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Actualités infohépatiteC 8.19 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 8.19 de CATIE du 2 septembre au 15 septembre 2017. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

Amélioration de l'énergie et de la santé mentale chez les personnes guéries de l'hépatite C

Lors d'un petit essai clinique mené en Allemagne, la fatigue et les symptômes de dépression se sont considérablement atténués chez les personnes traitées pour l'hépatite C qui ont guéri de cette infection, ont rapporté des chercheurs lors du Congrès international sur le foie de 2017 tenu à Amsterdam.

Vingt-cinq personnes ont reçu un des trois traitements suivants : Harvoni, Holkira Pak ou sofosbuvir plus ribavirine. Cinq participants ont servi de groupe de comparaison. L'essai a porté sur 14 hommes et 15 femmes qui avaient majoritairement des lésions hépatiques modérées. La moyenne d'âge des participants se situait au milieu de la cinquantaine.

À la fin du traitement, 70 % des participants ont fait état de l'absence de fatigue. Aucun changement ne s'est produit dans le groupe de comparaison en ce qui avait trait à la fatigue.

Les symptômes de dépression se sont également améliorés considérablement chez les personnes traitées pour l'hépatite C mais n'ont pas changé dans le groupe témoin.

Dans l'ensemble, les résultats de cette analyse portent à croire que les AAD ont un effet positif et durable sur la fatigue et l'humeur. Cela pourrait être attribuable au fait que les AAD réduisent rapidement la production d'hépatite C et aident à éliminer ce virus du corps.

Dans TraitementActualités 221, CATIE a rendu compte de plusieurs autres résultats importants en matière d'hépatite C qui ont été présentés au Congrès international sur le foie de 2017. Cliquez ici pour lire le rapport intégral.

(catie.ca, juillet 2017, en français et en anglais)

La cirrhose pourrait être un facteur de risque de non-guérison de l'hépatite C chez les personnes co-infectées par le VIH

Les personnes ayant la co-infection VHC/VIH qui avaient aussi la cirrhose étaient 3,5 fois moins susceptibles de guérir de l'hépatite C sous l'effet d'un traitement que les personnes co-infectées sans cirrhose, ont rapporté des chercheurs dans Open Forum Infectious Diseases.

Les participants à l'étude incluaient 1 505 personnes qui ont été traitées pour l'hépatite C dans neuf cliniques d'Allemagne. Sur ce nombre, 349 patients (23 %) étaient co-infectés par le VIH et 1 156 (77 %) avaient seulement l'hépatite C. De plus, 431 patients (29 %) avaient la cirrhose hépatique. L'âge médian des participants était de 52 ans.

Après ajustement des résultats en fonction des facteurs de confusion potentiels, les chercheurs ont constaté que seule la cirrhose hépatique était associée à la non-guérison de l'hépatite C (rapport de cotes de 3,5).

Selon les chercheurs, « cette [recherche] souligne la nécessité d'amorcer précocement le traitement [par antiviraux à action directe (AAD)] chez les patients co-infectés par le VHC et le VIH avant l'apparition d'une fibrose de grade élevé ou de la cirrhose, afin de favoriser un taux optimal d'éradication virale et de réduire la morbidité et la mortalité dans cette population de patients ». (Healio.com, août 2017, en anglais)

Les incitatifs augmentent l'adoption du traitement de l'hépatite C chez les personnes qui s'injectent des drogues

Comparativement aux personnes qui se faisaient offrir les soins habituels de l'hépatite C, les personnes qui s'injectaient des drogues qui se faisaient offrir des incitatifs comme le mentorat par les pairs ou de l'argent comptant ont été plus nombreuses à commencer un traitement contre l'hépatite C, selon une étude présentée par des chercheurs lors du Symposium international sur les soins de l'hépatite C chez les utilisateurs de substances de 2017 tenu à New York.

L'étude a porté sur 144 personnes vivant avec la co-infection au VIH et à l'hépatite C qui s'injectaient des drogues et qui participaient à l'étude CHAMPS. Tous les participants avaient le génotype 1 du VHC et n'avaient jamais été traités pour l'hépatite C auparavant.

Les participants avaient le choix entre les trois interventions suivantes :

  1. Les soins habituels, c'est-à-dire un modèle de soins infirmiers du VIH dispensés en clinique et un soutien pharmaceutique (36 personnes).
  2. Les soins habituels et le soutien d'un pair mentor, c'est-à-dire une personne vivant avec le VIH qui avait suivi un traitement contre l'hépatite C, et une formation à titre de pair mentor (54 personnes).
  3. Les soins habituels et des incitatifs sous forme d'argent comptant en échange de la participation au programme (54 personnes).

La principale mesure effectuée a été le nombre de personnes ayant commencé un traitement contre l'hépatite C dans les huit semaines suivant leur inscription à l'étude.

Dans le groupe qui a reçu les soins habituels, 24 participants sur 36 (67 %) se sont inscrits à l'étude. Dans le groupe ayant reçu les soins habituels et le soutien d'un pair mentor, 45 participants sur 54 (83 %) se sont inscrits à l'étude. Chez le groupe ayant reçu de l'argent en guise d'incitatif, 41 participants sur 54 (76 %) ont commencé un traitement.

Sur les 110 personnes qui ont commencé le traitement, 88 (80 %) ont guéri de l'hépatite C et dix autres n'ont pas guéri. Douze personnes n'ont pas suivi le traitement jusqu'au bout. Les chercheurs recommandent l'ajout du mentorat par les pairs, des incitatifs d'argent et d'autres interventions novatrices pour améliorer la cascade des soins de l'hépatite C. (Healio.com, septembre 2017, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

La sénescence ovarienne prématurée et un taux élevé de fausse couche nuisent à la fertilité chez les femmes ayant l'infection à l'hépatite C, Hepatology, septembre 2017, en anglais

Prévalence élevée de consentement à utiliser des régimes à base d'antiviraux à action directe contre l'infection au virus de l'hépatite C (VHC) parmi les personnes co-infectées au VIH qui utilisent des drogues, HIV Medicine, octobre 2017, en anglais