HepCInfo Updates

Actualités infohépatiteC 8.15  

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 8.15 de CATIE du 8 juillet au 21 juillet 2017. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

La FDA approuve une nouvelle combinaison d'AAD pour le retraitement de l'hépatite C

Le 18 juillet, la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a approuvé Vosevi, une combinaison d'antiviraux à action directe (AAD) destinée au traitement des personnes déjà traitées, mais n'ayant pas guéri de l'hépatite C.

Vosevi inclut trois AAD : le sofosbuvir, un inhibiteur de la polymérase NS5B, le velpatasvir, un inhibiteur de la NS5A et le voxilaprévir, un inhibiteur de la protéase. Ces médicaments sont combinés dans un seul comprimé que l'on prend une fois par jour pendant 12 semaines. Vosevi répond à un besoin insatisfait chez les personnes qui n'ont pas guéri lors d'un traitement antérieur contre l'hépatite C. Ces personnes peuvent être plus difficiles à traiter parce que le virus dont elles sont infectées risque d'avoir acquis une résistance à une ou à plusieurs classes d'AAD, ce qui peut réduire l'efficacité du traitement.

Lors d'un essai clinique de phase avancée sur Vosevi mené auprès de 263 personnes porteuses des génotypes viraux 1 à 6 qui avaient déjà reçu un inhibiteur de la NS5A , 96 % des participants ont guéri.

Vosevi s'est généralement révélé sûr et bien toléré lors des essais cliniques. Les effets secondaires les plus courants ont été les maux de tête, la fatigue, les diarrhées et les nausées.

Vosevi est approuvé aux États-Unis pour les personnes avec ou sans cirrhose compensée, mais pas pour les personnes souffrant de cirrhose décompensée grave. Vosevi n'est pas approuvé à l'heure actuelle au Canada. (HIVandhepatitis.com, juillet 2017, en anglais)

Le sofosbuvir et la ribavirine guérissent les jeunes ayant le génotype 2 ou 3 du virus de l'hépatite C

La combinaison de sofosbuvir et de ribavirine a guéri presque tous les jeunes porteurs du génotype viral 2 ou 3 lors d'une étude, ont rapporté des chercheurs lors de la rencontre des Pediatric Academic Societies tenue à San Francisco.

Les nouveaux traitements de l'hépatite C n'ont pas fait l'objet de nombreuses études chez les enfants et les jeunes et, jusqu'à récemment, les traitements à base d'interféron étaient la norme de soins pour ces groupes.

L'étude en question a porté sur 50 jeunes des États-Unis, du Royaume-Uni, d'Europe, de Russie, d'Australie et de Nouvelle-Zélande. Les participants ayant le génotype viral 2 ont pris la combinaison de sofosbuvir et de ribavirine pendant 12 semaines, et les participants ayant le génotype 3 ont pris cette combinaison pendant 24 semaines.

Aucun des participants ayant le génotype 2 n'avait reçu de traitement auparavant, mais 24 % des participants ayant le génotype 3 avaient déjà suivi un traitement contre l'hépatite C.

Les taux de guérison ont été de 100 % et de 97 % pour le génotype 2 et le génotype 3, respectivement.

Les effets secondaires les plus courants ont été les maux de tête et les nausées.

Selon les chercheurs, « le sofosbuvir plus la ribavirine représente une option de traitement importante pour les adolescents atteints de l'infection chronique au génotype 2 ou 3 du VHC ». (HIVandhepatitis.com, mai 2017, en anglais)

La guérison de l'hépatite C réduit les risques de maladies non liées au foie

Pour les personnes atteintes de l'hépatite C, le risque d'éprouver plusieurs complications non hépatiques liées à l'hépatite C diminue après la guérison de celle-ci, ont rapporté des chercheurs dans la revue Gut.

Les chercheurs ont rendu compte d'une étude rétrospective de données recueillies auprès de patients inscrits dans le Veterans Affairs HCV Clinical Case Registry des États-Unis. Des tests effectués entre 1999 et 2009 avaient confirmé la présence de l'ARN de l'hépatite C chez chacun des patients. Les personnes soignées pour l'hépatite C ont reçu un traitement à base d'interféron.

La population de l'étude se composait de 161 000 personnes porteuses de l'ARN VHC, dont 31 000 ont reçu un traitement et dont 10 500 ont guéri.

Les chercheurs ont évalué les risques de huit affections non hépatiques que couraient les personnes traitées et guéries de l'hépatite C, comparativement aux personnes non traitées pour l'hépatite C.

Comparativement aux personnes non traitées, les participants traités et guéris de l'hépatite C étaient moins susceptibles de souffrir des affections suivantes :

  • cryoglobulinémie mixte (trouble du sang), rapport de risque ajusté (RRa) = 0,61
  • glomérulonéphrite (maladie du rein), RRa = 0,62
  • porphyrie cutanée tardive ou PCT (accumulation de produits chimiques nuisant à la peau et au système nerveux), RRa = 0,41
  • lymphome non hodgkinien (cancer qui se manifeste en premier dans les cellules sanguines), RRa = 0,64
  • diabète sucré, RRa = 0,82
  • accident vasculaire cérébral (AVC), RRa = 0,84

Les chercheurs ont également examiné la probabilité de lichen plan (éruption irritante) et de coronaropathie, mais n'ont pas constaté de réduction des risques chez les personnes guéries de l'hépatite C.

Lorsque les chercheurs ont comparé les personnes traitées et guéries aux personnes traitées, mais non guéries, ils ont constaté que les personnes guéries couraient des risques réduits de cryoglobulinémie mixte (RRa = 0,55), de glomérulonéphrite (RRa = 0,75), de PCT (RRa = 0,31) et de diabète (RRa = 0,72).

La protection conférée par le traitement contre la glomérulonéphrite et l'AVC n'était valide que si le traitement commençait dans la première ou la deuxième année suivant le diagnostic d'hépatite C. Quant au risque de lymphome non hodgkinien, le risque diminuait seulement si le traitement de l'hépatite C commençait dans l'année suivant le diagnostic.

Selon les chercheurs, « Nous avons observé une réduction significative des risques de plusieurs manifestations extrahépatiques (MEH) de l'hépatite C chronique grâce au [traitement] et à l'atteinte d'une réponse virologique soutenue (RVS) ». (infohep.org, juillet 2017, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

Le traitement par antiviraux à action directe réduit le taux de récurrence du carcinome hépatocellulaire chez les patients cirrhotiques atteints d'hépatite C chronique, Liver International, août 2017, en anglais

Acceptabilité et préférences de conception des services d'injection supervisée parmi les personnes qui s'injectent des drogues dans une ville canadienne de taille moyenne, Harm Reduction Journal, juillet 2017, en anglais