HepCInfo Updates

Actualités infohépatiteC 7.8 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 7.8 de CATIE du 2 avril au 15 avril 2016. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

Holkira Pak est maintenant indiqué pour la co-infection VIH/hépatite C ou à la suite d’une greffe de foie

La monographie de produit d’Holkira Pak a été mise à jour pour inclure la mention que cette combinaison peut être utilisée pour le traitement des personnes co-infectées par le VIH et l’hépatite C ou des personnes ayant subi une greffe de foie. 

Holkira Pak est une combinaison de trois antiviraux à action directe (AAD). Les AAD s’attaquent au virus de l’hépatite C de sorte à le rendre incapable de faire des copies de lui-même. Holkira Pak consiste en les médicaments suivants :

  • paritaprévir, un inhibiteur de la protéase potentialisé par le ritonavir
  • ombitasvir, un inhibiteur de la NS5A
  • dasabuvir, un inhibiteur de la NS5B

Le paritaprévir/ritonavir et l’ombitasvir se vendent sous forme de coformulation, c’est-à-dire en un seul comprimé, alors que le dasabuvir est offert sous forme de comprimé distinct. On peut également prendre Holkira Pak avec la ribavirine. Il est approuvé au Canada pour le traitement du génotype 1 du virus.

Le sofosbuvir, le velpatasvir et le GS-9857 sont efficaces chez les personnes déjà traitées

Lors d’un essai clinique de phase moyenne, on a obtenu des taux de guérison élevés pour presque tous les génotypes de l’hépatite C avec la combinaison expérimentale associant le sofosbuvir, le velpatasvir et le GS-9857, ont rapporté des chercheurs lors du congrès de l’Association européenne pour l’étude du foie (EASL 2016) tenu à Barcelone.

Les participants ont reçu le sofosbuvir et le velpatasvir sous forme de coformulation (un seul comprimé), ainsi que le GS-9857, tous les jours pendant 12 semaines.

L’essai a porté sur 128 participants des États-Unis et de la Nouvelle-Zélande. La majorité des participants (75 %) était constitué d’hommes blancs, et l’âge moyen était de 58 ans.

Environ la moitié des participants avaient le génotype 1 du VHC, 16 % avaient le génotype 2, 27 % avaient le génotype 3 et 7 % avaient soit le génotype 4 soit le génotype 6. Près de la moitié des participants souffraient de cirrhose hépatique.

Environ 80 % des participants avaient déjà utilisé des antiviraux à action directe (AAD), et les autres avaient reçu de l’interféron et de la ribavirine en association sans AAD.

Le taux de guérison global a été de 99 %, et le traitement s’est généralement révélé sans danger et bien toléré. Les effets secondaires les plus courants étaient les maux de tête, la fatigue, les diarrhées et les nausées, mais la plupart d’entre eux étaient légers ou modérés.

Les essais de phase avancée évalueront ce traitement auprès d’un plus grand nombre de personnes. (HIVandhepatitis.com, avril 2016, en anglais)

L’hydromorphone est efficace comme héroïne pharmaceutique pour la prise en charge des problèmes de consommation d’opioïdes

L’hydromorphone et l’héroïne de qualité pharmaceutique ont une efficacité égale pour la prise en charge de la consommation chronique d’héroïne chez les personnes n’ayant pas bénéficié antérieurement de la méthadone ou de la buprénorphine, ont rapporté des chercheurs dans JAMA Psychiatry.

On a établi l’efficacité de l’héroïne de qualité pharmaceutique (diacétylmorphine) pour le traitement des personnes aux prises avec un problème de consommation d’opioïdes grave, mais elle n’est pas disponible dans la majorité des pays.

Cet essai clinique de phase avancée a porté sur 202 personnes qui utilisaient des opioïdes de la rue depuis longtemps à Vancouver. Les participants ont été recrutés entre décembre 2011 et décembre 2013. Environ 70 % d’entre eux étaient des hommes, et la moyenne d’âge était de 44 ans. Les participants s’injectaient de l’héroïne depuis 15 ans en moyenne et avaient déjà essayé un traitement à la méthadone sans succès.

Les chercheurs ont réparti les participants au hasard pour recevoir soit de la diacétylmorphine soit de l’hydromorphone par injection jusqu’à trois fois par jour pendant six mois dans une clinique dotée d’une équipe de soins interdisciplinaire.

Les chercheurs ont déterminé si les participants consommaient de l’héroïne ou d’autres opiacés acquis dans la rue, ainsi que la proportion de tests d’urine révélant la présence d’héroïne.

Le taux de participation a été élevé, et plus de 80 % des participants étaient encore présents dans les deux groupes après six mois.

Les personnes recevant l’un ou l’autre des traitements ont consommé moins souvent (trois à cinq jours par mois) de l’héroïne ou d’autres opiacés acquis dans la rue, comparativement à leur consommation avant l’étude (usage presque quotidien). La plupart des analyses, y compris les tests d’urine, ont révélé que l’hydromorphone et la diacétylmorphine avaient une efficacité semblable en ce qui concerne la réduction de la consommation de drogues acquises dans la rue.

« Considérés dans l’ensemble, ces résultats laissent croire que l’hydromorphone injectable est aussi efficace que la diacétylmorphine injectable chez les utilisateurs à long terme d’opioïdes de la rue injectables qui ne bénéficient pas actuellement des traitements disponibles », ont conclu les chercheurs.

Branchez-vous au monde scientifique

Évaluation des recommandations des Centers for Disease Control and Prevention concernant le dépistage du virus de l’hépatite C dans un service des urgences urbain, Clinical Infectious Diseases, mai 2016, en anglais