :

  • élargir le dépistage de l’hépatite C auprès des adultes nés entre 1945 et 1975
  • effectuer une évaluation prétraitement exhaustive incluant un test de la charge virale, un test de génotypage et une évaluation de l’ampleur des lésions hépatiques
  • offrir le traitement à toutes les personnes recevant un résultat positif pour l’hépatite C chronique
  • utiliser uniquement des traitements antiviraux à action directe par voie orale
  • personnaliser le traitement, surtout pour les patients ayant d’autres problèmes de santé chroniques
  • effectuer une surveillance post-traitement à long terme pour dépister le cancer du foie chez les personnes atteintes de cirrhose

Reconnaissant qu’il existe des traitements oraux hautement efficaces pour l’hépatite C, les auteurs des lignes directrices soulignent la nécessité d’insister davantage sur la prévention, le dépistage et l’arrimage aux soins afin de combattre efficacement l’hépatite C au Canada.

Les lignes directrices soulignent également la nécessité d’accroître le nombre de professionnels offrant le traitement afin que davantage de personnes puissent se faire soigner et traiter pour l’hépatite C. Cela inclut l’augmentation de la capacité des prestataires de soins primaires à fournir le traitement, surtout ceux travaillant auprès des populations les plus touchées par l’hépatite C, telles que les détenus, les personnes qui utilisent des drogues et les personnes autochtones.

Selon les chercheurs, « Au-delà du traitement, la lutte contre l’hépatite C au Canada nécessitera la coordination des services afin d’aborder la réduction des méfaits et les nombreux déterminants sociaux de la santé ayant un impact sur le fardeau et le cours de la maladie liée au VHC ». (CATIE News, 4 juin, 2018, en français)

Les traitements par AAD sont sûrs et efficaces chez les personnes qui s’injectent des drogues

Les traitements antiviraux à action directe fournis par une équipe multidisciplinaire sont sûrs et efficaces pour les personnes qui s’injectent des drogues, ont rapporté des chercheurs de la Colombie-Britannique dans Open Forum Infectious Diseases.

Les chercheurs ont examiné les données recueillies auprès de 291 clients ayant l’hépatite C qui avaient commencé un traitement antiviral à action directe (AAD) entre le 1er mai 2014 et le 31 décembre 2017 au Centre des maladies infectieuses de Vancouver.

Dans ce groupe, 88 % des participants (256) avaient des antécédents d’utilisation de drogues injectables, 46 % (134) s’étaient injecté des drogues au cours des six mois précédents et 36 % (105) suivaient un traitement de substitution aux opiacés.

Les participants ont reçu l’un des trois traitements AAD suivants : Epclusa, Harvoni ou Zepatier

L’équipe multidisciplinaire incluait des spécialistes des maladies infectieuses, des infirmières et des intervenants chargés d’offrir un soutien logistique pour les besoins liés à la santé mentale, à la consommation de substances et aux problèmes d’ordre social et médical. Les participants avaient également accès à des groupes de soutien et d’éducation hebdomadaires, à un soutien nutritionnel et à des médicaments offerts en vente libre.

Au 31 décembre 2017, les chercheurs disposaient de données sur 229 personnes, et 62 autres poursuivaient leur traitement. Le taux de guérison a été de 90 % (207 personnes). Deux personnes sont mortes à la suite du traitement pour des raisons n’ayant aucun lien avec ce dernier. Treize personnes sur 229 ont échappé au suivi, ce qui représente un taux de 6 %.

Le taux de guérison a été légèrement plus faible (84 %) chez les personnes qui s’étaient injecté des drogues depuis six mois. Cette différence était attribuable à la disparition de certains participants (suivi impossible) et non à l’incapacité du traitement de les guérir.

Selon les chercheurs, « Le traitement du VHC administré aux utilisateurs de drogues injectables dans le cadre d’un programme de soins multidisciplinaires conçus pour aborder les aspects médicaux, sociaux et psychologiques des soins et de la toxicomanie, donnent lieu à des taux [de guérison] très élevés et à des taux de suivi impossible très faibles et ce, sans égard au régime AAD prescrit ». (Healio.com, juin 2018, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

Interventions pour augmenter le dépistage et l’arrimage aux soins et au traitement de l’infection au virus de l’hépatite C (VHC) parmi les personnes en prison : Une revue systématique, The International Journal of Drug Policy, juillet 2018, en anglais

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