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ActualitésinfohépatiteC 7.23 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 7.23 de CATIE du 26 novembre au 9 décembre 2016. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

La non-observance thérapeutique est un facteur clé dans l’absence de guérison sous Harvoni

La non-observance thérapeutique s’est révélée le facteur de risque de non-guérison le plus important chez les personnes traitées par Harvoni (sofosbuvir/lédipasvir), ont rapporté des chercheurs lors de l’assemblée 2016 de l’American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD) .

Les chercheurs ont comparé 43 participants suivis dans une clinique médicale de New York qui avaient vécu une rechute virale après un traitement par Harvoni à 101 participants de la même clinique qui avaient guéri sous l’effet du traitement.

Chez les personnes qui n’ont pas guéri grâce à Harvoni, la moyenne d’âge était de 59 ans. La plupart étaient des Afro-Américains (54 %), 26 % étaient d’origine hispanique et 20 % étaient de race blanche.

La non-observance thérapeutique (définie comme la non-prise d’au moins sept doses d’Harvoni) a été le facteur le plus important associé à l’échec du traitement. Selon les participants, les principales raisons de la non-observance ont été l’incapacité de prendre les médicaments tels que prescrits (5 personnes) et l’hospitalisation (3 personnes).

La seule différence significative entre les personnes qui ont suivi fidèlement le traitement et celles qui ne l’ont pas suivi fidèlement a été le nombre de visites à la clinique. Parmi les personnes fidèles au traitement, le nombre moyen de visites à la clinique a été modestement plus élevé (3,9) que chez les personnes non fidèles (2,6 visites).

Les chercheurs ont conclu que leurs résultats « soulignent la nécessité pour les soignants de communiquer clairement l’information relative aux posologies et de s’assurer que les patients ont accès à une source ininterrompue de médicaments ». Ils ont laissé entendre qu’un counseling prétraitement sur l’observance et qu’un système de surveillance de l’usage des flacons de pilules pourraient également améliorer les taux de guérison. (HIVandhepatitis.com, novembre 2016, en anglais)

L’hypertension portale pourrait s’améliorer après la guérison de l’hépatite C

La guérison de l’hépatite C peut réduire modérément l’hypertension portale, mais l’impact est moindre chez les personnes atteintes de lésions hépatiques graves (cirrhose), ont rapporté des chercheurs lors de l’assemblée 2016 de l’American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD) .

L’hypertension portale est une pression sanguine élevée dans la veine portale qui approvisionne le foie. Elle est causée par la formation de cicatrices dans le foie qui empêchent le sang de couler librement dans l’organe. Si elle persiste, l’hypertension portale peut causer des hémorragies gastro-intestinales.

Cet essai multicentrique mené auprès de 198 participants a été dirigé par une clinique hospitalière de Barcelone, en Espagne. Tous les participants souffraient de cirrhose et d’hypertension portale cliniquement significative (HPCS).

Les participants ont fait l’objet d’une évaluation du gradient de pression veineuse hépatique (GPVH) et d’une mesure de la rigidité du foie avant de commencer le traitement et de nouveau 24 semaines après la fin du traitement.

Dans l’ensemble, le GPVH a diminué de façon importante après la guérison. Alors que toutes les personnes souffraient d’HPCS avant le traitement, 83 % d’entre elles l’avaient encore 24 semaines après la fin du traitement. On a observé une baisse cliniquement pertinente (au moins 10 %) de l’hypertension portale chez 54 % des participants; 34 % d’entre eux ont bénéficié d’une baisse de 20 % ou plus.

Les participants qui avaient un score de fibrose de F3 ou moins au début de l’étude étaient moins susceptibles d’avoir l’HPCS 24 semaines après la fin du traitement, comparativement aux participants dont le score de lésions hépatiques initial était de F4 (48 % contre 92 %).  (HIVandhepatitis.com, novembre 2016, en anglais)

Six semaines d’Harvoni sont efficaces contre l’infection au génotype 1 de l’hépatite C

Lors d’une petite étude pilote, un traitement de six semaines par Harvoni (sofosbuvir/lédipasvir) a guéri 100 % des participants atteints d’hépatite C aiguë, génotype 1, ont rapporté des chercheurs lors de l’assemblée 2016 de l’American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD).

L’étude a porté sur 20 participants suivis dans dix centres d’Allemagne. La plupart (60 %) étaient des hommes et leur âge moyen était de 46 ans. Un peu plus de la moitié (55 %) avait le génotype 1a du virus, qui est considéré comme plus difficile à traiter, et le reste avait le génotype 1b. Les participants avaient tous l’hépatite C seulement (mono-infection). Les chercheurs ont exclu de l’étude les personnes atteintes de la co-infection VIH/hépatite C.

Tous les 20 participants ont guéri, mais une personne a été perdue de vue au cours du suivi.

Le traitement s’est généralement révélé sûr et bien toléré.

Les chercheurs ont conclu qu’« un traitement court de seulement six semaines a été très efficace, avec un taux de RVS12 de 100 % chez les patients atteints d’une mono-infection aiguë au génotype 1 ».

Vu que plus de la moitié des participants à l’étude avaient une charge virale indétectable dès la quatrième semaine de l’étude, les chercheurs ont laissé entendre que des traitements de plus courte durée encore pourraient être étudiés. (HIVandhepatitis.com, novembre 2016, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

Utilisation du dépistage de l’hépatite C, caractéristiques des patients testés, et coûts des interventions dans l’étude BEST-C, Hepatology, novembre 2016, en anglais