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Actualités infohépatiteC 8.4 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 8.4 de CATIE du 4 février 2017 au 17 février 2017. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

Nouvelles CATIE : Un nouveau test de dépistage de l’hépatite C aux points de service est approuvé au Canada

Le 17 janvier 2017, Santé Canada a approuvé l’utilisation et la commercialisation d’un test de dépistage des anticorps de l’hépatite C qui sera utilisé aux points de service. Ce test, qui porte le nom d’OraQuick HCV Rapid Antibody Test, est fabriqué par la compagnie Orasure Technologies et sera distribué dans ce pays par KNS Canada. Les trousses de dépistage devraient être prêtes pour la vente vers la fin février ou au début mars.

Le test permet de détecter des anticorps contre l’hépatite C dans une goutte de sang prélevée par piqûre du doigt. Le résultat est prêt sous 20 minutes, et le test est fiable à plus de 98 % en ce qui concerne la détection des anticorps.

La présence d’anticorps contre l’hépatite C révèle que la personne testée a déjà été exposée à l’hépatite C. Il faut effectuer un deuxième test, soit le test de recherche de l’ARN ou le test de dépistage de l’antigène capsidique de l’hépatite C, pour déterminer si le virus de l’hépatite C est encore présent dans le corps. (catie.ca)

Des chercheurs d’Amsterdam constatent une prévalence élevée de l’hépatite C lors d’une étude sur la PrEP

Les chercheurs responsables de l’AmPrEP, une étude de démonstration de la prophylaxie pré-exposition (PrEP) menée aux Pays-Bas, ont constaté une prévalence étonnamment élevée du virus de l’hépatite C parmi les participants testés au début de l’étude, ont rapporté des chercheurs à l’occasion de la HepHIV 2017 Conference : Challenges of Timely Testing and Care.

L’étude AmPrEP a porté sur 376 hommes gais et femmes trans courant un risque élevé d’infection par le VIH. Les chercheurs ont offert aux participants le choix entre la PrEP quotidienne et la PrEP à la demande. La PrEP est une combinaison de médicaments anti-VIH que les personnes séronégatives peuvent prendre pour aider à prévenir l’infection par le VIH.

Au début de l’étude, la prévalence de l’hépatite C parmi les participants était de 4,8 % (14 personnes), ce qui est bien plus élevé que les taux constatés lors d’une enquête générale menée auprès de la cohorte d’une clinique ITS d’Amsterdam. Cette prévalence de l’hépatite C est plus typique de ce qui s’observe chez les hommes gais séropositifs, et moins typique des taux considérablement plus faibles observés chez les hommes séronégatifs gais.

On a effectué une analyse génétique (cartographie phylogénique) des souches du virus de l’hépatite C des participants à l’AmPrEP afin de les comparer à celles des hommes séropositifs faisant partie de la cohorte de la clinique ITS d’Amsterdam. L’analyse a révélé que les 14 personnes sauf deux avaient une souche de l’hépatite C qui était presque identique à celle d’au moins un homme connu (séropositif ou séronégatif) de la population de la clinique. 

Selon les chercheurs, les résultats de la cartographie phylogénique portent à croire que les participants à cette étude sont peut-être plus susceptibles d’avoir des relations sexuelles sans condom avec des hommes au statut séropositif ou inconnu parce que leur prévalence de l’hépatite C est plus élevée que celle des autres hommes séronégatifs. Les chercheurs recommandent aussi le dépistage régulier de l’hépatite C chez les personnes sous PrEP. (aidsmap.com, février 2017, en anglais)

Un traitement expérimental se révèle efficace pour le retraitement des personnes porteuses du génotype 1 du VHC

Un essai clinique de phase moyenne sur un traitement expérimental appelé glécaprévir/pibrentasvir (G/P) a révélé des taux de guérison élevés chez des personnes atteintes du génotype 1 du VHC qui avaient besoin de subir un deuxième traitement, ont rapporté des chercheurs dans Hepatology.

L’étude a porté sur 50 personnes atteintes de cirrhose qui avaient le génotype 1 du VHC et qui n’avaient pas guéri de l’hépatite C sous l’effet d’un traitement antérieur.

On a réparti les participants au hasard dans l’un des trois volets suivants pour recevoir un traitement uniquotidien de 12 semaines :

  1. 200 mg de glécaprévir et 80 mg de pibrentasvir
  2. 300 mg de glécaprévir et 120 mg de pibrentasvir et 800 mg de ribavirine
  3. 300 mg de glécaprévir et 120 mg de pibrentasvir

Dans le volet 1, 100 % (6 sur 6) des participants ont guéri. Dans le volet 2, 95 % (21 sur 22) ont guéri, et 86 % (19 sur 22) ont guéri dans le volet 3. Un participant dans le volet 2 et un autre dans le volet 3 ont éprouvé un échec virologique, et deux personnes dans le volet 3 n’ont pas fait l’objet d’un suivi.

Les chercheurs ont conclu que le G/P « a été très efficace et bien toléré » par la population de l’étude. De plus, l’ajout de la ribavirine n’a pas amélioré l’efficacité du traitement, selon les chercheurs. (hepmag.com, février 2017, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

Approche pratique de l’évaluation nutritionnelle dans les cas de cirrhose, Hepatology, février 2017, en anglais