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Actualités infohépatiteC 9.2  

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 9.2 de CATIE du 6 janvier au 19 janvier 2018. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

Harvoni obtient un taux élevé de guérison de l’hépatite C chez des personnes ayant le VIH et l’hépatite C aiguë

Un traitement de huit semaines par Harvoni a guéri 100 % des participants ayant l’hépatite C aiguë et le VIH lors d’une petite étude, ont rapporté des chercheurs américains à la Liver Meeting de l’AASLD tenue à Washington, D.C.

On définit l’hépatite C aiguë comme la période de six mois suivant le moment où la personne contracte l’hépatite C. L’infection aiguë est généralement plus facile à traiter que l’infection chronique à l’hépatite C.

Certaines études ont révélé qu’il était possible de guérir l’hépatite C dans six ou huit semaines avec des antiviraux à action directe (AAD) lorsque les personnes traitées avaient seulement l’hépatite C.

Chez les personnes ayant la co-infection VIH/hépatite C, le traitement de six semaines donnait lieu à des taux de rechute élevés. Certains experts recommandent donc de traiter les personnes co-infectées pendant 12 semaines.

Cette étude a cherché à déterminer si un traitement de huit semaines par Harvoni (lédipasvir et sofosbuvir) serait efficace chez les personnes ayant le VIH et l’hépatite C.

L’étude a porté sur 27 participants américains séropositifs qui avaient l’hépatite C aiguë. Tous les participants étaient des hommes et avaient un âge médian de 46 ans. Les deux tiers étaient de race blanche et l’autre tiers se composait d’hommes hispaniques. Tous les participants suivaient un traitement contre le VIH et avaient une charge virale indétectable.

Tous les hommes sauf un avaient le génotype 1 du VHC; l’autre participant avait le génotype 4. De façon générale, le traitement s’est révélé sûr et a été bien toléré.

Selon les chercheurs, « Ces données constituent un appui au traitement de huit semaines par [sofosbuvir/lédipasvir] pour l’infection aiguë au VHC chez les personnes co-infectées par le VIH ». (infohep.org, novembre 2017, en anglais)

Le traitement de l’hépatite C est efficace chez les personnes séropositives présentant des facteurs difficiles à traiter

Une étude du monde réel sur l’efficacité du traitement de l’hépatite C chez les personnes séropositives atteintes de cirrhose ou déjà traitées a révélé un taux de guérison de 93 %, ont rapporté des chercheurs espagnols dans AIDS.

Dans le passé, les personnes ayant le VIH et l’hépatite C qui souffraient de cirrhose ou qui avaient déjà suivi un traitement contre l’hépatite C avaient moins de chances de guérir.

Les chercheurs ont analysé les résultats obtenus auprès de 515 personnes ayant la co-infection au VIH et à l’hépatite C qui avaient commencé un traitement par antiviraux à action directe (AAD) en 2015.

Les participants avaient un âge médian de 50 ans et 78 % d’entre eux étaient des hommes. Un peu plus de la moitié (54 %) avaient la cirrhose et 46 % avaient déjà reçu un traitement contre l’hépatite C qui ne les avait pas guéris. 

La majorité des participants (95 %) prenaient un traitement contre le VIH et cette infection était bien contrôlée.

Plus de la moitié des participants (57 %) ont été traités par Harvoni (lédipasvir et sofosbuvir). La ribavirine a été ajoutée au régime d’un peu plus du tiers des participants (37 %), et sept pour cent d’entre eux ont suivi leur traitement pendant 24 semaines.

Les participants cirrhotiques ont connu un taux de guérison de 87,5 %. Le traitement a généralement été bien toléré, mais les personnes recevant la ribavirine ont éprouvé davantage d’effets secondaires.

Selon les chercheurs, « Dans les conditions de la vraie vie, les patients co-infectés au VIH et au VHC qui sont difficiles à traiter connaissent des taux [de guérison] élevés grâce aux régimes d’AAD entièrement oraux … [des taux] semblables à ceux obtenus par les patients mono-infectés dans les mêmes conditions ». (infohep.org, janvier 2018, en anglais)

Le tabagisme réduit la survie après un diagnostic de cancer du foie chez les personnes ayant l’hépatite B ou C

Les personnes ayant l’hépatite B ou C qui fumaient étaient trois fois plus susceptibles de mourir après un diagnostic de cancer du foie, ont rapporté des chercheurs suisses dans Liver International.

Selon l’étude en question, les non-fumeurs ont survécu pour une période médiane de 3,2 ans après le diagnostic de cancer du foie, alors que les fumeurs ont succombé à la maladie après une période médiane de 18 mois.

Soixante-quatre personnes ont déclaré qu’elles fumaient au moment de leur inclusion dans l’étude. Les fumeurs ont été suivis pendant une période médiane de 489 jours et les non-fumeurs pendant 1 170 jours. Le suivi des fumeurs a duré moins longtemps à cause de la réduction de la survie.

Le cancer du foie s’est déclaré chez les fumeurs dès un âge plus jeune (59 ans contre 66 chez les non-fumeurs).

Après avoir tenu compte des facteurs de confusion potentiels, les chercheurs ont effectué une analyse révélant que le tabagisme était associé à un risque de mortalité un peu plus de deux fois plus élevé chez les personnes vivant avec l’hépatite virale et un diagnostic de cancer du foie.

Selon les chercheurs, « À la lumière de ces résultats, on devrait envisager l’incorporation de la cessation du tabagisme dans la prise en charge de la maladie chez les patients ayant l’hépatite B ou C [et le cancer du foie] ». (infohep.org, janvier 2018, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

Utiliser les pairs militants pour améliorer l’accès aux services parmi les populations difficiles à rejoindre ayant l’hépatite C : une étude qualitative des relations entre clients et fournisseurs, Harm Reduction Journal, novembre 2017, en anglais