HepCInfo Updates

Actualités infohépatiteC 8.7 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 8.7 de CATIE du 18 mars au 31 mars 2017. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

La Saskatchewan élargit l’accès à six médicaments contre l’hépatite C

La Saskatchewan offre l’accès élargi à six médicaments anti-hépatite C depuis le 1er avril 2017. Les nouveaux agents anti-hépatite C figurant sur la liste de médicaments assurés de la Saskatchewan sont l’asunaprévir, le daclatasvir, Epclusa et Zepatier. La couverture s’élargit aussi pour Harvoni et le sofosbuvir, qui figurent sur la liste depuis 2015.  

Selon les estimations, quelque 12 000 personnes vivent avec l’hépatite C en Saskatchewan.

En février 2017, l’Alliance pancanadienne pharmaceutique (APP), l’organisme qui représente les provinces et territoires dans les négociations sur le prix des médicaments, a conclu une entente avec plusieurs compagnies pharmaceutiques afin de faire réduire le prix de six médicaments anti-hépatite C.

Lorsque l’APP conclut une telle entente, chaque province et territoire décide ensuite comment il veut modifier sa liste de médicaments assurés en conséquence. (saskatchewan.ca, mars 2017, en anglais)

Une étude porte à croire que toutes les personnes atteintes d’hépatite C ont besoin de suivre un traitement pour réduire leur risque de mortalité

Une grande étude vient de révéler que même les personnes atteintes de lésions hépatiques modérées courent un risque accru de mortalité, comparativement aux personnes ayant peu ou pas de lésions hépatiques, ont rapporté des chercheurs dans Clinical Infectious Diseases.

Les participants (964) faisaient partie d’une étude de grande envergure menée auprès de personnes ayant des antécédents d’injection de drogues. L’étude portait le nom ALIVE et se déroulait à Baltimore, aux États-Unis. Chaque participant à l’étude avait l’hépatite C. La médiane d’âge des participants était de 49 ans. La plupart étaient des hommes (72 %), et 87 % d’entre eux étaient des Afro-Américains. Plus de la moitié des participants utilisaient encore des drogues injectables. Le tiers avait aussi le VIH, et 52 % d’entre eux suivaient un traitement contre ce virus.

La durée médiane du suivi a été de 5,9 ans (entre 2006 et 2014). Des examens Fibroscan ont été effectués deux fois par année pour mesurer la rigidité du foie.

Cent cinquante-cinq (155) décès se sont produits au cours de l’étude (ce qui correspond à un taux de mortalité de 3,06 décès par 100 années-personnes). Le taux de mortalité a été le plus élevé parmi les personnes présentant des lésions hépatiques avancées (6,21 décès par 100 années-personnes). De plus, le taux de mortalité a été plus élevé parmi les personnes ayant des lésions hépatiques modérées (3,59 décès par 100 années-personnes) que chez les participants n’ayant aucune lésion hépatique ou que des lésions légères (2,21 décès par 100 années-personnes).

Même après avoir ajusté les résultats en fonction de plusieurs facteurs, les chercheurs ont constaté que le taux de mortalité était encore élevé parmi les personnes présentant des lésions hépatiques modérées (rapport des risques ajustés 1,66).

Selon les chercheurs, « Même si une augmentation de la mortalité était évidente parmi les personnes souffrant de fibrose grave/cirrhose, nous avons observé une certaine augmentation du risque de mortalité, même chez les personnes atteintes de fibrose modérée… ces données constituent un appui aux lignes directrices [américaines] prônant le traitement de toutes les personnes atteintes de l’infection chronique à l’hépatite C et ne justifient pas le refus de traiter les personnes aux prises avec une maladie hépatique modérée ». (infohep.org, mars 2017, en anglais)

Les trois quarts des participants gais et bisexuels séropositifs à une étude néerlandaise ont été traités pour l’hépatite C après le déploiement des AAD

Dans les Actualités infohépatite C 8.6, nous avons rendu compte de l’augmentation énorme des cas d’hépatite C aiguë parmi les hommes gais et bisexuels vivant avec le VIH. Dans cet article apparenté, nous parlons du déploiement du traitement de l’hépatite C au sein de cette population aux Pays-Bas.

Environ les trois quarts des hommes gais et bisexuels co-infectés par le VIH et l’hépatite C ont guéri de l’hépatite C ou suivaient encore un traitement contre ce virus, ont rapporté les chercheurs responsables d’une grande étude néerlandaise présentée à la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes.

Depuis novembre 2015, les personnes co-infectées par le VIH et l’hépatite C aux Pays-Bas ont accès aux antiviraux à action directe (AAD) sans restriction.

Les chercheurs ont analysé les données de la cohorte ATHENA, une étude menée auprès de presque tous (98 %) les Néerlandais soignés depuis 1998. Sur les quelque 22 000 participants testés pour l’hépatite C, 2 242 avaient la co-infection VIH/hépatite C. Sur ce nombre, 1 420 ont continué à recevoir des soins.

La plupart de ces personnes étaient des hommes (89 %), et leur moyenne d’âge était de 49 ans. Plus de 90 % des participants prenaient un traitement contre le VIH et avaient une charge virale indétectable. Les deux tiers étaient des hommes gais ou bisexuels.

En janvier 2017, 82 % de tous les participants co-infectés avaient commencé un traitement contre l’hépatite C et 65 % avaient guéri ou suivaient encore leur traitement. Parmi les personnes traitées, le taux de guérison était très élevé (98 %).

Environ les trois quarts (76 %) des hommes gais et bisexuels avaient guéri ou suivaient encore leur traitement, comparativement à 45 % des participants des autres groupes. Certains groupes étaient moins susceptibles de prendre un traitement contre l’hépatite C, tels que les personnes ayant des antécédents d’injection de drogues, les personnes atteintes d’une infection au VIH non maîtrisée et les femmes, particulièrement celles d’origine africaine. (HIVandhepatitis.com, février 2017, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

La volonté à utiliser un site d’injection supervisé parmi les jeunes adultes qui utilisent des opioïdes sur ordonnance pour des raisons non médicales : une étude transversale, Harm Reduction Journal, février 2017, en anglais

Vous comptez assister à la 25e Conférence internationale sur la réduction des méfaits à Montréal et avez besoin de plus de renseignements sur l’hépatite C?

Venez au Symposium satellite sur l’hépatite C qui aura lieu le 13 mai 2017. Des experts internationaux parleront de la liaison des clients avec les services de prévention et de soins du VHC, et vous aurez l’occasion de développer des compétences pratiques pour traiter le VHC dans des contextes de consommation de drogues et d’alcool et de discuter de l’amélioration des soins du VHC pour les personnes qui s’injectent des drogues. Pour en savoir plus, cliquez ici. Pour vous inscrire, cliquez ici.