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Actualités infohépatiteC 7.9 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 7.9 de CATIE du 16 avril au 29 avril 2016. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

Les AAD se révèlent aussi efficaces dans les contextes du vrai monde que dans les essais cliniques

Le traitement de l’hépatite C par antiviraux à action directe (AAD) est aussi efficace dans les contextes du vrai monde que dans les essais cliniques, ont rapporté des chercheurs lors du congrès international de l’Association européenne pour l’étude du foie (EASL 2016) tenu à Barcelone. 

Bien que de nombreux essais cliniques aient permis de constater des taux de guérison de l’hépatite C supérieurs à 90 %, les données sur l’efficacité des AAD dans le vrai monde sont limitées.

Lors de cette étude menée dans le « vrai monde », les chercheurs ont évalué des dossiers des U.S. Veterans Affairs portant sur plus de 9 000 personnes traitées par une combinaison d’AAD dont le suivi a continué pendant 12 semaines additionnelles afin d’établir si elles avaient guéri.

Les participants ont reçu l’un des traitements suivants :

La majorité des participants étaient des hommes (96 %) âgés de 60 à 65 ans (65 %), et 75 % d’entre eux avaient le génotype 1 du virus.

Chacune des trois combinaisons d’AAD a donné lieu à un taux de guérison élevé :

  • siméprévir + sofosbuvir : 87,3 %
  • Harvoni : 93,2 %
  • Holkira Pak : 93,4 %

En tenant compte des caractéristiques des participants au début de l’étude, les chercheurs ont constaté que les personnes recevant Harvoni ou Holkira Pak étaient considérablement plus susceptibles de guérir que les personnes recevant le siméprévir et le sofosbuvir.

Les chercheurs ont conclu que les taux de guérison obtenus grâce à l’usage de combinaisons d’AAD dans les contextes de routine « ont répondu aux attentes en atteignant plus de 90 %, comme on l’avait documenté lors des essais cliniques randomisés ». (HIVandhepatitis.com, avril 2016, en anglais)

Un traitement de six semaines par Harvoni guérit l’hépatite C aiguë

Un traitement de six semaines par Harvoni a guéri tous les patients atteints d’une infection aiguë au génotype 1 de l’hépatite C,  ont rapporté des chercheurs lors du congrès international de l’Association européenne pour l’étude du foie (EASL 2016) tenu à Barcelone. 

À l’heure actuelle, aucun antiviral à action directe (AAD) n’est approuvé pour le traitement de l’infection aiguë à l’hépatite C.

Les chercheurs ont recruté 20 participants dans 10 centres de traitement d’Allemagne entre novembre 2014 et octobre 2015. Les personnes ayant la co-infection hépatite C/VIH ont été exclues. La plupart des participants étaient des hommes, et l’âge moyen du groupe était de 46 ans.

Tous les participants ont reçu Harvoni sans ribavirine pendant six semaines. Harvoni est une combinaison de deux médicaments, le lédipasvir et le sofosbuvir. Les deux sont combinés dans un seul comprimé que l’on prend une seule fois par jour.

Tous les participants ont suivi le traitement jusqu’au bout et ont guéri. Le traitement s’est généralement révélé sans danger et bien toléré. Les effets secondaires les plus courants incluaient des symptômes gastro-intestinaux, la fatigue et la perte de cheveux.

« Un traitement court de six semaines seulement s’est révélé très efficace, le taux de RVS12 étant de 100 % chez les patients mono-infectés présentant une infection aiguë au génotype 1 du VHC », ont conclu les chercheurs. (HIVandhepatitis.com, avril 2016, en anglais)

On constate un taux élevé de réinfection par l’hépatite C parmi les hommes gais séropositifs d’Europe occidentale

L’incidence de la réinfection par l’hépatite C est très élevée parmi les hommes gais séropositifs d’Europe occidentale, ont rapporté des chercheurs lors du congrès international de l’Association européenne pour l’étude du foie (EASL 2016) tenu à Barcelone.

Selon les chercheurs, le quart des hommes séropositifs qui avaient guéri d’une première infection à l’hépatite C ont contracté de nouveau l’infection en moins de trois ans.

L’étude a porté sur 606 hommes gais séropositifs chez qui la guérison par médicaments ou l’élimination spontanée de l’hépatite C avait été confirmée.

Au cours d’une période de suivi de trois ans, 149 participants (24,6 %) ont contracté de nouveau le VHC. La période médiane précédant la réinfection a été de 1,8 an. Sur les 111 personnes pour lesquelles les chercheurs disposaient de données, la plupart (91) avaient une charge virale indétectable en VIH au moment de la réinfection.

On a documenté une deuxième réinfection chez 29 participants, une troisième réinfection chez quatre personnes et une quatrième réinfection chez une personne.

Dans cette étude, le taux de réinfection global a été de 7 % par année. L’incidence d’une deuxième réinfection a été légèrement inférieure à  20 % par année.

Les chercheurs ont conclu que le risque de réinfection par l’hépatite C est considérable parmi les hommes gais séropositifs ayant des relations sexuelles avec des hommes. Ils croient que leurs résultats révèlent l’échec des interventions de prévention actuelles et soulignent la nécessité de nouvelles stratégies. Les chercheurs réclament également que des tests de recherche de l’ARN VHC soient effectués tous les trois à six mois après une infection à l’hépatite C et tous les trois mois après une réinfection. (HIVandhepatitis.com, avril 2016, en anglais)

Branchez-vous au monde scientifique

Public health clinic-based hepatitis C testing and linkage to care in Baltimore, Journal of Viral Hepatology, May 2016, in English

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