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Actualités infohépatiteC 8.1  

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 8.1 de CATIE du 10 décembre 2016 au 6 janvier 2017. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

Les besoins en info-traitement des personnes vivant avec l’hépatite C

Les personnes qui envisagent de suivre un traitement contre l’hépatite C veulent recevoir de l’information sur les méfaits et les bienfaits potentiels du traitement, ainsi que des détails concernant les régimes de traitement et des renseignements de base sur les maladies du foie liées à l’hépatite C, ont rapporté des chercheurs américains dans The Patient.

Les recherches existantes sont limitées en ce qui concerne les sujets que les gens considèrent comme les plus importants lorsqu’il s’agit de prendre une décision au sujet du traitement de l’hépatite C.

L’étude a porté sur deux groupes. Le premier groupe (45 personnes) a dressé une liste de sujets importants sur lesquels les personnes voudraient recevoir de l’information afin de prendre une décision à l’égard du traitement. Le deuxième groupe (57 personnes) a classé les sujets nommés par le premier groupe en fonction de leur importance.

Le premier groupe a souligné les besoins en information suivants :

  • méfaits du traitement : effets secondaires, impact sur la qualité de vie, coût du traitement, aggravation de l’hépatite C et impact sur la santé générale et d’autres maladies
  • détails concernant les régimes de traitement : durée du traitement, information sur des médicaments spécifiques, notamment le mode d’administration et les interactions médicamenteuses
  • bienfaits du traitement : guérison, impact sur la survie à long terme, amélioration potentielle d’autres affections, des symptômes de l’hépatite C et du fonctionnement
  • renseignements de base sur l’hépatite C et les maladies du foie associées

Le deuxième groupe a classé presque tous les sujets (16 sur 17) nommés par le premier groupe comme « assez importants ou extrêmement importants » pour éclairer les décisions concernant le traitement.

Les sujets classés comme les plus importants incluaient les suivants :

  • taux de guérison virale sous l’effet du traitement
  • effet de la guérison virale sur la survie à long terme et d’autres préoccupations de santé
  • effets secondaires potentiels du traitement
  • ampleur des dommages au foie
  • modifications du mode de vie favorables à la santé du foie
  • mode d’administration des médicaments

« Les résultats de cette étude démontrent que les patients atteints d’hépatite C souhaitent considérer une pléthore de renseignements afin de pouvoir prendre des décisions éclairées concernant leurs options de traitement en matière d’hépatite C », ont affirmé les chercheurs. (infohep.org, janvier 2017, en anglais)

Augmentation des risques d’insuffisance rénale et hépatique et de troubles osseux chez les personnes atteintes de la co-infection hépatite C/VIH

Les personnes ayant la co-infection à l’hépatite C et au VIH courent des risques accrus d’insuffisance hépatique, de décès lié au foie, d’insuffisance rénale, d’ostéoporose et de fractures osseuses, comparativement aux personnes atteintes du VIH seulement, ont rapporté des chercheurs suisses dans Clinical Infectious Diseases.

L’étude a porté sur 2 500 participants séropositifs qui avaient été exposés à l’hépatite C et 2 500 participants séropositifs qui n’avaient pas été exposés à l’hépatite C. Les participants étaient inscrits dans l’Étude de cohorte suisse sur le VIH entre 1994 et 2014.

Sur le groupe de participants précédemment exposés à l’hépatite C, 540 personnes s’étaient débarrassées spontanément de l’infection, 1 294 personnes n’avaient pas été traitées, 345 avaient suivi un traitement et guéri, et 281 avaient suivi un traitement mais n’avaient pas guéri. Le suivi des participants a duré 8,2 ans en moyenne.

Comparativement aux personnes séropositives qui n’avaient pas l’hépatite C, les participants précédemment exposés à l’hépatite C couraient les risques accrus suivants :

  • insuffisance hépatique (risque 6,79 fois plus élevé)
  • décès lié au foie (risque 8,24 fois plus élevé)
  • insuffisance rénale (risque 2,43 fois plus élevé)
  • ostéoporose/fractures osseuses (risque de 1,03 à 2,01 fois plus élevé)

Les chercheurs ont recommandé la tenue d’autres études avec une durée de suivi plus longue afin de déterminer l’impact de la guérison de l’hépatite C sur les résultats touchant des parties du corps autres que le foie, telles que les reins et les os. (infohep.org, janvier 2017, en anglais)

Un nouveau traitement de l’hépatite C est efficace chez les personnes atteintes d’une grave insuffisance rénale

Le traitement expérimental associant les médicaments anti-hépatite C glécaprévir et pibrentasvir a donné lieu à des taux de guérison élevés chez des personnes souffrant d’une grave insuffisance rénale, ont rapporté des chercheurs lors de l’assemblée 2016 de l’American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD) .

Le glécaprévir est un inhibiteur de la protéase et le pibrentasvir est un inhibiteur de la NS5A. Ils sont combinés dans un seul comprimé que l’on prend une fois par jour. La ribavirine n’est pas utilisée avec cette combinaison.

Les 104 participants à l’étude souffraient d’insuffisance rénale de stade 4 ou 5; 82 % d’entre eux étaient sous dialyse rénale.

Environ 80 % des participants étaient des hommes et le quart d’entre eux étaient noirs.

Environ la moitié des participants avaient le génotype 1 du virus, 16 % avaient le génotype 2, 11 % avaient le génotype 3, 19 % avaient le génotype 4, et les génotypes 5 et 6 étaient présents chez 1 % des participants.

Plus de la moitié des participants n’avaient jamais reçu de traitement pour l’hépatite C (58 %). Quarante pour cent avaient déjà suivi un traitement fondé sur l’interféron ou le sofosbuvir.

Les participants ont reçu le glécaprévir et le pibrentasvir une fois par jour pendant 12 semaines, et le taux de guérison a été de 98 %.

Le traitement s’est généralement révélé sûr et bien toléré. Les effets indésirables courants incluaient des démangeaisons de la peau (20 %), la fatigue (14 %) et des nausées (12 %).

Selon les chercheurs, cette étude « démontre qu’un régime glécaprévir/pibrentasvir sans ribavirine donne lieu à un taux élevé [de guérison] chez cette population aux prises avec une grave déficience rénale et une insuffisance rénale terminale nécessitant l’hémodialyse ». (infohep.org, décembre 2016, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

Raisons pour les rendez-vous manqués dans une clinique hépatite C communautaire : Une étude qualitative, International Journal of Drug Policy, janvier 2017