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Actualités infohépatiteC 9.9 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 9.9 de CATIE du 14 avril au 27 avril 2018. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

L’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, le Yukon et le programme SSNA lèvent les restrictions sur le traitement de l’hépatite C

L’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba, le Yukon et le programme de services de santé non assurés (SSNA), lequel offre des prestations de santé aux membres inscrits des Premières nations et aux Inuits reconnus, couvriront désormais le coût du traitement de l’hépatite C sans imposer de restrictions fondées sur l’ampleur des lésions hépatiques.

Avant ce changement, les gens devaient avoir subi un degré minimal de lésions hépatiques (fibrose de stade 2) afin d’être admissibles au remboursement du traitement. Ou encore si l’ampleur des lésions hépatiques était inférieure au stade de fibrose 2, ils devaient avoir un autre problème de santé en plus de l’hépatite C, tel que le VIH, l’hépatite B ou le diabète, pour faire couvrir le traitement. L’Île-du-Prince-Édouard, l’Ontario, la Colombie-Britannique et le Québec avaient déjà levé les restrictions sur le traitement de l’hépatite C fondées sur les lésions hépatiques.

(ab.bluecross.ca en anglais, ehealthsask.ca en anglais, gov.mb.ca en anglais et en français, hss.gov.yk.ca en anglais et en français, canada.ca en anglais et en français, avril 2018)

La guérison de l’hépatite C réduit le risque de crise cardiaque et d’AVC chez les personnes atteintes de lésions hépatiques avancées

La guérison de l’hépatite C est associée à une réduction de 65 % du risque de vivre un événement cardiovasculaire majeur comme une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral (AVC) chez les personnes présentant des lésions hépatiques avancées, ont rapporté des chercheurs dans le American Heart Journal.

L’étude a porté sur 878 adultes souffrant d’hépatite C et de lésions hépatiques avancées (cirrhose compensée); les participants faisaient partie de la cohorte française CirVir.

Les chercheurs ont recueilli des données sur les taux de guérison de l’hépatite C (également appelée réponse virologique soutenue ou RVS) et les taux d’événements cardiovasculaires majeurs comme l’AVC, la crise cardiaque, la coronaropathie, la maladie artérielle périphérique, l’insuffisance cardiaque, l’arrêt cardiaque et la mortalité due aux problèmes cardiovasculaires.

Tous les participants ont reçu un traitement contre l’hépatite C entre 2006 et 2012. La majorité (67 %) a été traitée par peg-interféron et ribavirine.

Les participants ont été suivis pendant 58 mois environ. Durant cette période, 7 % d’entre eux (61 personnes) ont vécu un événement cardiaque majeur.

Après avoir tenu compte des facteurs de confusion potentiels, les chercheurs ont constaté que les facteurs suivants étaient associés à un risque accru d’événements cardiovasculaires majeurs : le tabagisme, l’hypertension, l’ethnie asiatique et un faible taux d’albumine (protéine fabriquée par le foie).

Un événement cardiaque majeur s’est produit chez 1 % des personnes guéries de l’hépatite C, par rapport à 10 % des personnes non guéries.

Selon les chercheurs, « Nous avons trouvé que les principaux facteurs prédictifs indépendants de la survenue d’ÉCIM [événements cardiovasculaires indésirables majeurs] étaient l’origine ethnique asiatique, l’hypertension artérielle et un faible taux d’albumine sérique, alors que la RVS était associée à un risque réduit d’ÉCIM. D’autres études sont justifiées pour déterminer si un bienfait semblable pourra être obtenu chez des patients moins gravement touchés, tels les patients non cirrhotiques infectés par l’hépatite C ».

(infohep.org, avril 2018, en anglais)

Les invitations par courrier à passer des tests de dépistage de l’hépatite B et de l’hépatite C améliorent l’utilisation dans les communautés immigrantes

Le fait d’inviter les gens par courrier à se faire tester pour les hépatites B et C a donné lieu à une augmentation du dépistage et de la découverte d’infections précédemment non diagnostiquées dans les communautés comptant un pourcentage élevé d’immigrants et de nouveaux arrivants, ont rapporté des chercheurs à l’occasion du Congrès international sur le foie à Paris.

Les chercheurs ont choisi au hasard 58 cliniques de soins primaires dans trois régions de l’Angleterre comptant une population importante d’immigrants afin de tester des personnes pour l’hépatite B et l’hépatite C. Cinquante cliniques ont été choisies au hasard pour administrer le programme de dépistage (groupe d’intervention) et huit ont été sélectionnées comme groupe témoin.

Aux fins du programme de dépistage, on a envoyé par courrier soit une lettre d’invitation standard dans la langue maternelle du participant soit une lettre standard accompagnée d’une brochure sur l’hépatite C. Les cliniques faisant partie du groupe témoin ont reçu une formation sur les hépatites B et C mais n’ont pas envoyé d’invitations. Chaque clinique a reçu l’équivalent de 44 dollars canadiens pour chaque personne testée.

Les participants ont été choisis pour le dépistage si leurs parents ou eux-mêmes avaient immigré d’un pays ayant une prévalence de l’hépatite B ou de l’hépatite C de 2 % ou plus.

Dans le groupe d’intervention, 58 512 personnes étaient admissibles au dépistage. Dans le groupe témoin, 31 738 personnes étaient admissibles.

Dans le groupe d’intervention, près de 20 % des participants (11 611 personnes) se sont présentés pour se faire tester pour l’hépatite. Le taux d’utilisation était le plus élevé (32 %) parmi les gens du Bangladesh, de l’Inde et du Pakistan. Il était le moins élevé parmi les participants afro-caribéens (9 %). Les personnes de plus de 40 ans étaient plus susceptibles de se faire tester que les adultes plus jeunes (28 % contre 14 %). Dans le groupe témoin, 555 participants (2 %) ont été testés.

Les personnes qui ont reçu un résultat positif pour l’hépatite B ou C ont été orientées vers un service de soins de suivi dans la communauté ou à l’hôpital.

Selon les chercheurs, « L’envoi de lettres d’invitation ciblées aux migrants de plus de 40 ans se révélera probablement l’approche la plus efficace, et les cliniques de soins primaires devraient se faire offrir des incitatifs financiers pour la découverte de cas d’hépatite tout comme on le fait pour d’autres affections médicales ».

(infohep.org, avril 2018, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

Déclin de l’incidence du virus de l’hépatite C parmi les hommes séropositifs néerlandais ayant des rapports sexuels avec des hommes après la levée des restrictions sur l’accès au traitement du VHC, Clinical Infectious Diseases, avril 2018, en anglais