HepCInfo Updates

Actualités infohépatiteC numéro 7.7 

Bienvenue à Actualités infohépatiteC numéro 7.7 de CATIE du 19 mars au 11 avril 2016. Poursuivez votre lecture pour en apprendre davantage sur les nouvelles découvertes scientifiques et celles qui ont été mises à jour dans les domaines de la prévention, des soins, du traitement et du soutien liés à l'hépatite C.

À la une

Le traitement de l’hépatite C est efficace quand il est dispensé par les fournisseurs de soins primaires

Lorsque le traitement de l’hépatite C par antiviraux à action directe (AAD) est dispensé par les fournisseurs de soins primaires, il est sûr et efficace et pourrait augmenter le nombre de personnes traitées pour cette infection, ont rapporté des chercheurs lors de la Conférence sur les rétrovirus et les infections opportunistes (CROI 2016).

Pour l’essai clinique ASCEND, on a inscrit 600 personnes atteintes d’hépatite C qui ont commencé un traitement entre mai et novembre 2015 dans l’un de trois centres de santé communautaires à Washington, D.C.

La majorité des participants étaient des hommes (70 %) et presque tous étaient noirs ou Afro-américains (96 %). La moyenne d’âge du groupe était de 59 ans.

Les participants ont reçu leur traitement d’un hépatologue ou d’un spécialiste des maladies infectieuses (294 participants) ou encore d’un médecin de soins primaires (156 participants) ou d’une infirmière praticienne (150 participants). Tous les participants ont reçu Harvoni, soit la combinaison sofosbuvir + lédipasvir, pendant huit, 12 ou 24 semaines.

Les taux de guérison étaient disponibles pour 304 personnes et se répartissaient comme suit selon le genre de professionnel de la santé dispensant le traitement :

  • 97 % (58 participants sur 60) traités par un médecin de soins primaires
  • 95 % (75 participants sur 79) traités par une infirmière praticienne
  • 92 % (152 participants sur 165) traités par un spécialiste

Aucune différence importante n’a été constatée entre les taux de guérison selon la catégorie de professionnel de la santé. Cependant, le taux d’observance était considérablement plus élevé parmi les personnes traitées par une infirmière praticienne (51 %) ou un médecin de soins primaires (49 %), comparativement aux spécialistes (19 %).

« Le modèle ASCEND pourrait accroître le recours aux fournisseurs de soins communautaires non spécialistes afin d’étendre considérablement la portée du traitement de l’hépatite C et de combler les lacunes existantes dans la cascade des soins de l’hépatite C », ont affirmé les chercheurs. (HIVandhepatitis.com, mars 2016, en anglais)

Le dépistage de l’hépatite C, de l’hépatite B et du VIH dans les services des urgences permet de détecter un nombre important d’infections nouvelles

Une étude pilote d’une semaine menée dans neuf services des urgences au Royaume-Uni a révélé que le dépistage de routine volontaire de l’hépatite C, de l’hépatite B et du VIH permettait de détecter un nombre important d’infections précédemment non diagnostiquées, ont rapporté des chercheurs dans HIV Medicine.

La campagne « Going Viral » a été mise en œuvre pendant une semaine en octobre 2014 dans neuf services des urgences situés dans des régions du Royaume-Uni ayant une forte prévalence du VIH.

Tous les patients qui passaient des tests sanguins dans les urgences en question se voyaient proposer des dépistages volontaires de l’hépatite C, de l’hépatite B et du VIH (également appelés virus transmissibles par le sang) dans le cadre de leurs soins.

Pendant la campagne, 7 087 patients se sont présentés dans les neuf urgences et y ont passé des tests sanguins. En moyenne, 27 % des patients ont accepté de se faire tester pour les virus transmissibles par le sang. On a détecté un total de 71 infections virales transmises par le sang, dont 32 nouveaux diagnostics.

Les chercheurs ont recensé 39 diagnostics d’hépatite C, dont 15 nouveaux, ainsi que 15 diagnostics d’hépatite B, dont 11 nouveaux et 17 diagnostics de VIH, dont six nouveaux. Une personne a reçu un nouveau diagnostic de co-infection VIH/VHC.

« Ces données d’étude pilote se rapportant aux virus transmissibles par le sang doivent être corroborées par des données à plus long terme et une analyse bien plus détaillée de la faisabilité, de la durabilité et de l’acceptabilité au personnel et aux patients dans une étude de plus longue durée », ont conclu les chercheurs. (HIVandhepatitis.com, mars 2016, en anglais)

Le bocéprévir n’est plus disponible au Canada

Le bocéprévir (Victrelis) a été discontinué au Canada le 31 mars 2016.

Le bocéprévir est un antiviral à action directe de première génération qui était utilisé en combinaison avec le peg-interféron et la ribavirine pour traiter l’hépatite C. La disponibilité de nouveaux traitements pour l’hépatite C a donné lieu à une baisse de la demande pour le bocéprévir. Le bocéprévir ne sera plus disponible au Canada.

Travaillez-vous dans le domaine du VIH ou de l’hépatite C?
Nous souhaitons connaître votre opinion.