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Actualités infohépatiteC 8.14 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 8.14 de CATIE du 24 juin au 7 juillet 2017. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

Une clinique urbaine obtient des taux de guérison élevés chez les personnes co-infectées par l'hépatite C et le VIH

Les personnes ayant la co-infection à l'hépatite C et au VIH ont connu des taux de guérison élevés grâce à un traitement contre l'hépatite C administré dans le cadre d'un programme de clinique urbaine où les patients recevaient le soutien d'une infirmière et d'un pharmacien, ont rapporté des chercheurs dans Hepatology.

Les chercheurs ont analysé l'évolution de l'hépatite C chez 255 patients inscrits antérieurement aux études de cohorte sur le VIH ou le VIH/VHC menées à l'Hôpital Johns Hopkins de Baltimore, au Maryland, entre février 2014 et mars 2016.

La plupart des participants étaient des hommes (73 %) et de race noire (88 %), et leur âge médian était de 44 ans. Un peu plus de la moitié (57 %) des participants ont affirmé avoir reçu un diagnostic psychiatrique, et un peu moins des trois quarts (73 %) avaient des antécédents de consommation de drogues. Presque tous les participants (97 %) suivaient un traitement contre le VIH.

La majorité des participants (91 %) ont reçu Harvoni avec ou sans ribavirine pendant 12 semaines.

Les participants ont reçu un soutien à l'observance thérapeutique de la part d'une infirmière spécialisée en VIH et d'un pharmacien; ce soutien incluait des visites par l'infirmière et des coups de fil. Les participants pouvaient recevoir un soutien plus fréquent s'ils en avaient besoin.

Sur les 255 participants, 97 % (246 personnes) ont guéri de l'hépatite C. Ce taux de guérison n'a pas varié en fonction de la race, des antécédents de consommation de drogues ou d'alcool ou des diagnostics psychiatriques. Les participants dont le VIH était supprimé ont connu un taux de guérison de l'hépatite C plus élevé que les participants dont la suppression virale n'était pas totale (97,7 % contre 87,9 %).

« Les taux de RVS [réponse virologique soutenue] uniformément élevés dans notre cohorte, sans égard à la race ou aux autres prédicteurs potentiellement négatifs de la RVS comme une consommation dangereuse d'alcool ou un diagnostic de maladie mentale, pourraient être attribuables au modèle de soins de l'hépatite C unique implanté dans notre pratique clinique, lequel est centré sur la prestation des soins par l'infirmière en soins VIH du patient avec le soutien d'une pharmacie spécialisée intégrée », ont conclu les chercheurs. (Healio.com, juin 2017, en anglais)

Un traitement expérimental s'avère efficace chez des personnes déjà traitées par AAD

Un traitement expérimental associant le sofosbuvir, le velpatasvir et le voxilaprévir pendant 12 semaines a été efficace chez des personnes porteuses du génotype 1 du virus de l'hépatite C qui avaient été traitées auparavant par des antiviraux à action directe ou AAD, ont rapporté des chercheurs dans Hepatology.

Le sofosbuvir, le velpatasvir et le voxilaprévir sont trois médicaments antiviraux à action directe (AAD) qui sont combinés dans un seul comprimé que l'on prend une fois par jour.

L'essai a porté sur 49 participants dont 25 ont pris le sofosbuvir, le velpatasvir et le voxilaprévir (SOF/VEL/VOX) avec la ribavirine pendant 12 semaines; les 24 autres participants ont reçu le même traitement sans ribavirine.

La plupart des participants avaient moins de 65 ans (90 %), étaient de race blanche (80 %) et étaient des hommes (65 %). Cinquante et un pour cent d'entre eux avaient la cirrhose et la plupart (88 %) avaient reçu un seul traitement contre l'hépatite C avant de s'inscrire à cette étude. Une substitution associée à la résistance (SAR) était présente chez 35 patients, ce qui veut dire que leur virus de l'hépatite C était résistant à une ou plusieurs classes de médicaments anti-hépatite C.

Vingt-quatre des 25 patients traités par SOF/VEL/VOX avec la ribavirine ont guéri. Les effets secondaires les plus courants ont été les diarrhées (13 %) et la bronchite (8 %). Les participants ayant reçu la ribavirine ont éprouvé les effets secondaires suivants : fatigue (36 %), anémie (16 %), gastro-entérite (8 %) et nausées (8 %).

« On a démontré que l'ajout de la ribavirine ... améliorait les taux de [réponse virologique soutenue] en réponse au traitement par plusieurs régimes ... Il semble que la combinaison de [ces] trois AAD puissants élimine le besoin d'inclure [la ribavirine] dans un régime pour en maximiser l'efficacité », ont conclu les chercheurs. (Healio.com, juin 2017, en anglais)

La mise à jour d'un système de commande de tests de dépistage et l'éducation sur les lignes directrices sur le dépistage augmentent les taux de dépistage de l'hépatite C parmi les personnes atteintes du VIH

L'ajout du dépistage de l'hépatite C à une série de tests informatisés pour les personnes ayant le VIH et l'éducation des professionnels de la santé au sujet des lignes directrices sur le dépistage ont augmenté considérablement les taux de dépistage de l'hépatite C dans une clinique du Massachusetts, ont rapporté des chercheurs dans Open forum Infectious Diseases.

Le dépistage de l'hépatite C a été ajouté au système de commande de tests de laboratoire électronique pour les patients externes de l'hôpital et a été activé le 1er janvier 2014. Peu de temps après, les cliniciens ont reçu par courriel un message les avisant de cet ajout à la série de tests, ainsi que des lignes directrices mises à jour sur le dépistage de l'hépatite C. Ils ont également tenu des conférences en janvier 2014 et en janvier 2015 pour revoir les lignes directrices et discuter des résultats.

L'étude a porté sur 350 personnes vivant avec le VIH dont 57 % étaient de race blanche. Le groupe se composait à 80 % d'hommes, dont 74 % étaient des hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes (HARSAH).

Pendant 2014 et 2015, 287 (82 %) des participants ont visité la clinique, et 80 % (229) ont passé un test de dépistage de l'hépatite C dans une année ou l'autre. La plupart des participants (62 %) ont été testés chaque année.

Sept personnes (3,1 %) ont reçu un diagnostic d'hépatite C (1,57 nouveaux cas par 100 années-personnes). Cela est trois fois le taux de détection de l'hépatite C enregistré avant le lancement du nouveau programme (0,46 nouveaux cas par 100 années-personnes).

En moyenne, environ 11 % des participants ont été testés chaque année pendant les quatre ans précédant l'intervention liée au dépistage, comparativement à 54 % dans les deux ans suivant l'introduction de l'intervention.

Selon les chercheurs, « le diagnostic et le traitement précoces du VHC chez les personnes vivant avec le VIH réduiront la morbidité et la mortalité et ralentiront l'épidémie du VHC ». (Healio.com, juin 2017, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

Politiques canadiennes en matière de réduction des méfaits  : Une analyse comparative du contenu des documents provinciaux et territoriaux, 2000 à 2015, The International Journal of Drug Policy, juillet 2017, en anglais