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Actualités infohépatiteC 8.21 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 8.21 de CATIE du 30 septembre au 13 octobre 2017. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

Les Autochtones portent une portion disproportionnellement lourde du fardeau de l'hépatite

Les Autochtones du monde sont jusqu'à dix fois plus susceptibles d'avoir l'hépatite B ou C que le reste de la population de leur pays, ont rapporté des chercheurs responsables d'une méta-analyse présentée à la World Indigenous Peoples’ Conference on Viral Hepatitis tenue en Alaska.

Pour déterminer les taux d'hépatite C, les chercheurs ont recueilli des données à partir de 1991 dans 11 pays qui comptaient 23 groupes autochtones spécifiques et 12 groupes non spécifiques.

Au Canada, les taux d'hépatite C étaient trois fois plus élevés chez les Inuits, les Métis et les Premières Nations que dans le reste de la population.

Les taux d'hépatite C étaient également trois fois plus élevés parmi les Autochtones d'Australie et les insulaires du détroit de Torres. Parmi les peuples autochtones américains, le taux d'hépatite C était 2,5 fois plus élevé.

Il n'y avait aucune différence significative entre les Autochtones d'Alaska et le reste de la population de cet état.

Les chercheurs ont découvert que l'hépatite B était cinq fois plus répandue parmi les Inuits, les Métis et les Premières Nations que dans le reste de la population du Canada.

Selon les chercheurs, « autant pour le VHC que pour le VHB, il existe probablement une corrélation entre la plus haute prévalence des infections à l'hépatite et les disparités de l'accès aux soins, à la prévention et au traitement, ainsi que les taux plus élevés de pauvreté, d'utilisation de drogues injectables et d'incarcération parmi les citoyens autochtones ». (healio.com, septembre 2017, en anglais)

Les personnes ayant la co-infection VIH/VHC sont plus à risque de souffrir de maladies cardiovasculaires

Les personnes ayant la co-infection VIH/VHC sont plus susceptibles de subir un AVC ou une crise cardiaque que les personnes ayant seulement le VIH, ont rapporté les chercheurs responsables d'une méta-analyse publiée dans le Journal of Viral Hepatitis.

Il existe un lien bien établi entre le VIH et les maladies cardiovasculaires. Les personnes ayant l'hépatite C sont également plus à risque de souffrir de maladies cardiovasculaires. Certains ont suggéré la possibilité que le VIH et l'hépatite C agissent ensemble pour faire augmenter encore ce risque chez les personnes co-infectées, mais les études ont donné des résultats contradictoires. Pour éclairer cette question, des chercheurs ont effectué une méta-analyse de ce domaine de la recherche.

L'analyse a porté sur quatre études et un total de 33 723 participants. La période de suivi a duré entre 2,3 et 7,3 ans en moyenne. La plupart des participants étaient des hommes et leur âge moyen allait de 36 à 48 ans. Les études ont été menées au Canada, aux États-Unis et en Espagne.

Lors de trois études sur les quatre, on a découvert une association significative entre la co-infection VIH/hépatite C et le risque de maladies cardiovasculaires.

Après avoir tenu compte des facteurs de confusion potentiels, les chercheurs ont produit des estimations regroupées indiquant une augmentation de 24 % du risque d'AVC (rapport des risques = 1,24) et une augmentation de 33 % du risque de crise cardiaque (rapport des risques = 1,33) chez les participants co-infectés par le VIH et l'hépatite C.

Selon les chercheurs, « Il faut faire plus de recherche pour quantifier davantage cette association, déterminer les mécanismes sous-jacents potentiels et évaluer l'impact du traitement du VIH et du VHC sur la réduction des conséquences [cardiovasculaires] ». (infohep.org, octobre 2017, en anglais)

Trois tasses de café ou plus par jour réduisent de moitié le risque de mortalité chez les personnes ayant la co-infection VIH/VHC

Les personnes ayant la co-infection VIH/hépatite C peuvent réduire considérablement leur risque de mourir de n'importe quelle cause en buvant trois tasses de café ou plus par jour, ont rapporté des chercheurs dans le Journal of Hepatology.

La recherche avait déjà montré qu'une forte consommation de café était liée à un risque réduit d'insulinorésistance et à une amélioration des taux d'enzymes hépatiques chez les personnes co-infectées par le VIH et l'hépatite C. Cependant, cette équipe de chercheurs voulait déterminer si une plus grande consommation de café pouvait influencer la mortalité.

Les 1 028 participants prenaient part à une étude nationale française sur la co-infection VIH/hépatite C (ANRS CO13 HEPAVIH). Les données ont été recueillies sur une période de suivi de cinq ans. L'âge médian des participants était de 49 ans. Presque tous les participants suivaient un traitement contre le VIH (95 %), et 83 % d'entre eux avaient une charge virale indétectable. À la fin de la période de suivi, un peu plus de la moitié (53 %) des participants n'avaient pas commencé de traitement contre l'hépatite C. Vingt-sept pour cent (27 %) des participants ont fait état d'une consommation accrue de café.

Après avoir tenu compte des facteurs de confusion potentiels, les chercheurs ont constaté que le fait de boire trois tasses de café ou plus par jour réduisait de moitié le risque de mourir de n'importe quelle cause (rapport des risques = 0,5).

Selon les chercheurs, « nos résultats indiquent qu'une forte consommation de café exerce un effet protecteur contre la mortalité toutes causes confondues chez les patients ayant le VIH et le VHC, une population courant un risque spécifique d'insuffisance hépatique terminale et des risques accrus de maladies cardiovasculaires et de cancer ». (infohep.org, octobre 2017, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

Bienfaits perçus des pairs éducateurs en hépatite C : une enquête qualitative, Harm Reduction Journal, septembre 2017, en anglais.