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Actualités infohépatiteC 9.4 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 9.4 de CATIE du 3 février au 16 février 2018. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

Taux élevés de guérison et d’observance thérapeutique dans un essai clinique sur les personnes qui s’injectent des drogues

Lors d’un essai clinique mené auprès de personnes qui s’étaient récemment injecté des drogues, la plupart des participants ont fait preuve d’une excellente observance thérapeutique et ont guéri de l’hépatite C grâce au traitement, ont rapporté des chercheurs dans The Lancet Gastroenterology and Hepatology.

L’étude a porté sur 103 participants, dont 28 % (29) de femmes et 9 % (9) de personnes souffrant de cirrhose. Tous les participants s’étaient injecté des drogues au cours des six mois précédents, 59 % (61) d’entre eux suivaient un traitement de substitution aux opiacés, 74 % (76) s’étaient injecté au cours du mois précédent et 26 % (27) s’étaient injecté tous les jours depuis un mois.

Les participants ont été traités par Epclusa (velpatasvir et sofosbuvir) pendant 12 semaines.

Presque tous les participants ont suivi le traitement jusqu’au bout (97 % ou 100 personnes). Sur ce nombre, 97 personnes ont guéri. Aucun participant n’a connu d’échec virologique ou de rechute.

Les taux d’observance thérapeutique ont varié de 88 % à 98 %, et 68 participants ont pris leurs médicaments au moins 90 % du temps.

Les taux de guérison n’ont pas différé entre les personnes qui s’étaient injecté plus fréquemment et celles qui s’étaient injecté moins fréquemment.

Selon les chercheurs, « On devrait offrir un traitement de l’hépatite C aux personnes qui s’injectent des drogues, sans égard à leur utilisation continue de drogues ». (Healio.com, février 2018, en anglais)
 
Une charge virale élevée en VHC, un faible compte de CD4 et d’autres facteurs sont associés à l’absence de guérison du VHC chez les personnes co-infectées par le VIH

Chez les personnes ayant à la fois le VIH et l’hépatite C, la non-guérison de celle-ci serait associée à l’immunosuppression due au VIH, à la charge virale en VHC, aux lésions hépatiques, à l’usage de certains traitements et au sexe, selon des chercheurs publiés dans Hepatology.

La plupart des personnes ayant le VIH et l’hépatite C guérissent de celle-ci sous l’effet d’un traitement par antiviraux à action directe (AAD).
Cependant, les responsables d’une grande étude espagnole ont réussi à déterminer quels facteurs étaient liés à l’incapacité du traitement de guérir un faible nombre de personnes.

L’étude a porté sur 2 396 personnes ayant la co-infection au VIH et à l’hépatite C qui ont été traitées par un régime d’antiviraux à action directe. La plupart des participants étaient des hommes (78,2 %) et leur âge médian était de 51 ans.

Les participants ont été traités par Harvoni (61,9 %), sofosbuvir et daclatasvir (14,6 %), Holkira Pak (13,2 %) ou d’autres traitements (10,3 %). Un peu moins du tiers des participants ont également reçu la ribavirine (30,6 %).

Le taux de guérison global a été de 92 %. Le traitement était moins susceptible de guérir les participants s’ils présentaient les caractéristiques suivantes : sexe masculin, faible compte de CD4 de base (moins de 200 cellules/mm3), charge virale élevée en VHC (800 000 UI/ml ou plus), lésions hépatiques graves ou insuffisance hépatique.

La probabilité de non-guérison était également plus élevée chez les participants traités par une des combinaisons suivantes : sofosbuvir et siméprévir, sofosbuvir et ribavirine, ou daclatasvir et siméprévir.

Selon les chercheurs, « Dans cette grande étude du monde réel, le traitement par AAD s’est révélé sûr et très efficace chez les patients co-infectés.

Les prédicteurs de l’échec incluaient le sexe, l’immunosuppression liée au VIH, le taux d’ARN VHC, la gravité de l’atteinte hépatique et l’usage de régimes à base d’AAD sous-optimaux ».

La guérison de l’hépatite C chez les personnes sans lésions hépatiques avancées réduit la mortalité

Les personnes sans lésions hépatiques graves qui ont guéri de l’hépatite C ont connu une baisse significative de leur taux de mortalité, toutes causes confondues, ont rapporté des chercheurs dans Hepatology.

L’étude a porté sur 40 664 vétérans américains atteints d’hépatite C qui n’avaient pas d’insuffisance hépatique avancée et qui ont reçu un traitement par antiviraux à action directe (AAD). L’étude comptait aussi un groupe de comparaison constitué de 60 682 personnes non traitées qui avaient l’hépatite C mais pas d’insuffisance hépatique grave.

Parmi les participants traités pour l’hépatite C, 96,8 % ont guéri (39 374 personnes) et 3,2 % n’ont pas guéri (1 290 personnes). La majorité (65 %) a reçu un traitement par Harvoni (lédipasvir et sofosbuvir).

Comparativement aux personnes non traitées, les personnes ayant guéri de l’hépatite C ont connu une baisse de 68 % de leur taux de mortalité.

Comparativement aux personnes traitées mais non guéries de l’hépatite C, les personnes guéries ont connu une baisse de 56 % de leur taux de mortalité.

Selon les chercheurs, « Le traitement réussi de l’hépatite C par les AAD chez les patients exempts d’insuffisance hépatique cliniquement apparente se traduit en une amélioration significative de la mortalité ». (Healio.com, janvier 2018, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

Déterminants de la connaissance de l’efficacité des antiviraux anti-hépatite C parmi les personnes qui s’injectent des drogues à l’ère des antiviraux à action directe, International Journal of Drug Policy, février 2018, en anglais

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