HepCInfo Updates

Actualités infohépatiteC 7.14 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 7.14 de CATIE du 23 juillet au 5 août 2016. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

TraitementActualités 216 : Médicaments anti-VHC

Le plus récent numéro de TraitementActualités regorge d’information sur les sujets suivants liés à l’hépatite C :

  • Epclusa (sofosbuvir et velpatasvir)
  • antiviraux à action directe (AAD) chez les personnes souffrant de problèmes de santé mentale
  • taux de réinfection par l’hépatite C
  • cancer du foie et traitement de l’hépatite C
  • médicaments antiacides et traitement de l’hépatite C

(catie.ca, juillet 2016, en français et en anglais)

La guérison par AAD pourrait avoir des bienfaits à long terme pour les personnes souffrant d’insuffisance hépatique

Les personnes souffrant d’insuffisance hépatique qui ont guéri de l’hépatite C grâce à la prise d’antiviraux à action directe (AAD) ont connu moins d’événements liés à la décompensation que les personnes atteintes de cirrhose décompensée qui n’ont pas guéri sous l’effet d’AAD ou qui n’ont pas été traitées, ont rapporté des chercheurs dans le Journal of Hepatology.

Les chercheurs ont analysé des données recueillies auprès de 406 personnes atteintes d’hépatite C et de cirrhose décompensée inscrites dans le registre de recherche sur le VHC du Royaume-Uni. Les participants ont été traités entre avril et novembre 2014. Les chercheurs ont documenté le nombre d’événements liés à la décompensation survenus chez les participants. Les événements en question incluaient les suivants :

  • infections bactériennes fréquentes dans du liquide accumulé dans le ventre (péritonite bactérienne spontanée)
  • enflure ou rupture de veines (varices) dans l’œsophage et l’estomac
  • enflure douloureuse des jambes (œdème) et de l’abdomen (ascites) due à un déséquilibre de liquides
  • confusion, trous de mémoire, changements de personnalité, changements dans les habitudes de sommeil ou autres perturbations de la fonction mentale (encéphalopathie hépatique)

Les participants ont pris soit Harvoni soit la combinaison de sofosbuvir (Sovaldi) et de daclatasvir (Daklinza), avec ou sans ribavirine, pendant 12 semaines.

Sur les 406 participants traités, 317 ont guéri. Parmi ceux-ci, le pourcentage d’événements liés à la décompensation a été de 14,5 % au cours des six mois suivant le traitement, puis de 5 % dans les six à 15 mois suivant le traitement. Le pourcentage d’événements liés à la décompensation a été beaucoup plus élevé au cours des six premiers mois chez les personnes n’ayant pas guéri grâce au traitement (29 %) et celles n’ayant pas reçu de traitement (28 %).

Les chercheurs ont recommandé la tenue d’autres recherches pour déterminer si ces résultats peuvent se maintenir sur une plus longue période. (healio.com, juillet 2016, en anglais)

Holkira Pak et Technivie sont efficaces chez les personnes ayant la co-infection au VIH et à l’hépatite C

Lors d’un essai clinique de phase avancée, Holkira Pak et Technivie se sont révélés efficaces chez les personnes co-infectées par le VIH et les génotypes 1 ou 4 du virus de l’hépatite C, ont rapporté des chercheurs lors du 21e Congrès international sur le sida.

Les participants atteints du génotype 1 ont pris Holkira Pak avec ou sans ribavirine pendant 12 ou 24 semaines. Holkira Pak consiste en trois antiviraux à action directe (AAD), soit l’ombitasvir, le dasabuvir et le paritaprévir potentialisé par le ritonavir.

Les participants ayant le génotype 4 du VHC ont pris Technivie et la ribavirine pendant 12 semaines. Technivie se compose d’ombitasvir et paritaprévir potentialisé par le ritonavir.

L’étude a porté sur 200 personnes atteintes du génotype 1 et 28 personnes atteintes du génotype 4. Douze pour cent des personnes ayant le génotype 1 avaient la cirrhose, alors que les personnes cirrhotiques étaient exclues du groupe atteint du génotype 4. Tous les participants suivaient un traitement anti-VIH et presque tous avaient une charge virale indétectable en VIH.

Presque tous les participants ont guéri de l’hépatite C :

  • génotype 1 du VHC : 97 %
  • génotype 4 du VHC : 96 %

Les traitements ont généralement été sûrs et bien tolérés. Les effets secondaires les plus courants ont été la fatigue, les nausées, les diarrhées, les maux de tête, l’insomnie et les démangeaisons cutanées. On a également documenté 15 cas d’anémie modérée, dont la majorité chez des personnes prenant la ribavirine.

Selon les chercheurs, « Ces résultats portent à croire que les patients co-infectés au VIH-1 qui suivent un régime TAR stable peuvent être traités sans danger avec [Holkira Pak ou Technivie avec ou sans ribavirine], et aucun échec virologique ne s’est produit chez les patients atteints du VIH-1 ». (HIVandhepatitis.com, juillet 2016, en anglais)

Branchez-vous au monde scientif

Progression de la fibrose chez des patients atteints d’une infection chronique au virus de l’hépatite C, Journal of Infectious Diseases, août 2016, en anglais

 

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