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ActualitésinfohépatiteC 7.18 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 7.18 de CATIE du 17 septembre au 30 septembre 2016. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

Le dépistage de l’antigène capsidique de l’hépatite C élimine le processus diagnostique en deux étapes

Le dépistage de l’antigène capsidique de l’hépatite C a le potentiel de simplifier le diagnostic de l’hépatite C, ont rapporté des chercheurs dans une revue systématique et méta-analyse publiée dans les Annals of Internal Medicine.

À l’heure actuelle, le dépistage de l’hépatite C repose sur un test de détection des anticorps anti-hépatite C conçu pour déterminer si une personne a déjà contracté le virus de l’hépatite C dans sa vie. Si le test est positif et révèle la présence d’anticorps, on effectue un deuxième test pour confirmer que la personne a toujours l’hépatite C. On procède ainsi parce qu’environ 25 % des personnes qui contractent l’hépatite C se débarrassent du virus sans suivre de traitement.

Pour effectuer le deuxième test, appelé test de recherche de l’ARN VHC, les gens doivent fournir un deuxième échantillon de sang. Cela veut dire que deux prélèvements de sang et trois rendez-vous sont nécessaires pour confirmer un diagnostic d’hépatite C.

Le test de dépistage de l’antigène capsidique de l’hépatite C détecte la présence d’une protéine particulière du virus de l’hépatite C (appelée protéine capsidique). Comme ce test permet de confirmer une infection à l’hépatite C, il est possible de s’en servir à la place du test de recherche de l’ARN VHC. L’un des avantages du test de dépistage de l’antigène capsidique réside dans le fait que l’on peut utiliser le même échantillon de sang que pour le test de dépistage des anticorps. Cela réduit le nombre de prélèvements de sang nécessaires, ainsi que le nombre de rendez-vous pour la personne testée. Dans de nombreux cas, il est possible de poser un diagnostic en utilisant un seul échantillon de sang et après deux rendez-vous seulement.

L’étude a révélé que deux tests de dépistage de l’antigène capsidique de l’hépatite C ont presque égalé la précision du test de recherche de l’ARN VHC lorsque la charge virale était supérieure à 3 000 UI/ml. Cependant, lorsque la charge virale est inférieure à 3 000 UI/ml, il est possible que le test donne un résultat négatif même si la personne a réellement l’hépatite C (on parle de faux négatif).

Les tests de dépistage de l’antigène capsidique de l’hépatite C sont utilisés dans certaines régions du Canada. (HIVandhepatitis.com, juin 2016, en anglais)

Des experts américains recommandent que les personnes atteintes d’hépatite C soient testées pour l’hépatite B avant de commencer un traitement par AAD

L’American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD) a recommandé que toutes les personnes qui s’apprêtent à suivre un traitement anti-hépatite C fondé sur des antiviraux à action directe (AAD) soient testées pour l’hépatite B avant de commencer le traitement.

L’AASLD a fait cette recommandation pour la raison suivante : si les personnes atteintes à la fois de l’hépatite C et de l’hépatite B ne reçoivent pas de traitement contre l’hépatite B, les AAD sont susceptibles de réactiver l’hépatite B pendant ou après le traitement.

Chez certaines personnes atteintes d’hépatite B, le virus n’est pas très actif et ne cause pas de dommages au foie. Cependant, lorsque le virus de l’hépatite B est réactivé, il peut causer des dommages au foie et une augmentation des lésions hépatiques.

Vingt-quatre cas de réactivation de l’hépatite B chez des personnes traitées par AAD pour l’hépatite C ont été signalés à la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis entre novembre 2013 et juillet 2016.

Pour en savoir plus sur les recommandations de l’AASLD-IDSA sur le dépistage, les soins et le traitement des personnes atteintes d’hépatite C, visitez http://www.hcvguidelines.org/. (catie.ca, octobre 2016, en français et en anglais)

Le dépistage de routine de l’hépatite C chez les hommes gais séropositifs accroît le nombre de diagnostics

Dans une clinique ITS municipale d’Amsterdam, la mise sur pied d’un programme de dépistage de routine de l’hépatite C chez les hommes gais séropositifs a permis d’augmenter le nombre de diagnostics et de poser des diagnostics plus précoces, ont rapporté des chercheurs dans Sexually Transmitted Diseases.

Les lignes directrices américaines et européennes sur l’hépatite C recommandent que les hommes gais et bisexuels séropositifs qui ont des relations sexuelles sans condom soient testés annuellement pour l’hépatite C, mais cette recommandation n’est pas suivie à grande échelle.

L’étude a porté sur des personnes dont le test de dépistage des anticorps anti-hépatite C s’est révélé positif. Les personnes qui reçoivent un résultat positif au test des anticorps doivent passer un deuxième test afin de confirmer que le virus est encore présent et qu’elles ont l’hépatite C.

Sur 1 724 hommes séropositifs suivis à la clinique, 112 ont reçu un résultat positif au test de dépistage des anticorps anti-hépatite C lors de leur première visite. Au total, 163 (9,5 %) ont reçu un tel résultat positif au cours de l’étude, mais seulement 78 d’entre eux savaient qu’ils avaient contracté l’hépatite C dans le passé. En ce qui concerne les 85 autres hommes, on disposait de renseignements sur l’endroit où le diagnostic a été fait pour 54 d’entre eux. Sur ce nombre, 51,9 % ont été diagnostiqués à la clinique ITS.

Selon les chercheurs, « L’introduction d’un programme de dépistage de routine du VHC à la clinique ITS externe a donné lieu à la détection plus fréquente et plus précoce du VHC parmi les HARSAH séropositifs ». (HIVandhepatitis.com, septembre 2016, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

Hospitalisation des immigrants et non-immigrants recevant un diagnostic d’infection chronique à l’hépatite C au Québec, Clinical Infectious Diseases, septembre 2016, en anglais